Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Retrouver la vue grâce à un « œil bionique »

Publié le 20 Avril 2016, 14:03pm

Catégories : #SCIENCE

Retrouver la vue grâce à un « œil bionique »

C'est un nouvel espoir pour les non-voyants : un « œil bionique » qui permet à des personnes atteintes d'une maladie dégénérative de la rétine de recouvrer une partie de leur vision. Quelques Canadiens ont déjà reçu cette prothèse, avec des résultats parfois impressionnants.

Un texte de Gaëlle Lussiaà-BerdouCourriel de l'émission Découverte

Dès que Rozina Issani a été en âge de marcher, ses parents ont constaté qu'elle voyait mal. Atteinte de rétinite pigmentaire, une maladie jusqu'ici incurable qui détruit les cellules de la rétine, Mme Issani a peu à peu perdu la vue et est devenue complètement aveugle dans la trentaine.

Jusqu'à ce qu'elle subisse une opération révolutionnaire, il y a un an, à Toronto. Mme Issani fait partie d'une poignée de Canadiens qui ont reçu la prothèse rétinienne Argus II. Une invention américaine qui lui a rendu une partie de sa vision.

Le reportage de Gaelle Lussiaà-Berdou et Yves Lévesque a été présenté à l'émission Découverte sur ICI Radio-CanadaTélé.

Rozina-Issani-cit

Sur ses lunettes, une caméra miniature filme la scène devant elle. L'image est envoyée à un petit ordinateur qu'elle porte à la ceinture. L'ordinateur traite l'information et la renvoie à une antenne qui est placée sur une branche de la lunette.

L'antenne transmet alors le signal sans fil à la prothèse fixée dans l'oeil de Mme Issani. C'est une petite puce électronique formée de 60 électrodes, attachée à la rétine, qui stimule les cellules encore fonctionnelles pour envoyer autant d'influx nerveux via le nerf optique jusqu'au cortex visuel.

Le saviez-vous?

  • La rétinite pigmentaire frappe plus de 100 000 personnes au Canada. Une personne sur 80 porte le gène de la rétinite récessive, la forme la plus répandue.
  • À ce jour, plus de 180 chirurgies ont été réalisées avec l'oeil Argus II.

 

Rozina-Issani-rue
PHOTO : RADIO-CANADA/DÉCOUVERTE

L'image que perçoivent les patients est pixélisée et plutôt floue, en noir et blanc, formée de flashs de lumière qu'ils doivent apprendre à interpréter pour les reconstituer en images faites de contrastes. On est donc loin d'une vision normale, mais c'est un début, croit le Dr Robert Devenyi, qui a installé la prothèse dans l'œil de Rozina Issani.

Voici une interprétation de ce que voient certains utilisateurs d'Argus II : 

Le Dr Devenyi affirme que tous ses patients ont constaté des améliorations, certains plus que d'autres. Ils peuvent se déplacer et reconnaître des objets comme un siège libre dans le métro, explique-t-il.

citation-Robert-Denenyi

Cependant, comme toute innovation, Argus II comporte des risques. Plusieurs patients ont subi de graves complications à la suite de l'opération. Dans quelque cas, les chirurgiens ont même dû retirer la prothèse. C'est ce qui est arrivé à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, où une première patiente équipée avec l'appareil l'automne dernier a dû être réopérée pour l'enlever à cause de douleurs persistantes.

Ces complications mais aussi les coûts élevés  - 150 000$ par patient - limitent pour l'instant l'utilisation d'Argus II.

À lire aussi : 

Commenter cet article

Archives