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Conseils, science, sante et bien-être


Que faut-il savoir sur les aliments fonctionnels ?

Publié le 19 Avril 2016, 12:42pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

Que faut-il savoir sur les aliments fonctionnels ?

 Le concept d'aliments fonctionnels regroupe les aliments qui, au-delà de leurs nutriments, contiennent des ingrédients potentiellement bénéfiques pour la santé.

Le terme correspond à des aliments « de base », des aliments enrichis et des compléments alimentaires. Dans tous les cas, le produit renferme un ingrédient renforçant l'état de santé et/ou contre-balançant un risque de maladie. Que faut-il savoir ?

Les composants améliorant la santé peuvent être présents naturellement dans le produit ou être ajoutés au cours de la production. En cas d'ajout, il s'agit soit d'augmenter la concentration ou la quantité d'un composant déjà présent au départ, soit d'en intégrer un nouveau.

La gamme est extrêmement variée, des produits enrichis en phytostérols et en phytostanols pour diminuer le taux de cholestérol, aux produits avec un apport en probiotiques et en prébiotiques pour améliorer la fonction intestinale. On parlera aussi de la baisse de la pression artérielle, du ralentissement de la décalcification osseuse, du renforcement du système immunitaire (action anti-inflammatoire), du contrôle du poids, des performances sportives (amélioration de la récupération)...

Le marché des aliments fonctionnels est en pleine expansion un peu partout dans le monde. L’Amérique du Nord connaît la croissance la plus rapide, sachant qu'en Europe, c’est le marché des produits laitiers enrichis en probiotiques qui rencontre le plus grand succès.

 

Quel intérêt ?

Pour une personne en bonne santé et dont l'alimentation est saine, variée et équilibrée, les produits enrichis présentent relativement peu d'avantages déterminants (ce qui ne signifie pas qu'ils soient inutiles). Leurs bienfaits se manifestent surtout en cas de problème de santé, ou de déséquilibre alimentaire, et pour autant que ces produits aient démontré formellement (scientifiquement) leur intérêt. 

Sur ce dernier point, il faut se méfier des allégations avancées par certains fabricants. La législation européenne et les réglementations nationales ne sont pas encore suffisamment avancées sur ce plan. Dans certains pays, comme aux Pays-Bas, les fabricants peuvent prendre l'initiative de faire contrôler leurs produits, afin de recevoir un label les autorisant à les qualifier d'aliments fonctionnels, et de mentionner les bénéfices pour la santé. Quelques produits ont passé ces tests (margarine avec des phytostanols et des phytostérols, pain aux prébiotiques, yaourt aux probiotiques...).

 

Les aliments fonctionnels naturels

Les aliments mentionnés entre parenthèses sont donnés à titre d'exemple et ne sont pas les seuls à contenir les substances.

Les caroténoïdes

• Alpha-carotène (carottes) : neutralise les radicaux libres qui endommagent les cellules.
• Bêta-carotène (fruits, légumes) : neutralise les radicaux libres.
• Lutéine (légumes verts) : contribue au maintien de la bonne santé des yeux.
• Lycopène (tomates) : diminue le risque de cancer de la prostate.
• Zéaxanthine (œufs, agrumes, maïs) : contribue au maintien de la bonne santé des yeux.

L'hydrolysat de collagène

L’hydrolysat de collagène (gélatine) améliore certains symptômes du rhumatisme.

Les fibres alimentaires

• Fibres insolubles (son de blé) : réduisent le risque de cancer du sein et du côlon.
• Bêta-glucane (avoine) : diminue le risque de maladie cardiovasculaire.
• Fibres solubles (graine de psyllium) : diminuent le risque de maladie cardiovasculaire.
• Grains complets (céréales) : diminuent le risque de maladie cardiovasculaire.

Les acides gras

• Acides gras oméga-3 DHA/EPA (poissons gras, huiles de poisson) : réduisent le risque de maladie cardiovasculaire et améliorent les capacités mentales et visuelles.
• Acide linolénique conjugué - ALC (fromage, viande) : améliore la composition des graisses de l’organisme, réduit le risque de contracter certains cancers.

Les flavonoïdes

• Anthocyanidines (fruits) : diminuent le risque de contracter certains types de cancer.
• Catéchines (thé) : diminuent le risque de contracter certains types de cancer.
• Flavonones (agrumes) : diminuent le risque de contracter certains types de cancer.
• Flavones (fruits, légumes) : diminuent le risque de contracter certains types de cancer.
• Glucosinolates, indole, isothiocyanates : diminuent le risque de contracter certains types de cancer.
• Sulforaphanes (choux) : diminuent le risque de contracter certains types de cancer.

Les phénols

L'acide caféique et l'acide férulique (fruits, légumes, agrumes) : diminuent le risque de maladie dégénérative, cardiaque et oculaire.

Les stérols végétaux

Les esters de stérols ou de stanols (maïs, soja, blé) diminuent le taux de cholestérol.

Les prébiotiques et les probiotiques

• Fructo-oligosaccharides ou FOS (topinambour, échalote, oignon en poudre) : améliorent le fonctionnement gastro-intestinal.
• Lactobacillus (yaourt, produits laitiers) : améliorent le fonctionnement gastro-intestinal et réduisent la diarrhée provoquée par les bactéries.

Les saponines 

• Haricots de soja, aliments au soja, aliments contenant des protéines de soja : améliorent le taux de cholestérol, renferment des enzymes anti-cancer.
• Protéines de soja : 25 g / jour avec réduction du risque de maladie cardiaque.

Les phytoestrogènes

• Isoflavones daidzéine et génistéine (haricots de soja et aliments au soja) : diminuent les symptômes de la ménopause.
• Lignine (lin, seigle, légumes) : protège contre la maladie cardiaque et certains types de cancer, diminue le LDL (mauvais) cholestérol, le cholestérol total et les triglycérides.

Les sulfides / thiols

• Disulfure de diallyle (oignon, ail, olive, poireau) : diminue le LDL-cholestérol, contribue au maintien d’un bon système immunitaire.
• Allyl methyl trisulfide (choux) : diminue le LDL-cholestérol, contribue au maintien d’un bon système immunitaire.

Certains de ces composants n’ont pas été testés dans des études de grande ampleur. Les affirmations sont alors basées sur des évaluations préliminaires ou sur des expériences réalisées en laboratoire et ne peuvent donc prétendre s'appliquer à toutes les catégories de population.

Quelques mots clés

 

• Nutraceutique. Produit fabriqué à partir de substances alimentaires, mais rendu disponible sous forme de comprimé, de poudre, de potion ou d'autres formes médicinales habituellement non associées à des aliments, et qui s'est avéré avoir un effet physiologique bénéfique ou protecteur contre les maladies chroniques. 

• « Colonic food ». Un aliment qui atteint l’intestin sans avoir été digéré, souvent sous la forme de glucides, et qui constitue une source de nourriture pour le microbiote intestinale (la flore bactérienne).

• Prébiotiques. Agissent sélectivement sur des souches bactériennes bénéfiques dans le côlon et en stimulent la croissance.

• Probiotiques. Micro-organismes vivants (bactéries ou levures) avec un effet bénéfique sur la santé en améliorant l’équilibre de la flore intestinale.

• « Medical food ». Une classification particulière d’aliments dans la législation américaine. Le produit est consommé en cas de maladie spécifique et sous contrôle médical. Il doit présenter des caractéristiques nutritionnelles bien définies, répondre à des principes scientifiques reconnus et avoir subi une évaluation médicale. Les « medical foods » ne sont d’ailleurs pas vendus au tout-venant.                                                                                                                     source

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