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Quand le Panama se défendait d'être un paradis fiscal...

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Avril 2016, 03:13am

Catégories : #ECONOMIE, #MONDE

Quand le Panama se défendait d'être un paradis fiscal...

L'onde de choc des "Panama Papers" n'a pas fini d'ébranler le monde politique, sportif et économique. Mais un pays est naturellement pointé du doigt par ces révélations: le Panama, accusé d'être une plaque tournante pour l'évasion fiscale dans le monde. Face au scandale, le gouvernement du Panama a décidé de faire profil bas, expliquant de façon laconique qu'il "coopérera vigoureusement" avec la justice en cas d'ouverture d'une procédure judiciaire. Une attitude qui tranche avec celle qu'avait adoptée le président panaméen Juan Carlos Varela l'été dernier. 

Le chef d'Etat de ce petit pays de 3,9 millions d'habitant affirmait alors que des mesures de rétorsion seraient appliquées à tout pays incluant le Panama dans une liste de paradis fiscaux, comme venait de le faire la Commission européenne. Celle-ci avait présenté le 17 juin 2015 un plan de lutte contre l'évasion fiscale des entreprises multinationales et publié une liste de 30 paradis fiscaux figurant déjà dans les listes noires établies par les Etats membres, dans laquelle elle avait intégré le Panama.

"Nous n'allons pas permettre que l'on porte préjudice à l'image du Panama et si un pays nous garde dans ce genre de liste, l'an prochain à cette date nous appliquerons une loi de rétorsion", avait réagi à l'époqueJuan Carlos Varela devant le Parlement. Cette loi devait rendre plus difficile pour un Etat ou une entreprise dont le siège se trouve dans un Etat indélicat d'investir ou de participer à des appels d'offres publics au Panama.

"Une guerre avec les pays qui taxent le plus"

Juan Carlos Varela assurait alors que son gouvernement "respecte le droit international" et qu'il est "engagé pour la transparence et l'intégrité de notre système financier". Il affirmait également que le pays d'Amérique centrale avait lancé "d'importantes réformes institutionnelles et légales pour combattre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme".

Des déclarations qui raisonnent aujourd'hui étrangement, alors qu'une enquête planétaire sur 11,5 millions de documents a pour l'instant révélé des avoirs cachés dans les paradis fiscaux de 140 responsablespolitiques ou personnalités de premier plan, notamment dans l'entourage de Vladimir Poutine mais aussi dans le monde du sport.

Seul le patron du cabinet d'avocats Mossack Fonseca est pour l'instant sorti du bois, après la divulgation de documents regroupés sous la dénomination "Panama papers" et provenant de ce cabinet d'avocats panaméen, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore. "C'est une attaque contre Panama car plusieurs pays n'apprécient pas que nous soyons très compétitifs pour attirer les entreprises", a ainsi assuré Ramon Fonseca Mora, 64 ans. "Il y a deux manières de voir le monde: la première est d'être compétitif et la seconde de créer des impôts", a-t-il ajouté. "Il y a une guerre entre les pays ouverts, comme le Panama, et les pays qui taxent de plus en plus leurs entreprises et leurs citoyens", a-t-il également estimé.

(Avec AFP)

 

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