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Pourquoi les «adblockers» ne sont pas une option éthiquement correcte

Publié par MaRichesse.Com sur 10 Avril 2016, 05:58am

Catégories : #INTERNET, #ECONOMIE

Pourquoi les «adblockers» ne sont pas une option éthiquement correcte

Analysant l’écosystème de l’information sur le Web, Emily Turrettini explique ici pourquoi les adblockers sont une fausse bonne idée

En Amérique les publicités à la télévision peuvent durer plus longtemps que l’émission qu’on a choisi de regarder. Les interruptions incessantes toutes les 8 minutes peuvent diffuser jusqu’à 12 spots d’affilée. De plus, leur volume amplifié de l’ordre de 25% à 40% par rapport au programme n’a été interdit par la FCC qu’en 2012, une source de nuisance que les téléspectateurs ont endurée pendant des décennies. Nul ne réfute que la pub a gâché le plaisir de regarder la télévision sur les chaînes non payantes, et on leur doit l’apparition sur le marché de systèmes comme Tivo, permettant de les contourner.

Mais l’exemple de la télévision n’a pas l’air d’avoir servi de leçon aux agences publicitaires du Web. En continuant de proposer des fenêtres surgissantes, des formats intrusifs qui recouvrent entièrement une page ou une partie du contenu, des vidéos qui défilent sans avoir été sollicitées, elles sont responsables de la prolifération des adblockers, ces logiciels et applications qui empêchent les annonces de s’afficher.

Le Wall Street Journal dénonce les régies qui continuent à produire des bannières surdimensionnées dont les fichiers alourdis de codes pour traquer les consommateurs contribuent à péjorer la lecture d’une page et ralentissent son téléchargement. Des annonces qu’elles délivrent souvent à la dernière heure ne laissant pas le temps aux éditeurs de les refouler et de se retourner. De plus, leurs réseaux de diffusion se sont montrés vulnérables aux logiciels malveillants mettant en danger les données des lecteurs.

Mais soyons clairs, la survie de nombreux journaux dépend de la publicité. Les consulter armé d’un bloqueur d’annonces dans son navigateur, les met économiquement en péril. Et de leur existence dépend notre accès à la pluralité de l’information et des opinions.

En avril, la presse française s’est mobilisée en lançant une campagne de sensibilisation afin d’attirer l’attention sur le caractère indispensable des pubs pour permettre la consultation de leurs contenus.

Les différents titres ont choisi des formules différentes pour s’adresser à leur lectorat.

L’ÉquipeLe Figaro et Le Parisien, (comme Wired aux USA et Bilden Allemagne) ont utilisé la manière forte en bloquant carrément l’accès à leurs sites à ceux qui les consultaient en filtrant les annonces, leur priant de désactiver leur logiciel.

Voici a proposé à ses lecteurs de remplacer leur adblocker par un autre logiciel ne laissant passer qu’une seule pub par page.

Le Monde a affiché un message pédagogique: «Pour permettre à nos 400 journalistes de vous apporter chaque jour une information de qualité, fiable, variée, […].

C’est pour des raisons historiques que nous pensons encore que la gratuité de l’information sur Internet est un dû. Mais en bloquant les sources de revenus des médias qui rendent cela possible, nous accélérons leur transformation en modèle payant, par nécessité. Télécharger un adblocker n’est pas une option éthiquement correcte. C’est aux agences de réagir en proposant des nouveaux formats tolérables. Et vite. 

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