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Pour la classe politique, Macron doit «faire ses preuves»

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Avril 2016, 10:55am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Pour la classe politique, Macron doit «faire ses preuves»

Il ne laisse décidément personne indifférent. Le jeune et iconoclaste ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a provoqué un véritable séisme politique en annonçant lacréation de son mouvement, «En marche!», mercredi soir à Amiens. Se voulant «ni de gauche, ni de droite» et prônant «l'ambition et l'apaisement», cette structure s'adresse aussi bien aux adhérents du PS qu'à ceux de LR, a précisé le locataire de Bercy. Une annonce longuement préparée en coulisses, saluée par le Medef, et qui n'a pas manqué de faire réagir la classe politique.

 

À commencer le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avec qui les relations n'ont jamais été au beau fixe. «S'il contribue à élargir la majorité son apport est positif. S'il provoque crispation et réduction son action l'est moins. Il a le choix des armes. S'il veut changer le centre de gravité de la gauche, il fait fausse route. Actuellement c'est plutôt Eric Cantona (un joueur aussi talentueux qu'incontrôlable et écarté de l'Équipe de France, ndlr) que Didier Deschamps (ancien champion du monde 1998 devenu entraîneur des Bleus, ndlr)», a lâché le patron de Solférino dansLes Échos.

 

L'UDI compare le mouvement à une «cocotte-minute»

Du côté des Républicains, où l'on lorgne parfois sur l'ancien banquier d'affaires, l'accueil a été nettement moins hostile. «C'est un pèlerin de plus sur le chemin de la République», s'est réjoui l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin sur France 2. Assurant ne voir «aucune incompatibilité entre Emmanuel Macron et Alain Juppé», le sénateur de la Vienne a regretté que le ministre soit pour l'heure «un peu virtuel». «Il n'en est qu'à ses débuts, il ne faut pas tout lui donner tout de suite, il faut qu'il fasse ses preuves», a-t-il exhorté.

Président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde a tenu à tempérer: «La recomposition politique, elle serait nécessaire. Mais on ne peut pas être Janus a deux visages: le matin et l'après-midi ministre de l'Économie, le soir animateur d'un mouvement politique. Je pense qu'(il) n'a rien à faire dans ce gouvernement», a estimé le député-maire centriste de Drancy (Seine-Saint-Denis) sur iTélé. «Grosso modo, c'est un peu comme la cocotte-minute: il faut de temps en temps qu'il y ait une soupape de sûreté, et son mouvement c'est la soupape de sûreté pour pouvoir se “soulager” de ne pas pouvoir faire ce qu'il pense et ce qu'il dit».

 

Le FN fait mine de se frotter les mains

Le co-fondateur du Front de gauche et candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a quant à lui fustigé la démarche du locataire de Bercy. «Déjà, ça me fait rigoler, parce que ce sont les gens qui ont mis en panne le système et le pays qui créent un truc qui s'appelle “En marche”», a-t-il d'abord raillé. Croyant déceler une «ambiance de révolution de palais» visant à «préparer la campagne de François Hollande», l'eurodéputé a assuré que «tout cela (n'impressionnait) plus personne».

Même animosité au Front national, où l'on a fait mine de se frotter les mains face à cet appel transpartisan. «Macron fait encore mieux que Valls en créant «En marche», le premier parti certifié UMPS, «double appartenance PS et UMP autorisée» précise-t-il», a tancé le vice-président du parti, Florian Philippot, sur Twitter. Un commentaire repris ensuite par le maire apparenté FN de Béziers (Hérault), Robert Ménard, selon qui «le pas est franchi: Macron officialise l'UMPS».

 

Le gouvernement se divise sur le cas Macron

 

Une fois de plus, la cohésion n'est pas au rendez-vous. Au sein du gouvernement, l'annonce de la création du mouvement «En marche!» par Emmanuel Macron a fait apparaître deux lignes bien distinctes. Si l'Élysée comme Matignon jurent n'y voir aucun problème et accueillir plutôt favorablement la nouvelle, cela ne semble pas être le cas au sein des ministères. Ainsi la secrétaire d'État chargée des Personnes âgées, Pascal Boistard, a publiquement étalé sa défiance envers la démarche. «Écoutez “Je marche seul” de Jean-Jacques Goldman sur @AppleMusic. #Amiens», a-t-elle enjoint ses followers sur Twitter, dans une allusion à peine voilée au nom choisi par le ministre de l'Économie pour son mouvement. A contrario, la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a confié voir l'initiative d'un bon œil. «Il dit “élan”, il dit “dynamique”, il dit “enthousiasme” et “arrêtons les discours déclinistes”, j'avoue que j'adhère assez. (...) Il y a quelque chose d'utile et de vertueux dans cette démarche», a-t-elle glissé sur Europe 1

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