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Médicaments détournés par les ados: les autorités s'inquiètent

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Avril 2016, 04:44am

Catégories : #ADO, #SANTE-BIEN-ETRE, #MEDICAMENT

Médicaments détournés par les ados: les autorités s'inquiètent

L'Agence de sécurité du médicament tire la sonnette d'alarme sur l'usage que certains adolescents feraient de substances qu'ils trouvent chez eux. Sont notamment cités les sirops contre la toux, les antidouleurs et les antihistaminiques.

 

Ils les ont bien souvent à portée de main. Les autorités de santé s'inquiètent de plus en plus de l'usage détourné que les adolescents font des médicaments qu'ils trouvent chez eux: sirops contre la toux, analgésiques et comprimés contre les allergies en tête. L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) indique que ce détournement de médicaments s'expliquerait surtout par la familiarité que les jeunes ont avec ces substances qu'ils ont souvent déjà consommées et, de fait, par la facilité d'obtention de ces molécules, auxquelles ils ont souvent accès au sein de leur propre foyer.

 

Délires et hallucinations

Les effets de la prise à forte dose de médicaments contre le mal des transports seraient bien connus de certains adolescents. Et plébiscités. Dans un communiqué publié la semaine dernière, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a dénoncé les risques d'abus de trois médicaments: le Mercalm et le Nausicalm (qui contiennent la molécule diménhydrinate) et le Nautamine (comportant de la diphénhydramine). Elle a demandé aux pharmacies de les retirer de leurs rayons en libre-service, alors qu'ils ne sont pas soumis à une prescription médicale obligatoire.

Selon une enquête des Centres d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance, les adolescents et jeunes adultes auraient tendance à abuser de ces médicaments, qu'ils détournent à des fins récréatives, notamment pour les effets de délires et d'hallucinations qu'ils procurent.

Un usage à haute dose de ces molécules agirait "sur des zones du cerveau qui régulent la vigilance et l'expression des émotions", décrypte le professeur François Chast, chef du service de pharmacie des hôpitaux Cochin, Broca et Hôtel-Dieu, dans les pages du Figaro. Ces médicaments, qui sont en fait des antihistaminiques de première génération, utilisés en premier lieu contre les allergies, peuvent aussi engendrer des effets de somnolence.

 

Vomissements et convulsions

Consommés régulièrement et à forte dose, une dépendance peut se créer, dénonce l'ANSM. Elle évoque notamment des cas de "syndromes de sevrage" et de "troubles neurologiques (troubles de la mémoire, hallucinations, agitation, tremblements) et cardiaques (tachycardie, douleur thoracique)". Elle précise que ces syndromes ont "parfois entraîné une hospitalisation". L'Agence a également demandé aux pharmaciens d'user d'une vigilance particulière et de ne pas délivrer ces médicaments à des adolescents dont la demande paraîtrait suspecte.

Ce n'est pas la première fois que les autorités de santé s'inquiètent d'un usage détourné que les adolescents font de médicaments antihistaminiques. En mai dernier, l'Ordre des pharmaciens dénonçait la consommation d'une boisson, le "purple drank", obtenue par le mélange de sirop contre la toux et de comprimés contre les allergies avec des boissons pétillantes ou de l'alcool. Un cocktail détonant, qui mêle un analgésique (médicament contre la douleur), la codéine, et la molécule de prométhazine (un antihistaminique inhibiteur) et provoque, selon les pharmaciens, des vomissements et des crises convulsives... Là encore, plusieurs personnes ont dû être hospitalisées après avoir ingéré ce mélange.

Selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, d'autres adolescents ou étudiants consommeraient aussi, à forte dose des médicaments tranquillisants, sédatifs, antidouleurs ou au contraire stimulants, utilisés avec ou sans prescription médicale. Si certains détournent l'usage de ces comprimés en les consommant à forte dose, par voie orale, une majorité d'entre eux les ingèrent en les "sniffant". L'étude précise que les jeunes dont les proches ont eux-même une "attitude tolérante à l'égard de psychotropes", sont davantage susceptibles d'avoir un usage détourné de ces médicaments. 

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