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Liège aura bientôt un nouveau quartier à Bavière

Publié le 27 Avril 2016, 12:32pm

Catégories : #ECONOMIE

Liège aura bientôt un nouveau quartier à Bavière

Bavière Développement lance une étude d’incidences sur le plan de masse qu’il propose pour le quartier de Bavière, un chancre de 3,9 ha déserté depuis 30 ans. Le promoteur propose d’aménager un pôle culturel, une polyclinique, 250 appartements, 450 kots, une crèche ou encore un commissariat d’ici à 2020.

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Le chancre urbain de 3,9 hectares et le plan de masse soumis depuis quelques jours à étude d’incidences. Selon Yves Bacquelaine, administrateur délégué d’UrbaLiège, «
le plus grand projet privé à Liège depuis 1900
».
    Le chancre urbain de 3,9 hectares et le plan de masse soumis depuis quelques jours à étude d’incidences. Selon Yves Bacquelaine, administrateur délégué d’UrbaLiège, « le plus grand projet privé à Liège depuis 1900 ».

Il n’y a pas eu de projets privés de telle ampleur à Liège depuis 1900 ! »,s’enorgueillit Yves Bacquelaine, administrateur délégué d’UrbaLiège. De fait, le plan sur la table est ambitieux : urbaniser Bavière, un chancre urbain de 3,9 hectares situé dans le quartier d’Outremeuse, déserté dans les années 80 suite à la démolition de l’ancien hôpital liégeois.

Durant 30 ans, de nombreux projets se sont succédé. Aucun n’a abouti. Le dernier en date était pourtant bien parti : la société Himmos, filiale du néerlandais Heymans, comptait y bâtir 600 logements. Elle avait même commencé le terrassement du site. C’était compter sans la crise… Retour à la case départ.

Cette fois, c’est le consortium UrbaLiège, BPI et Thomas & Piron Bâtiment qui tente sa chance, après deux ans de travail. Rien de concret à présenter à l’heure actuelle, l’architecture reste à dessiner. Mais les promoteurs, regroupés sous la bannière « Bavière Développement », ont planché sur un plan de masse, soumis depuis quelques jours à étude d’incidences. Plan de masse visant à aménager un pôle culturel et créatif, 250 logements, une polyclinique, la faculté de dentisterie, une crèche, un commissariat, un centre sportif, 450 kots, une haute école, deux résidences-services, un millier d’emplacements de parking en sous-sol et 1,3 ha d’espaces verts sous différentes formes.

Si rien n’est encore défini au niveau de l’architecture, Bavière Développement a l’intention d’aller vite : l’objectif est d’introduire les demandes de permis d’urbanisme dès la fin de cette étude d’incidences, qui devrait durer 7 mois, et de commencer les travaux en septembre 2017. Durée du chantier : deux ans et demi.

« Ce serait une belle performance !, s’exclame Yves Bacquelaine, qui estime le budget du projet à 150 millions d’euros. Mais tout ne sortira pas de terre en même temps. Nous allons réfléchir à une programmation. En toute logique, on ne commencera sans doute pas par le logement. »

Concrètement, il s’agit d’aménager un quartier piétonnier, en relation avec les voiries qui le bordent et articulé autour d’un élément central : le pôle culturel, qui accueillera notamment une bibliothèque, un espace de création et une pépinière d’entreprises.

Des bâtiments subsistant sur le site, l’ancienne entrée de l’hôpital de Bavière, partiellement classée, sera rénovée pour accueillir la polyclinique du CHU. Un clin d’œil à son activité d’origine. La chapelle Saint-Augustin sera également remise en état et conservera son activité de culte. Quant à l’ancienne dentisterie, chère aux Liégeois pour ses qualités architecturales typiques des années 30, elle est condamnée : « Il n’y a pas de reconversion possible, car pas de viabilité économique », précise Guy Standaert, pour Assar Architects, retenu avec Audex & Partners comme auteurs de projet.

Au rayon des nouvelles constructions, les bâtiments devraient comporter au minimum 5 étages. Le plus élevé, une tour, pourrait monter jusqu’à 88 mètres de haut.

En tout, ce nouveau quartier pourrait accueillir 800 habitants et créer 350 emplois.

A noter que l’urbanisation du site est conditionnée par un élément important : sa dépollution, qui influe sur les coûts et la rentabilité du projet. Le terrain avait été autrefois nivelé par des remblais des hauts-fourneaux qu’il convient de traiter pour répondre aux normes environnementales actuelles. Une solution est envisagée pour traiter les terres à moindre coût : modifier le relief du terrain, ce qui permettrait aussi d’aménager une partie du parking souterrain sans trop excaver.

Reste à savoir que ce projet « privé » est largement tourné vers le public : Ville et Province seront les principaux clients de l’association de promoteurs.                                                            source

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