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Les femmes en pincent de plus en plus pour les guidons

Publié par MaRichesse.Com sur 10 Avril 2016, 05:55am

Catégories : #FAITSDIVERS

Les femmes en pincent de plus en plus pour les guidons

Une course de moto entièrement féminine, du jamais vu en France. Cette épreuve, la Women’s cup, alignera 85 sportives sur la ligne de départ les 7, 8 et 9 avril prochains au Mans. Mais les femmes ne sont pas séduites par le guidon que sur le circuit. Sur route comme en ville, elles sont de plus en plus nombreuses à circuler en deux-roues et à faire évoluer le bolide, longtemps resté l’apanage des hommes.

 

 

«On a toujours intégré les femmes dans les tests d’équipement dans Moto magazine.Mais il y a aujourd’hui une telle communauté et une pratique parfois différente qu’on ne pouvait pas satisfaire cette demande.» Yannick Picard, directeur de la rédaction des éditions de la Fédération française des motards en colère (FFMC), qui édite notamment Moto magazine, a décidé de lancer Femme et motarde, «le premier magazine féminin dédié à la pratique de la moto et du scooter,» comme indique sa baseline.  

 

Plus d’accessoires dédiés

«Elles ont une approche passionnelle, mais aussi très pratique de la moto», remarque le directeur de la rédaction. Dans le magazine, la question  du style est beaucoup mise en avant. Pourtant, pour les femmes, ce n’est «jamais le look sans la sécurité», nuance Hélène Jaouen, motarde passionnée qui a ouvert LN LM, une boutique d’accessoires moto destinés aux femmes en région parisienne.  Elle observe que «l’offre a augmenté progressivement. Il y a 15 ans, j’aurais peut-être pu ouvrir la boutique mais je n’aurais pas pu la remplir d’équipements féminins comme je l’ai fait en 2007 à l’ouverture de mon magasin».

 

Si les équipementiers se mettent au pas, c’est que les chiffres parlent d’eux-mêmes. «Nous observons un nombre croissant de femmes qui viennent passer leur permis moto. Elles représentent près de 30% des candidats», rapporte Alexis Le Galleu, responsable formation au Centre d’éducation routière (CER)-réseau et coordinateur du service deux roues. «Ce sont des femmes qui ont entre 30 et 50 ans, soit des passagères qui veulent passer au guidon, soit des conductrices simplement attirées par les deux roues», décrit-il.

 

De la route au circuit

En terme de pratique, Alexis Le Galleu estime que les motardes sont «moins tournées vers la vitesse et les accélérations, et elles perçoivent la moto comme un loisir. En formation, leur préoccupation est plutôt de bien maîtriser la machine». Ce souci de bien manipuler le véhicule en pousse de plus en plus à passer de la route au circuit. Une évolution renforcée par les constructeurs qui, d’après les dires d’Alexis Le Galleu, produisent «des machines plus légères qu’avant et plus attirantes pour les femmes».

 

 

Barbara Collet les trouve aussi «plus basses, moins lourdes», un facteur décisif pour intéresser au véhicule et à la compétition: «Naturellement elles vont être amenées à rouler sur circuit et à se mesurer à des hommes.» Elle-même est pionnière en la matière, puisqu’elle s’est lancée dans la compétition en moto en 2001 alors qu’elle avait à peine 20 ans. «Au début on était cinq femmes en France à rouler dans des courses en championnat mixte. Maintenant nous sommes beaucoup plus nombreuses. 85 femmes pour la women’s cup c’est exceptionnel!», s’exclame la pilote.

Membre du comité de la Fédération française de motocyclisme (FFM) dédiée aux pratiquantes, Motocyclisme au féminin, Barbara Collet a commencé la moto alors que ce monde était alors exclusivement masculin. Cela ne l’a pas empêchée de rester philosophe. «Comme dans beaucoup de sport, des gens auront une perception différente. Certains nous soutiennent, d’autres ont du mal à accepter qu’une femme aille plus vite qu’eux. Il faut accepter cette différence et essayer d’avoir confiance en soi», relativise-t-elle. Après tout, cela ne l’empêche pas aujourd’hui d’avaler le bitume comme n’importe quel autre champion. 

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