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Le FMI estime être encore loin d’un plan acceptable dans la crise grecque

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Avril 2016, 04:35am

Catégories : #EUROPE, #ECONOMIE

Le FMI estime être encore loin d’un plan acceptable dans la crise grecque

Les discussions sur la dette grecque sont encore loin d’avoir abouti à une proposition acceptable du Fonds monétaire international (FMI), a estimé dimanche 3 avril Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds.

 

 

« Ma vision des négociations en cours, c’est que nous sommes encore à une bonne distance d’un programme cohérent que je puisse présenter à notre conseil d’administration », écrit-elle dans une lettre à Alexis Tsipras, le premier ministre de la Grèce, rendue publique sur le site Internet du FMI.

Elle y répond à une demande d’explications d’Athènes à la suite de la publication par WikiLeaks d’un document sur les négociations en cours entre le gouvernement grec et ses créanciers, où des représentants de l’institution évoquent un éventuel défaut du pays.

Dans sa missive, Mme Lagarde rappelle avoir déjà fait savoir, à plusieurs reprises, que le FMI ne pouvait soutenir « qu’un programme qui soit crédible et basé sur des hypothèses réalistes », faute de quoi « il échouerait à rétablir la confiance » et forcerait la Grèce à adopter encore plus de mesures d’ajustement.

« Bien sûr, toute spéculation sur le fait que les équipes du FMI envisageraient d’utiliser un événement de crédit comme tactique de négociation est simplement absurde, poursuit Mme Lagarde. Le FMI conduit ses négociations de bonne foi, pas par des menaces, et nous ne communiquons pas par l’intermédiaire de fuites. »

 

Plaintes sur la lenteur des pourparlers

WikiLeaks a publié ce que l’organisation présente comme la transcription d’une conférence téléphonique tenue le 19 mars entre notamment Poul Thomsen, chef du département Europe du Fonds, et Delia Velculescu, cheffe de mission du FMI pour la Grèce. Ils discutent de la stratégie à adopter dans les discussions, qui achoppent notamment sur la réforme des retraites et la réforme fiscale.

Se plaignant de la lenteur des pourparlers et des différences entre les prévisions économiques pour la Grèce des Européens et celles du FMI, M. Thomsen interroge : « Qu’est-ce qui va amener au point de décision ? Dans le passé, il n’y a eu qu’une fois où la décision a été prise, et c’est quand [Les Grecs] allaient sérieusement manquer d’argent et être en défaut. »

« Et il est possible que cela se passe à nouveau. Et dans ce cas, ça traîne jusqu’en juillet, et clairement les Européens ne vont pas discuter pendant le mois avant le “Brexit” », ajoute-t-il, en référence au référendum britannique, prévu pour le 23 juin, sur une possible sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

 

 

« Respecte le caractère privé des discussions internes »

« Je conviens avec vous que des négociations fructueuses se construisent sur la confiance mutuelle, et l’incident de ce week-end m’a rendu inquiète sur notre capacité à effectivement faire des progrès dans un climat d’extrême sensibilité aux déclarations de l’une ou l’autre des parties », écrit encore Mme Lagarde à M. Tsipras.

Lire aussi :   Pourquoi la dette grecque n’est pas soutenable

Elle dit néanmoins avoir décidé d’autoriser les experts du FMI à retourner à Athènes pour poursuivre les discussions, et précise que l’équipe « comprend du personnel expérimenté, qui a [s]a confiance totale et [s]on soutien personnel ».

« Pour qu’ils puissent faire leur travail, comme vous nous y avez invités, il est essentiel que vos autorités assurent unenvironnement qui respecte le caractère privé de leurs discussions internes et prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité personnelle. »

Les discussions entre la Grèce et le quartet représentant ses créanciers − Commission européenne, FMI, Banque centrale européenne et Mécanisme européen de stabilité − doivent reprendre lundi, après deux semaines de pause. Le gouvernement grec, de gauche, accuse régulièrement le FMI de se livrer à une surenchère d’austérité contre-productive, alors même que le pays doit faire face en première ligne à la crise migratoire. 

 Source

 

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