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François, Justin... et Sam

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Avril 2016, 06:29am

Catégories : #CANADA, #POLICE, #PEOPLE

François, Justin... et Sam

Quand les médias s’emparent d’une histoire, les autres histoires n’existent plus. Nous allons tous dans la même direction, comme un banc de sardines.

Que Sam Hamad ait continué à fréquenter un personnage aussi compromis que Marc-Yvan Côté après la commission Gomery était une insouciance flambée à l’irresponsabilité et nappée d’imbécillité.

Son escapade tropicale fut ensuite l’insulte qui s’ajoute à l’injure. Il est parti «brûlé», il revient cuit.

 

Dans la langue de chez nous, le mot «innocent» a deux sens. Si M. Hamad est éventuellement blanchi dans le premier sens, il est déjà condamné en vertu du second.

 

Plan

Ce vaudeville a toutefois laissé dans l’ombre un fait massif.

François Legault vient de préciser son projet politique, qu’il définit comme un nationalisme «à l’intérieur du Canada». Toute alliance avec le PQ est également exclue.

Un gouvernement caquiste demanderait à Ottawa que le Québec puisse sélectionner la totalité des immigrants et que les sociétés à charte fédérale soient assujetties à la loi 101.

Pour y parvenir, point besoin de grands-messes constitutionnelles condamnées d’avance, dit M. Legault. Cela pourrait se régler par des ententes administratives négociées directement entre Ottawa et Québec.

Il y a trois précédents, dit-il: l’entente sur les commissions scolaires linguistiques (1997), celle sur le rapatriement des politiques de main-d’œuvre (1997) et celle élargissant les pouvoirs du Québec dans la sélection des immigrants (1991).

Même Sam Hamad verrait ce qui cloche dans ce raisonnement.

Deux des trois ententes furent obtenues par un gouvernement du PQ. Pourquoi?

Tout simplement parce que son option constitutionnelle, même dans des moments de faiblesse, lui donnait un rapport de force.

L’autre entente, celle de 1991, fut un prix de consolation donné au Québec après l’échec de l’Accord du lac Meech que le Canada anglais venait de rejeter. On voulait endiguer la marée nationaliste qui montait au Québec.

 

Échec

Où je veux en venir? J’en viens au fait que la politique, c’est strictement un rapport de force.

On ne vous donne rien pour vos beaux yeux. On vous donne ce qu’on ne peut pas vous refuser parce que le prix à payer pour un refus est trop élevé.

Quel serait le rapport de force de M. Legault pour obtenir quoi que ce soit?

Jean Chrétien disait jadis que le «magasin général» du Canada était désormais fermé dès qu’il était question du Québec.

Le magasin est encore plus fermé sous Justin Trudeau, car le reste du Canada a changé.

Les francophones du Québec n’y sont pas perçus comme une «nation», mais comme un groupe ethnique, au même titre que les Italo-Canadiens de Toronto, les Sino-Canadiens de Vancouver ou les Acadiens.

Donner aux Québécois quelque chose qu’on n’offrirait pas aux autres serait perçu comme un traitement de faveur dérogeant à la sacro-sainte égalité de tous les Canadiens.

Après deux référendums remportés par le non, le Canada anglais s’est aussi convaincu que le Québec jappe, mais ne mord pas méchamment.

Bref, M. Legault n’aurait aucun levier pour aller chercher ce qu’il veut.

La vraie question à laquelle M. Legault devrait répondre est: que ferait-il après le refus prévisible d’Ottawa? 

 Source

 

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