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Conseils, science, sante et bien-être


Comment survivre à une cuite au rhum ?

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Avril 2016, 07:16am

Catégories : #BOISSON, #SANTE-BIEN-ETRE

Comment survivre à une cuite au rhum ?

Pour vous c’était une cuite comme une autre. Douloureuse et honteuse. Bide en vrac, sensation d’avoir Meg White et sa batterie dans le crâne, promesse de « plus jamais ça ». Et pourtant, ce n’était pas une cuite comme les autres. C’était une cuite totale tendance, une cuite au rhum. Il ne s’écoule pas quinze jours entre chaque nouvelle annonce fracassante dans le milieu de la mixologie autour du rhum. La marque américaine de rhum caribéen Kraken vient de lancer son produit en France. Quelques jours plus tôt, le rhum Mount Gay lançait des master class à destination des bar-tenders, et en début d’année, plusieurs marques ont annoncé de nouvelles bouteilles adaptées aux nouvelles tendances de cocktail.

 

(L’alcool doit se consommer avec modération)

Du 2 au 4 avril le salon Rhum Fest se tient à Paris, au Parc Floral, avec 40 exposants et plus de 500 références de rhum présentées. Un concours de cocktail est organisé, bien sûr. L’occasion de constater l’engouement autour de cet alcool encore ringard il y a quelques années. Mais en net regain de hype depuis quelques mois. Lors de la dernière Paris Cocktail Week, la plupart des cocktails primés et remarqués étaient à base de rhum. A la qualité d’image du rhum vient aujourd’hui s’associer la qualité gustative de marques pionnières.

 

(Pour garder le poil brillant et la truffe humide, consommez l’alcool avec modération)

« La qualité première du rhum est d’avoir une attaque alcool franche, explique Stéphane Malherbe, mixologue à Genève. Le rhum avait été délaissé parce que ses arômes sucrés ont été surexploités. Les nouveaux cocktails à base de rhum ne tombent pas dans le piège de surdoser en notes vanillées ou fruitées. » En langue commune ça veut dire : finis les bêtes rhums + coca ou rhum + jus de fruits. « Avec le rhum, comme avec le gin d’ailleurs, il faut mettre très peu d’alcool et travailler avec cette base. Parce qu’on sent bien l’alcool même avec peu de produit et que la saveur sucrée permet au mixologue de se passer de soft trop sucré. »

 

Si le rhum excite la créativité des inventeurs de cocktails, il se traîne une sale réputation d’alcool qui rend fou. Aucune raison médicale à cela. Les médecins sont unanimes : pour se remettre d’une cuite, une seule recette : ne pas prendre de cuite. Au rhum ou à autre chose. Rien ne sert de « ne pas faire de mélange » ou « de boire un verre d’eau entre chaque verre d’alcool » ou même de « bien manger et beaucoup danser pour éliminer ». Si vous faites un excès d’alcool, votre corps vous le fera payer.

 

(On vous a dit qu’il fallait consommer l’alcool avec modération ?)

« On peut boire cinq à six cocktails dans une soirée sans ressentir d’effets secondaires le lendemain, affirme Chloé Paire, mixologue parisienne travaillant avec différentes marques d’alcool. D’abord parce que les bons cocktails sont peu dosés en alcool, ensuite parce qu’un bon cocktail peut vous satisfaire gustativement pour au moins une demi-heure. Le rhum permet ça. C’est sûr que si vous faites une soirée mojitos où la mauvaise glace pilée couvre le goût du rhum, vous en boirez plein et vous serez malade. »

 

(Avec modération, Yoda l’alcool consomme)

Privilégier la qualité permet donc de ne pas tomber dans le piège de la quantité. Mieux, se rapprocher de la culture antillaise (terre natale du rhum) permet d’éviter bien des déconvenues, assure Raymond Jules, historien de l’art et guide-conférencier spécialiste de l’histoire du rhum : « Les Caraïbes n’ont pas attendu les campagnes du ministère de la santé pour tenter de lutter contre les ravages de l’alcool. Il y a, en métropole, une iconographie populaire du soûlard indolent qui cuve son rhum sous un palmier. Dans les îles, cette image est très négative, c’est une image repoussoir. Au contraire, le buveur de rhum se revendique esthète et actif. Comme toute activité sociale, partager un rhum est une activité symbolique d’accueil, de promesse d’entraide future. On parle beaucoup en trinquant au rhum. En fonction de l’heure de la journée, on danse ensuite, ou on se repose. Dans tous les cas, le premier verre, très petit, n’en appelle jamais un second. » 

 

(Test : L’alcool se consomme ? 1) Avec Marie-Christine 2) Avec Jean-Paul 3) Avec Modération)

Le connaisseur des rites liés au rhum explique que « l’idée selon laquelle le rhum rend fou a été véhiculée depuis un siècle par les élites sociales des Caraïbes par souci de santé publique. Ils utilisaient l’image du métropolitain ivre au rhum pour stigmatiser l’alcoolisme. » Mixologues et historiens sont donc d’accord pour admettre que la culture est le remède à la cuite au rhum. Enfin, le remède à la prochaine cuite, qu’en esthète du rhum, vous ne prendrez pas. 

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