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Bisphénol A : interdit mais toujours présent

Publié le 26 Avril 2016, 12:30pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

Bisphénol A : interdit mais toujours présent

L'association Santé Environnement France (Asef) annonce avoir trouvé du bisphénol A dans une canette et dans une boîte de conserve, alors que cette substance classée dans les perturbateurs endocriniens est interdite en France depuis plus d'un an.

Bisphénol A : interdit mais toujours présent
© Thinkstock

Il est banni des biberons et des contenants alimentaires depuis janvier 2015. Le bisphénol A (BPA), substance chimique reconnue commeperturbateur endocrinien , est pourtant toujours présent dans les rayons de nos supermarchés, selon une enquête de l'Association Santé Environnement France (Asef), réalisée avec l'équipe de l'émission télévisée "On n'est plus des Pigeons".

L'association a fait analyser en laboratoire deux canettes de boissons et deux boîtes de conserve contenant des haricots blancs. Une des canettes et une des boîtes de conserve contenait du BPA. "Certes, il s'agit de très faibles doses (inférieures à un microgramme par litre) et les essais ayant été faits sur un échantillon faible, nous ne pouvons extrapoler. Néanmoins nous sommes surpris d'avoir trouvé du BPA dans des boîtes vendues dans le commerce plus d'un an après son interdiction" explique le docteur Pierre Souvet, président de l'Asef, sur le site de l'association. Cette dernière a également testé six biberons, qui n'ont quant à eux révélé aucune trace de bisphénol. "C'est une bonne nouvelle pour les jeunes parents ! Néanmoins, nous conseillons de privilégier tant que c'est possible les biberons en verre si vous chauffez l'eau" commente le docteur Pierre Souvet.

Les bisphénols dangereux, même à faible dose

En plus du bisphénol A, la canette et la conserve incriminées contenaient des bisphénols F et S. Ces deux substances sont toujours autorisées mais elles pourraient aussi "perturber nos hormones et ce même à faibles doses", selon l'Asef. En effet, en janvier 2015, une étude canadienne révélait que le bisphénol S serait aussi toxique que le bisphénol A , notamment pour le développement cérébral. Et les faibles doses de ces produits ne réduisent pas leur dangerosité. "Les doses présentes dans les produits sont faibles, mais elles n'auront pas le même effet sur les personnes, suivant l'âge, le sexe, le profil génétique, le type de produits, la fréquence ou la durée de l'exposition. On sait qu'un fœtus porté par une femme enceinte sera beaucoup plus sensible à ces produits qu'un homme de 50 ans..." révèle le docteur Patrice Halimi, chirurgien-pédiatre à la clinique de l'Etoile d'Aix-en-Provence et secrétaire général de l'Asef.

Les perturbateurs endocriniens comme le BPA mais aussi les phtalates , lescomposés perfluorés ou les pesticides , sont suspectés d'i nteragir avec le système hormonal , d'altérer la fécondité et le développement des fœtus et de jouer un rôle dans le déclenchement de cancers.

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