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Un mafieux victime de son avarice?

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Mars 2016, 05:16am

Catégories : #NEWS, #CANADA

Un mafieux victime de son avarice?

L’un des derniers hommes d’honneur de la mafia montréalaise pourrait avoir été tué car il voulait garder pour lui seul une grande partie des revenus du crime organisé italien. Les sources consultées par notre Bureau d’enquête croient que l’hypothèse tient la route.

Quelque temps avant sa sortie de prison, le 8 décembre dernier, Lorenzo Giordano s’était vu confier 25 % des recettes du «Livre» de la mafia.

Ce fameux livre est en fait un carnet dans lequel la comptabilité liée aux activités de paris illégaux de la mafia est inscrite. Normalement, la personne qui possède le livre récolte plusieurs millions de dollars par année.

Le carnet fait l’objet de tellement de convoitise que plusieurs criminels qui en contrôlaient une partie ont été, eux aussi, assassinés.

Le prêteur usuraire Roger Valiquette et le gangster Tonino Callochia ont connu le même sort que Lorenzo Giordano en 2013 et 2014.

Calmer Lorenzo

«Les Italiens ont voulu acheter la paix avec Lorenzo juste avant sa sortie de prison», raconte une source policière.

«En lui donnant une partie du livre, Stefano Sollecito [ex-parrain intérimaire de la mafia] croyait pouvoir le calmer», poursuit-elle.

Le problème, selon nos sources, c’est que le pouvoir mafieux en place semble avoir oublié que le bouillant Lorenzo Giordano et ses compères (Francesco Arcadi et Francesco Del Balso) possédaient 100 % du fameux «Livre» avant d’être arrêtés après l’opération Colisée en 2006 et non le maigre 25 % que l’on voulait bien leur donner.

Dès sa sortie de prison, Giordano qui résidait dans une maison de transition de la rue Sherbrooke Est aurait entrepris de reprendre le contrôle de ce qu’il avait perdu.

«Si j’essaie de te faire une faveur en te donnant le quart de quelque chose que tu possédais déjà, tu vas me dire quoi?» s’interroge une source.

La suite

Plusieurs observateurs du monde interlope montréalais croient que les prochaines décisions de Rocco Sollecito, fidèle allié de l’ex-parrain Vito Rizzuto, seront déterminantes pour la survie du clan sicilien.

Depuis l’emprisonnement de son fils Stefano, le vieux routier aurait repris un rôle plus actif dans les opérations quotidiennes de la mafia.

HOMMAGE DISCRET, MAIS SOUS TRÈS HAUTE SURVEILLANCE

Les membres de la mafia montréalaise ont assisté discrètement mardi aux funérailles de Lorenzo Giordano, célébrées une semaine jour pour jour après qu’il eut été assassiné dans sa voiture devant un gymnase de Laval.

D’après nos sources, aucun criminel n’avait intérêt à trop s’exposer publiquement lors des obsèques d’un des hommes qui auraient pu diriger la mafia montréalaise.

En effet, l’événement était scruté de près par les policiers qui tentent de déterminer quelles sont les nouvelles alliances que s’apprête à former le crime organisé montréalais.

Au moins trois véhicules banalisés abritaient d’ailleurs des policiers chargés de prendre des photos des criminels présents et de noter sur un carnet le nom de ceux qui n’y sont pas.

Les criminels cherchaient tellement à se montrer discrets que plusieurs sont entrées en cachette au salon funéraire Loreto.

Entrée par le garage

Du lot, Mario Sollecito (frère de Stefano Sollecito) et Nic Spagnolo (membre présumé de la table de la mafia) sont entrés en catimini par le garage intérieur du complexe funéraire, propriété de la famille Rizzuto.

Par le passé, la police accordait beaucoup d’importance au fait que les criminels italiens soient exposés ou non au salon Loreto.

«Le fait qu’une victime de meurtre soit exposée chez Loreto pouvait nous donner l’indication qu’elle n’avait pas été liquidée par le clan Rizzuto. Mais les choses ont bien changé, ce n’est plus si clair maintenant», affirme une source bien au fait de la lutte antimafia.

« Papa »

Au sortir du salon funéraire, la dépouille de l’homme de 52 ans a été conduite à l’église Marie-Auxiliatrice de Rivières-des-Prairies par un cortège d’une dizaine de voitures dont cinq limousines arborant des gerbes de fleurs avec les mentions «Zio» et «Papa».

Aucune inscription sur les bouquets ne semblait suggérer qu’elles pouvaient provenir de familles siciliennes bien en vue. 

 Source

 

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