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Rafael Nadal attaque Roselyne Bachelot

Publié par MaRichesse.Com sur 14 Mars 2016, 05:02am

Catégories : #PEOPLE, #SPORTS, #JUSTICE

Rafael Nadal attaque Roselyne Bachelot

Rafael Nadal est bien décidé à défendre son honneur. L’ancien numéro 1 du tennis mondial a indiqué qu’il allait porter plainte pour diffamation contre Roselyne Bachelot, l’ancienne ministre française des Sports, qui l’a accusé d’avoir été suspendu pour dopage. « Je vais la poursuivre en justice et je vais à l’avenir poursuivre tous ceux qui feront des commentaires similaires », a déclaré Nadal à l’issue de son entrée en lice dans le Masters 1000 d’Indian Wells, l’un des plus importants tournois du circuit ATP. « Je suis fatigué d’entendre ce genre de choses, j’ai laissé passé plusieurs fois dans le passé, mais maintenant c’est fini », a prévenu l’Espagnol, désormais 5e joueur mondial. « Je sais combien j’ai dû travailler dur pour en arriver là. Je ne peux pas pas accepter des commentaires d’une personne qui se doit d’être sérieuse, car elle était ministre dans un grande pays, la France », a-t-il poursuivi. « Une ministre français doit être sérieuse », a-t-il insisté.

Interrogée la semaine dernière au sujet du contrôle positif à un médicament, le meldonium, de la Russe Maria Sharapova, lors d’une émission de la chaîne de télévision française D8, Roselyne Bachelot avait accusé Nadal d’avoir feint une blessure pour dissimuler un contrôle antidopage positif. « On sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal quand il a été arrêté sept mois est certainement due à un contrôle positif », avait déclaré l’ex-ministre des Sports de 2007 à 2010. « Quand tu vois un joueur de tennis qui s’arrête pendant des mois, c’est qu’il a été contrôlé positif. Pas à chaque fois mais très souvent », avait-elle ajouté. Nadal a été longuement absent en 2012 à cause d’une blessure à un genou. Avant le coup d’envoi du tournoi, il avait assuré qu’il ne s’était jamais dopé et précisé qu’il avait eu recours à des thérapies de pointe et onéreuses pour soigner ses problèmes aux genoux, comme l’utilisation de cellules souches et de plasma enrichi en plaquettes (PRP).

 
 

Interrogée par le Figaro , Roselyne Bachelot a enfoncé le clou en rappelant qu’elle s’était « simplement fait l’écho de commentaires tenus très largement dans le monde du tennis et de la presse. Des journaux comme Le Monde ou L’Equipe, des cadres comme Yannick Noah ont évoqué à son propos l’accusation de dopage. Au-delà du cas particulier, il est maintenant avéré que des suspensions ou des arrêts de carrière - prétendument pour raisons de santé — ont servi à masquer des contrôles antidopage positifs en accord entre les joueurs, leur entourage et les autorités du tennis. »

 

Bachelot, « une personne imbécile »

L’ancien international français Zinédine Zidane, désormais entraîneur du Real Madrid, a apporté samedi son soutien à Nadal. « C’est un gentleman, il a toujours affiché clairement ses valeurs et tout le monde l’apprécie. C’est un professionnel et je le connais un peu. Je me sens mal de ce qui a été dit. Maintenant, ce que ’Rafa’ doit faire, c’est laisser tout cela de côté et considérer que tous les amoureux du sport aiment ’Rafa’ Nadal, qu’ils soient Français, Espagnols ou Américains. C’est un joueur spectaculaire et c’est tout ce que je retiens », a insisté le champion du monde 1998 et champion d’Europe 2000.

Les propos de Roselyne Bachelot ont eu une résonance particulièrement forte en Espagne et ont même eu un échos outre-Atlantique. Son oncle et entraîneur, Toni Nadal, a eu une réaction cinglante : « De nos jours, au lieu de démontrer la culpabilité de quelqu’un, il faut démontrer son innocence », a-t-il regretté. « Alors une personne imbécile comme celle-là peut dire n’importe quelle horreur et voir ce que ça donne », a-t-il dit à la radio Rac1 de Barcelone jeudi.

Le Comité Olympique espagnol a également pris vendredi la défense du vainqueur de 14 grand Chelem et de neuf Roland Garros joueur en regrettant « les déclarations malheureuses et sans fondement » de Roselyne Bachelot avant de souligner que Nadal « s’est soumis à d’innombrables contrôles antidopage toujours avec succès ».

Le sport espagnol souvent attaqué

Nadal n’est pas le premier champion espagnol visé par des insinuations de dopage, venant le plus souvent de France, a noté le journal en ligne El Español, évoquant des « attaques continues de la France visant le sport espagnol, toujours sans preuve ». En septembre, le basketteur Pau Gasol, joueur des Chicago Bulls et de la sélection espagnole, avait ainsi déploré le lien établi entre sa personne et un médecin mis en cause dans l’affaire de dopage Festina, par un journaliste du quotidien français Le Monde. La presse espagnole avait estimé que l’article comportait une accusation voilée de dopage et le Conseil supérieur des sports espagnol (CSD) et la Fédération espagnole de basket (FEB) avaient annoncé leur intention de réclamer un million d’euros d’indemnisation au journal. Trois ans auparavant, le gouvernement s’était plaint auprès de Canal+ France d’une parodie télévisée suggérant un dopage généralisé en Espagne, pays aux multiples champions, visant Nadal ou encore le gardien de but Iker Casillas.

 
Le tennis, régulièrement touché par le dopage

Si les scandales n’y sont pas aussi fréquents que dans l’athlétisme ou le cyclisme, le tennis a toutefois été régulièrement touché par des affaires de dopage : avant Maria Sharapova, le cas de Mariano Puerta a été le plus notable. Finaliste surprise de Roland-Garros en 2005, l’Argentin avait été contrôlé positif à un anabolisant après son match perdu contre Rafael Nadal. Comme il en était à sa deuxième infraction, la sanction avait été particulièrement lourde : huit ans de suspension (ramenée plus tard à deux ans, ses fautes étant mises sur le compte de la négligence).
Les deux dernières affaires importantes datent de 2013. Le Croate Marin Cilic, alors classé 24e mondial, avait été suspendu neuf mois pour avoir ingéré des stimulants « par inadvertance ». Il avait en fait consommé des tablettes de glucose dont il ignorait le contenu exact. Il avait reconnu sa faute et fondé sa ligne de défense sur l’absence d’intention de dopage, une attitude qui semble être également celle de Maria Sharapova dans ses premières déclarations. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui décide en dernière instance, avait réduit sa peine à quatre mois. L’année suivante, il remportait son seul tournoi du Grand Chelem en date à l’US Open.
Le Serbe Viktor Troicki, vainqueur de la Coupe Davis en 2010, avait lui écopé de dix-huit mois pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement sanguin au tournoi de Monte-Carlo, il avait lui aussi bénéficié d’une réduction de la sanction à un an, le TAS jugeant que sa faute n’était « pas significative ». 
Bien sûr, le phénomène ne touche pas que le haut du panier. Huit joueurs et joueuses toutes catégories confondues sont actuellement suspendus pour dopage, dont l’Américain Wayne Odesnik, interdit de jeu jusqu’en 2030 pour récidive. Il ne concerne pas non plus que les hommes. On peut citer le cas de la Bulgare Sesil Karatantcheva, suspendue pour prise de stéroïdes en 2006, alors qu’elle n’avait que seize ans, ou en 2013 l’Espagnole Nuria Llagostera (d-methamphetamine).
D’autres joueurs avaient été contrôlés positifs pour avoir pris de la cocaïne, produit à usage également récréatif, comme le Suédois Mats Wilander en 1996. Ce fut le cas plus tard de la Suisse Martina Hingis en 2007. Traumatisée, cette dernière avait mis fin à sa carrière en simple.


Lesechos

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