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Marichesse.com

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Conseils, science, sante et bien-être


Nourrir les démunis avec des déchets

Publié par MaRichesse.Com sur 20 Mars 2016, 12:28pm

Catégories : #NUTRITION, #FAITSDIVERS, #CANADA

Nourrir les démunis avec des déchets

L’hiver n’arrête pas Raïs Zaidi, un adepte du déchétarisme, qui plonge dans les bennes à ordure à la recherche d’aliments jetés, mais conservés par le froid. Qu’il vente ou qu’il neige, celui qu’on surnomme Le Pirate Vert réussi à nourrir les uns avec les poubelles des autres.

«Cette année, on est très chanceux, car ce n’est pas trop froid. En fait, entre 0 et 4 degrés, c’est parfait, car les conteneurs sont comme des gros frigos», explique Raïs Zaidi, adepte du déchétarisme ou du «dumpster diving», une pratique qui consiste à récupérer des aliments encore consommables, mais jetés par des commerçants à cause d'une date de péremption passée.

«En hiver, les aliments pourrissent moins vite. En fait, tout ce qui n’est pas endommagé par le gel, comme la salade, est préservé», ajoute-t-il.

 

Ni le froid ni la neige ne découragent ce Pirate Vert qui partage son butin de nourriture avec des gens dans le besoin. «Pourquoi on arrêterait en hiver, le gaspillage continue et il y a encore des gens qui ont faim», indique l’homme de 47 ans, qui se rappelle avoir déjà été jusqu'à pelleter de la neige dans un conteneur pour accéder aux denrées.

Jeudi soir, le thermomètre affichait -3 degrés lorsque le 24 Heures a accompagné M. Zaidi dans sa tournée des poubelles.

S’il accepte de témoigner à visage découvert, il préfère rester discret sur les noms des magasins visités pour qu’ils ne deviennent pas trop achalandés.

«La benne à ordure magique»

À 20h30, à l’arrière d’une épicerie de Saint-Léonard, le commerce n’est pas encore fermé que déjà certains fouillent dans les poubelles.

«Bon, on n’est pas les premiers, ce n’est pas certain qu’on trouve du stock alors», lance M. Zaidi au moment d’arriver.

Et pourtant, armé d’une lampe de poche, il plonge dans le conteneur et ressort avec des yaourts à boire, des poireaux, de la salade et des oignons. En quelques minutes, les premiers cartons se remplissent et le départ est donné.

Un peu plus au nord, un des entrepôts a été surnommé le «Magic Dumpster», ou «la benne à ordure magique», un centre de distribution qui jette des déchets de qualité. À y regarder de plus près, le conteneur de pains aux raisins, bagels, viandes froides, produits préparés, soupes, on y trouve même du lait d’amande périmé de la veille.

Redistribuer les déchets

Cet ancien indigné d’Occupons Montréal partage 90 % de ces tournées sur sa page Facebook - Le Pirate Vert.

«En général, les gens viennent chercher du stock chez moi, quelques fois je fais de la livraison et surtout j’organise des soupers communautaires pour des personnes dans le besoin.»

Ce soir là, après seulement 4 arrêts, dont 2 peu rentables, sa table de cuisine déborde de denrées. Avant de tout ranger dans ces frigos, il prend une photo pour la partager sur le web.

«Les gens sont toujours surpris de voir la quantité de produits jetés, ça a une valeur de plusieurs centaines de dollars.»

Des règles non dites

Mais cette abondance de nourriture peut faire tourner des têtes, prévient Raïs Zaidi, qui rappelle que cette pratique doit être exécutée avec respect.

Pas question de faire du vandalisme ou d’éparpiller de la nourriture à terre. «Ce sont des règles de base, qui relèvent surtout du bon sens, pour pas que les commerçants barrent leurs poubelles. Et surtout, il ne faut jamais prendre plus que ce dont on a besoin, car si on récupère pour jeter plus tard ça n’aide personne». 

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