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Les attentats de Bruxelles vont-ils booster la candidature de Trump ?

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Mars 2016, 03:03am

Catégories : #POLITIQUE

Les attentats de Bruxelles vont-ils booster la candidature de Trump ?

Le milliardaire républicain «est peut-être à une attaque terroriste majeure de la présidence», s'inquiète un analyste.

 

 Les attentats de Bruxelles vont-ils booster la candidature de Trump ?

«Le terrorisme aidera-t-il Trump ?» «L’Amérique est-elle la prochaine ?» ou encore «Après les attaques de Bruxelles, ne soyez-pas stupides». Les titres d’articles et éditoriaux de la presse américaine ne laissent aucune place au doute : après les attentats de mardi dans la capitale belge, le terrorisme s’impose de plus en plus comme un sujet majeur de la campagne présidentielle aux Etats-Unis.

Quelques heures seulement après les explosions à Bruxelles, le journaliste Blake Hounshell, directeur de la rédaction numérique dePolitico, publiait ce commentaire sur Twitter : «L’Amérique est peut-être à une attaque terroriste majeure de Donald Trump à la présidence.» Une manière de rappeler que dans la course à la Maison Blanche, le magnat de l’immobilier joue largement sur les angoisses sécuritaires des Américains, au plus haut depuis le 11 septembre 2001. Et que jusqu’à présent, cela lui réussit plutôt bien.

Après les attentats du 13 novembre à Paris, Donald Trump avait suggéré la mise en place d’un registre national des musulmans vivant sur le sol américain. Après ceux de San Bernardino, en Californie, le 2 décembre, il avait franchi un pas supplémentaire, proposant de leur interdire l’entrée aux Etats-Unis jusqu’à nouvel ordre. L’idée avait suscité un tollé médiatique et politique, y compris dans le camp conservateur, mais le magnat de l’immobilier avait connu dans les jours suivants un net regain de popularité. D’après un sondage ABC-Washington Post publié il y a deux semaines, 59% des électeurs républicains soutiennent cette proposition de fermer les frontières aux musulmans. Toutes tendances politiques confondues, 60% des Américains y sont opposés.

Rétablissement du «waterboarding»

Interrogé mardi par la chaîne NBC, Donald Trump a admis sans détour que le terrorisme avait stimulé sa campagne : «C’est un sujet qui me tient beaucoup à cœur. J’en parle beaucoup plus que n’importe qui, et c’est probablement pour ça que je suis en tête dans les sondages.» La semaine dernière, après sa large victoire en Floride, le milliardaire avait clairement identifié le 13 Novembre comme un moment charnière dans son ascension politique : «Paris est arrivé, c’était un désastre. Notre campagne a pris un sens totalement nouveau. Et tout à coup, ma popularité dans les sondages a grimpé en flèche.»

Interrogé sur ce qu’il ferait, s’il était président, face à une attaque comme celle de Bruxelles, le favori républicain a répété la nécessité d’avoir «des frontières solides». Il a aussi plaidé pour la torture des prisonniers, clamant qu’il rétablirait le waterboarding – la torture consistant à simuler une noyade forcée, interdite par le Congrès l’an dernier – «et bien pire encore». Arrêté vendredi à Bruxelles pour son rôle dans les attentats de Paris, Salah Abdeslam, a-t-il ainsi plaidé, devrait être remis à l’armée ou aux services de renseignement belges pour être torturé.

 

Au-delà des suspects et coupables de terrorisme, Donald Trump s’en est pris à nouveau à la communauté musulmane dans son ensemble.«Les musulmans ont du mal à s’intégrer, où qu’ils aillent. Ils ne s’intègrent pas dans d’autres pays», a-t-il dit sur NBC. Son principal adversaire dans le camp républicain pour l'investiture à la présidentielle, Ted Cruz, n’est pas en reste. «Nous devons autoriser les forces de l’ordre à patrouiller et à sécuriser les quartiers musulmans avant qu’ils ne se radicalisent», a-t-il suggéré dans un communiqué. L’ultraconservateur sénateur du Texas, qui promet de manière récurrente de larguer un «tapis de bombes» sur les jihadistes, a appelé à «mettre fin immédiatement au mauvais programme du président Obama de faire venir des dizaines de milliers de musulmans syriens» aux Etats-Unis.

Climat de peur

Comme après Paris et San Bernardino, Donald Trump va-t-il à nouveau grimper dans les sondages ? Et s’il remporte l’investiture républicaine, sera-t-il avantagé par la question du terrorisme dans la perspective d’un duel face à Hillary Clinton ? Selon l’enquête ABC-Washington Post, les Américains semblent pour l’heure faire un peu plus confiance à l’ex-secrétaire d’Etat qu’au milliardaire sur ce dossier : 50% contre 42%. Avec une réserve de taille : les électeurs pour qui le terrorisme est le premier sujet de préoccupation font bien plus confiance à Donald Trump (60% contre 36%). «Dans un climat de peur, l’approche semi-autoritaire et unilatérale de Trump pourrait être plus attrayante, confie Thomas Wright, chercheur à la Brookings Institution, à Politico. Personnellement, je ne le pense pas, mais je peux me tromper. Il est possible que les gens soient si effrayés qu’ils soient disposés à soutenir des politiques que personne n’a jamais évoquées au cours des cinquante dernières années.»

Convaincue, si elle est nominée, que son expérience fera la différence en novembre, Hillary Clinton a pris mardi le contre-pied de ses rivaux républicains. «Nous pouvons être forts et intelligents sans défendre la torture et le sectarisme. Nous ne laisserons pas la peur dicter notre politique étrangère», a-t-elle écrit sur Twitter. Dans un éditorial cinglant, le quotidien USA Today lui fait écho, accusant Donald Trump de déclencher une «vague de rhétorique xénophobe» et de«répandre son venin» contre les musulmans. «C’est une chose de noter – à juste titre – que les assaillants à Bruxelles, Paris et ailleurs étaient tous des musulmans radicaux. C’en est une autre de dénigrer 1,6 milliard de musulmans en affirmant qu’ils sont tellement dangereux qu’ils doivent être traités avec suspicion et interdits d’entrée dans le pays», conclut le comité éditorial. 

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