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Le programme fourre-tout de Donald Trump

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Mars 2016, 04:56am

Catégories : #POLITIQUE, #ETATS-UNIS, #PEOPLE

Le programme fourre-tout de Donald Trump

Si l'on est charitable, on pourrait qualifier le programme du candidat républicain d'« évolutif ». Si on l'est un peu moins, on peut dire que Donald Trump est une vraie girouette qui change d'opinion comme de chemise. Lors du dernier débat entre candidats à l'investiture, il a reconnu avoir modifié sa position sur l'immigration et s'est justifié en disant : « Il faut avoir une certaine flexibilité, une marge de négociation. » Son slogan est aussi vague que creux. Il veut « rendre sa grandeur à l'Amérique », et quand on lui demande comment il va réussir à tenir ses promesses impossibles, il répond systématiquement : « Attendez que je sois président, vous verrez. » Pour compliquer le tout, il est inclassable et totalement imprévisible. Par moment, il défend des idées conservatrices, comme la suppression de la réforme de la santé de Barack Obama. Mais à d'autres, il piétine allègrement l'orthodoxie du parti en promettant par exemple un grand programme de dépenses publiques. Petit aperçu du programme de The Donald au 7 mars 2016.

Immigration

C'est son cheval de bataille. Il promet de construire un mur aux frontières des États-Unis, d'une hauteur supérieure de 30 centimètres à la Grande Muraille de Chine, qui sera « magnifique artistiquement », le « mur le plus grandiose que vous ayez jamais vu », qu'on surnommera « le Mur Trump ». Au départ, il prévoyait de l'ériger le long des 3 000 kilomètres de frontières, mais récemment, il l'a réduit à 1 600 kilomètres. Et qui financera ce chef d'oeuvre ? Le Mexique, bien sûr. S'il refuse, les États-Unis bloqueront les versements des travailleurs immigrés à leur famille, annuleront les visas des diplomates et des hommes d'affaires, augmenteront le tarif des visas…

Donald Trump prévoit aussi de tripler les effectifs de la police aux frontières, de déporter les 11 millions de sans-papiers – sans expliquer comment il s'y prendra –, de supprimer l'octroi automatique de la nationalité aux enfants d'immigrés nés sur le sol américain, d'interdire temporairement l'entrée du territoire à tous les musulmans… Il a également promis de supprimer l'octroi de visas H-1B accordés à la main-d'oeuvre très qualifiée, dont beaucoup d'ingénieurs indiens et chinois. Mais lors du dernier débat, il a soudainement déclaré qu'il avait « assoupli » sa position « parce que nous avons besoin d'individus talentueux dans ce pays », et qu'il voulait augmenter le nombre de ce type de visas. Quelques heures plus tard, il faisait précipitamment machine arrière et déclarait qu'il « mettrait un terme aux visas H-1B ».

Grands travaux

Une fois président, Donald Trump promet de moderniser toutes les infrastructures du pays. Il y a de quoi faire. Beaucoup de routes, de ponts, d'aéroports sont dans un état de vétusté alarmant. « Reconstruire les infrastructures du pays, personne ne peut faire ça comme moi, croyez-moi, » clame le promoteur immobilier. « Ce sera fait dans les délais, en respectant le budget, bien en deçà des coûts. » Soit, pour « un tiers du prix ».

Santé

Le candidat républicain veut supprimer l'Affordable Care Act, la réforme de la santé péniblement mise en place par Barack Obama, et la remplacer par un système d'assurance privée national qui permettrait aux consommateurs de souscrire une assurance partout – alors qu'aujourd'hui ils sont limités aux assureurs de leur État –, et d'augmenter la concurrence. Il a longtemps promis que tout Américain devait être couvert, mais récemment, il élude le sujet, car ses rivaux l'accusent de vouloir maintenir un système de santé financé par l'État. Il souhaite aussi instaurer « de la transparence dans les prix » des médicaments et des traitements en supprimant les barrières qui empêchent l'importation de médicaments à coût moindre.

Politique étrangère

Donald Trump veut accroître les forces armées qui seront « tellement grandes et fortes » que « personne ne va nous chercher des noises ». Il semble prêt à négocier ou même collaborer avec la Russie, et a déclaré qu'il bombarderait les champs de pétrole de Daesh pour saisir les puits. « Une fois que vous avez pris le pétrole, il ne leur reste rien. C'est tout simple. » Encore faut-il trouver une compagnie pétrolière qui se porte volontaire.

Il entend laisser des troupes en Afghanistan, protéger Israël, renégocier « complètement » le traité avec l'Iran, et réinstaurer le supplice de la baignoire (pratiqué sous George Bush, qui est considéré comme de la torture, donc illégal selon la Convention de Genève), et « imposer bien pire ». S'il est élu, a-t-il dit, il ordonnera aux forces armées de tuer les familles de terroristes et les militaires seront forcés de lui obéir. « Ils ne vont pas me dire non », s'est-il vanté lors d'un débat. Avant de se fendre d'un communiqué un peu plus tard précisant : « Je comprends toutefois que les États-Unis sont liés par des lois et des traités et je n'ordonnerai pas aux militaires ou à tout autre responsable de violer ces lois. » De quoi nous rassurer... Il a aussi affirmé qu'il pourrait « résoudre le conflit israélo-palestinien en deux semaines » et n'appellera jamais le leader de l'Iran le « Guide suprême ». « Je dirai “hé bébé, comment ça va ?

Chine

L'une de ses priorités est de damner le pion à Pékin et de limiter son influence dans le monde en se battant contre ses cyberpirates, en l'obligeant à stopper ses subventions à l'export, et en déclarant qu'elle manipule sa devise.

Protectionnisme

Donald Trump veut imposer des taxes sur les importations en provenance de Chine, du Mexique ou encore du Japon. Début janvier, il avait annoncé le chiffre astronomique de 45 %, avant de redescendre à 35 %. Le problème, c'est que cela risque de coûter une fortune au consommateur américain, sans parler du fait que cela viole tout un tas de traités. Mais qu'importe ! Il va nommer Carl Icahn, l'homme d'affaires milliardaire, pour renégocier tous les engagements commerciaux.

Économie

Son objectif est de rapatrier tous les emplois délocalisés aux États-Unis. Comment ? Fastoche ! En imposant à Ford par exemple, qui vient d'ouvrir une usine au Mexique, des tarifs douaniers prohibitifs qui l'empêcheront de vendre ses voitures sur le sol américain.

Il prévoit ensuite de réduire l'endettement en éliminant “vigoureusement le gaspillage, la fraude et les abus au sein du gouvernement fédéral”, et en rétrécissant la taille de plusieurs ministères, notamment l'Agence de protection de l'environnement, sa bête noire, dont les règles bloquent la croissance. Grâce à lui, clame-t-il, les Américains auront tous les moyens de jouer au golf...

Et le reste...

Longtemps en faveur de l'avortement, il se déclare désormais totalement contre.

Il veut développer le cannabis médical.

Il est pro-armement et a assuré qu'il supprimerait les zones où les armes sont interdites dans les écoles, les bases militaires…

Il a déclaré qu'il promulguerait un décret condamnant à la peine de mort quiconque aura tué un policier.

Et il a promis qu'il ne prendrait aucun jour de vacances tant qu'il occupera la Maison-Blanche. Même pour jouer au golf ? 

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