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Jean-Pierre Léger : le cancre devenu PDG

Publié par MaRichesse.Com sur 28 Mars 2016, 14:39pm

Catégories : #BIOGRAPHIE-DES-RICHES, #RICHESSE, #ENTREPRISE

Jean-Pierre Léger : le cancre devenu PDG

Jean-Pierre Léger en a longtemps arraché sur les bancs d’école, sans savoir qu’il souffrait d’un déficit d’attention, ce qui ne l’a pas empêché de devenir grand patron des Rôtisseries St-Hubert.

 

Celui qui est actuellement président du conseil et chef de la direction de l’entreprise familiale en parle aujourd’hui sans gêne. Il fait partie des 10 % de Québécois qui ont un trouble d’apprentissage et il a bien failli ne jamais décrocher son diplôme d’études secondaires.

M. Léger a un jour effleuré le sujet dans une entrevue à la télé, mais c’est la première fois que le PDG de la chaîne de restos préférés des Québécois révèle ce secret, qui rend son succès encore plus impressionnant.

Ses problèmes d’attention ont commencé à lui jouer des tours dès son entrée à l’école, dans les années 1950. Au couvent qu’il fréquente, sur la Rive-Sud de Montréal, il recommence sa troisième année, en vain. La deuxième fois qu’il tentera de réussir l’examen, la religieuse qui l’accompagne dans un petit local lui chuchote les réponses, pour lui donner un coup de pouce.

«À l’école, j’étais tout le temps parti ailleurs. Les sœurs ont dit à mes parents: “On ne sait pas ce qu’il a, mais il ne peut pas fonctionner en classe.”»

Ses parents, qui viennent d’ouvrir leur premier restaurant sur la rue Saint-Hubert à Montréal, décident alors de l’envoyer au Centre d’orientation, un organisme qui accueille des élèves en difficulté tout en donnant une formation en psychoéducation, intégrée à l’Université de Montréal. «Ça m’a donné l’élan nécessaire pour terminer, difficilement parfois, mon secondaire», raconte celui qui a aujourd’hui 70 ans.

 

Arrêter l’école, une libération

Une fois son diplôme en poche, il travaille à temps plein dans la cuisine du restaurant de ses parents. «Arrêter l’école, ç’a été comme une libération. Enfin, j’étais dans un milieu où on me trouvait bon.»

Au fil des ans, il gravira les échelons un à un jusqu’à prendre les rênes de l’entreprise familiale, en 1991. Quelques années auparavant, il commence à réaliser qu’il a un déficit d’attention lorsque ce trouble commence à être mieux connu du grand public.

Dans les réunions de gestionnaires qu’il anime, Jean-Pierre Léger part souvent dans la lune, bien malgré lui. «Au bout de dix minutes, tu reviens à la réalité. Tu ne sais plus où on est rendu. Pour t’en sortir, tu lances: “Bon, est-ce qu’on a fait le tour de ce point-là?” Je ne l’ai jamais dit à mes collègues...»

 

« Un rêveur impénitent »

Même si avoir des problèmes d’attention peut jouer de bien mauvais tours, l’homme d’affaires considère que ses rêveries l’ont aussi bien servi.

«Je suis un rêveur impénitent. J’ai rêvé à faire toujours mieux avec St-Hubert», lance celui qui avait l’habitude, en pleine nuit, de laisser des messages sur sa propre boîte vocale au bureau, lorsqu’il avait une bonne idée. «J’étais toujours en train de penser. Ça m’a aidé. Si on veut rester une institution, il faut innover et se battre tous les jours.»

C’est pourquoi M. Léger est convaincu qu’il faut investir davantage pour aider les jeunes qui ont un déficit d’attention ou un trouble d’apprentissage. «Ce sont des gens qui sont très créatifs, ça vaut la peine de pousser et de les aider.»

 

Un grand-père qui s’implique

Aujourd’hui membre du conseil d’administration de l’Institut des troubles d’apprentissage, Jean-Pierre Léger s’implique en pensant à son propre parcours, mais aussi à un de ses petits-fils, un «hyperactif dans le plafond» qui aura bientôt huit ans.

Le jeune garçon a d’ailleurs vécu une période bien difficile avant de prendre de la médication, qui l’aide aujourd’hui à bien fonctionner.

«À l’âge de six ans, il a dit à sa mère: “Je m’haïs. Je veux me tuer”. Du matin au soir, il n’arrêtait pas. Il n’était pas bien avec lui-même. Mais maintenant, avec les médicaments il va bien, et je suis sûr qu’il va faire plein de belles choses plus tard», lance son grand-père.

Après tout, le champion de natation Michel Phelps et le président de Virgin Enterprises, Richard Branson, ont tous deux un déficit d’attention, ce qui ne les a pas empêchés de réussir. Bien au contraire. 

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