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États-Unis : Trump et Clinton engrangent, Rubio renonce

Publié par MaRichesse.Com sur 16 Mars 2016, 03:33am

Catégories : #POLITIQUE, #PEOPLE, #ETATS-UNIS

États-Unis : Trump et Clinton engrangent, Rubio renonce

Malgré les millions de dollars de publicités négatives des grands donateurs du parti républicain et les rafales de critiques qui sont venues de tous les coins du spectre politique et de l'écrasante majorité des médias américains, le milliardaire new-yorkais Donald Trump réalise le «Knock-out» qu'il avait annoncé en Floride contre Marco Rubio, remportant l'élection avec quelque 45% des voix, contre 27% environ au sénateur d'origine cubaine. C'est fini pour Rubio, élu Tea Party à l'éloquence kennedienne, qui avait espéré incarner le renouveau du parti républicain.

Donald Trump gagne aussi l'Illinois, la Caroline du Nord, et est donné gagnant dans le Missouri. «Il y a beaucoup de colère», a-t-il dit pour expliquer ses succès, rappelant que, depuis l'annonce de sa candidature sur le thème de l'immigration illégale et la renégociation des traités commerciaux, il caracole en tête des sondages. «Les gens veulent de bons accords, des frontières, une armée reconstruite et une bonne situation pour les vétérans…», a-t-il ajouté. Trump a aussi rappelé que son succès avait été accru après les attentats de Paris et de San Bernardino, à l'automne, «parce que les gens veulent une protection» dans un monde dangereux. «Nous avons eu une soirée fantastique, avec de telles marges, c'est incroyable», s'est émerveillé l'homme d'affaires new-yorkais. «Personne n'a reçu autant de publicités négatives, 18 millions (de dollars dépensés, NDLR) en une semaine, et pourtant mes résultats progressent, je ne le comprends pas, personne ne le comprend» , a-t-il poursuivi, plaisantant sur le fait qu'il ne voulait pas regarder la télévision à cause de ces mauvaises publicités. «Si vous restez en piste, c'est que vous savez supporter la pression, les mensonges, les reporters dégueulasses… même si certains sont bien», a dit Trump, sous les rires de ses fans. «Nous allons gagner puis faire gagner l'Amérique», a-t-il conclu.

 

L'autre nouvelle du jour est le succès du gouverneur John Kasich qui parvient à arracher une belle victoire dans son état de l'Ohio et espère profiter de cet élan pour gagner du terrain et ralentir Trump, afin qu'il ne puisse atteindre la convention avec les 1237 délégués nécessaires à l'obtention de la nomination. Un tel scénario lui permettrait d'espérer apparaître comme un recours lors de la convention, qui aura lieu dans l'Ohio et pourrait se transformer en arène de marchandages… Ce mardi soir, il était donc radieux, appelant les Américains à rejoindre son message positif de rassemblement des énergies pour «faire monter tout le monde», au lieu de sombrer «dans la division et la colère». «Les principes conservateurs de bon sens marchent, je l'ai prouvé dans l'Ohio, nous allons aller à Washington et rendre aux provinces le pouvoir qui leur appartient», a-t-il dit.

«Les principes conservateurs de bon sens marchent, je l'ai prouvé dans l'Ohio», a expliqué John Kasich, vainqueur mardi dans «son» État.

 

Cruz, seule véritable alternative à Trump

Mais l'ancien conseiller d'Obama, David Axelrod, notait ce mardi soir, que la route restait très improbable pour John Kasich et qu'il serait extrêmement difficile pour le parti de priver Trump de sa victoire, s'il arrive grand favori à la convention du parti, après avoir gagné dans plus d'une vingtaine d'états, et ce même s'il n'atteint pas le nombre de délégués nécessaire. «Le parti républicain est en crise existentielle, il va lui falloir décider s'il met toutes ses forces derrière Cruz, seul capable de vraiment menacer Trump, ou s'il se porte vers Kasich, une personnalité plus rassembleuse pour l'élection générale de novembre», notait la journaliste Gloria Borger, de CNN. Ce mardi, Ted Cruz, qui a fait aussi de bons scores, s'est en tout cas positionné comme la seule alternative à Trump, jugeant qu'il était le seul à pouvoir mathématiquement battre le milliardaire, appelant les supporters de Marco Rubio à le rejoindre. «Ce qui est sûr est que cette soirée est une défaite fracassante pour l'establishment du parti républicain, qui a été incapable d'arrêter Trump malgré l'argent dépensé pour l'attaquer», a noté le commentateur politique Van Jones, avec justesse.

Hillary Clinton rafle de son côté la mise dans les deux états clé de Floride et de l'Ohio, mais aussi en Caroline du Nord et en Illinois. Elle est donnée gagnante le Missouri. Un résultat global qui rend la marche d'Hillary vers la nomination démocrate quasi inéluctable. «Quand Trump prône l'interdiction des musulmans ou la torture, cela ne le rend pas fort mais faux», s'est-elle écriée, dopée par ses succès, envoyant aussi une pique à son adversaire Bernie Sanders, soulignant qu'on ne pouvait contenter de défendre les inégalités économiques mais qu'il fallait aussi se battre pour les droits de toutes les minorités, de couleur comme sexuelles. C'était une mauvaise soirée pour le sénateur du Vermont, qui avait espéré reproduire dans l'Ohio le succès du Michigan. Comme l'explique Van Jones, «Bernie Sanders passe d'un statut de rival sérieux à un statut de candidat au message important». 

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