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Dans la lutte contre le terrorisme, ce ne sont pas les frontières le problème

Publié par MaRichesse.Com sur 25 Mars 2016, 10:03am

Catégories : #JUSTICE, #EUROPE, #POLICE

Dans la lutte contre le terrorisme, ce ne sont pas les frontières le problème

Après les attentats, c’est l’absence de partage de renseignements entre les différents pays qui pose problème.

Cinq mois après les attentats de Paris, le groupe terroriste Daech a de nouveau frappé en Europe. Trente-et-une1 personnes ont été tuées à Bruxelles par des kamikazes à l’aéroport de Zaventem et dans le métro. Plus de 270 personnes ont également été blessées.

Si certains ont mis en cause l’Union européenne après ces attaques, Quartz indique que le problème est à l’exact opposé«C’est l’échec de l’Europe à travailler ensemble dans la région qui est le problème.»

 

Pour Fiona de Londras, professeur d’études juridiques mondiales, qui se concentre sur l’antiterrorisme à l’université de Birmingham, «les sécurités nationale et régionale sont tout à fait liées. Il n’y a aucun moyen d’être en sécurité sur le plan national sans une forte coopération transnationale. Les institutions liées à la sécurité sont connues pour leur prudence quant au partage de renseignements avec qui que ce soit. Et cela a contribué à un trou noir quant à la stratégie antiterroriste européenne».

Cette expression de «trou noir» a également été reprise par Rob Wainwright, le directeur d’Europol, rapporte Politico. La déclinaison européenne du site américain est surprise par le fait qu’un FBI européen ne soit toujours pas d’actualité:

«Il semble toujours improbable que l’on parvienne à surmonter les barrières politiques et culturelles qui ont empêché la création d’une agence européenne depuis des années déjà.

 

Après deux décennies d’existence, Europol n’a pas de pouvoir d’arrestation et est gêné par la réticence des gouvernements européennes à partager leurs renseignements, dans sa mission de coordination des informations entre les services de sécurité européen sur le crime organisé et le terrorisme.»

 

Partage d’informations

Interrogé à ce sujet sur France Inter après les attentats de Bruxelles, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur français, a de son côté estimé que le FBI européen n’était pas la solution appropriée, mais concède qu’il faut améliorer le partage d’informations entre les différents pays:

«Je ne pense pas que ce soit la bonne idée. Je pense qu’il faut renforcer les échanges entre les différentes services de renseignement de l’Union européenne. Ce n’est pas une bonne idée, car les services de renseignement ne s’occupent pas uniquement de contre-terrorisme. Ils s’occupent aussi de la défense des intérêts économiques des différents pays de l’UE.»

Quartz explique cependant que, jusque-là, les différents pays de l’UE ne sont pas vraiment enclins à partager toutes les informations qu’ils peuvent avoir et donne deux exemples assez flagrants sur son site, entre une base de données sur les combattants étrangers principalement remplie par six des vingt-huit pays de l’UE, et une plateforme de partage de renseignement installée à La Haye qui aurait dû être opérationnelle dès l’été 2016 mais, «jusqu’à hier, le taux de réponse des États membres prêts à participer et à mettre en commun leurs données était faible –à peine 50%».

Comme le souligne l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, aujourd’hui président de groupe au Parlement européen:

«Le terrorisme est sans frontière; le renseignement doit également être sans frontière.»

 

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