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5 règles d’or pour ne pas mourir sur la route à Saigon

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Mars 2016, 18:11pm

Catégories : #5-TRUCS-A-SAVOIR, #ASTUCES, #VOYAGE

5 règles d’or pour ne pas mourir sur la route à Saigon

Vous l’avez remarqué, le trafic est un sujet récurrent sur ce blog. Non pas que je radote, mais c’est une caractéristique de la ville qui me met parfois tellement hors de moi que j’ai besoin d’en parler, comme unecatharsis. Cette fois, j’avais envie de vous donner mes 5 règles d’or (que je respecte au quotidien, sans déconner !)  pour ne pas crever sur la route. Et quand je dis crever, je ne parle pas des pneus, bien sûr.

 

Suivre la masse

Cette règle-là, je l’ai apprise deux semaines après mon arrivée, quand j’ai eu mon premier accident. Alors que je remontais une avenue à sens unique, je me suis séparée du flot de motos pour une raison quelconque. J’ai dépassé un taxi qui passait là et je n’ai pas vu le type qui arrivait de ma droite. Résultat : je suis rentrée dedans. Si j’étais restée dans la masse, je n’aurais pas eu de souci. Le deuxième accident a eu lieu de la même manière, à savoir moi me séparant du banc de poisson et rentrant dans un mec. Cette fois-là, je me suis plutôt bien viandée, et ça m’a vaccinée. Depuis, je suis le flot de gens, surtout aux grandes intersections. Je me mets bien au milieu, voilà, pépouze, comme ça si il y a un bus ou un camion qui arrive, c’est pas moi qui suis en première ligne ! #smart

Respecter la hiérarchie

J’en avais déjà parlé dans l’un des premiers articles du blog sur le trafic à Saigon. Et aujourd’hui, je réitère. La hiérarchie des véhicules est vraiment importante. Je n’ai pas du tout envie de jouer à celui qui a la plus grosse avec le 33 tonnes qui arrive en face, ni avec le taxi qui roule à environ 70km/h sur la rue Xuan Thuy. Alors je me décale, parfois même je ravale complètement mon ego et je m’arrête (soumission ultime), et je laisse passer sans m’énerver. Oui vous avez bien lu, sans m’énerver. Ce qui ne m’empêche pas de jurer comme un charretier.

Rester concentré

Quand j’étais encore en France, j’avais un peu tendance à me mettre en pilotage automatique contre mon gré. Une ligne droite à 90, une météo tranquille, et hop, l’esprit qui se tire à mille lieux et qui revient 2 minutes plus tard, l’air de rien. Et là tu te dis « Bah merde, j’ai pas vu cette portion de la route, c’est fou ! » Ah ouais, c’est dingue. Bon, en France, c’est pas vraiment dangereux (sauf en forêt de Fontainebleau, un risque que seuls les gens du 77 peuvent comprendre, bisous les copains). Mais ici à Saigon, la moindre seconde d’inattention peut mener à une collision majeure avec un chien, un vélo, une portière de taxi, un câble qui pend, une pelleteuse qui s’ébroue, bref, beaucoup de trucs. Alors on reste focused. #bilingue

Ne pas trop prendre la confiance

Il faut que je précise cette règle qui a l’air un peu fourre-tout comme ça. Conduire au Vietnam, c’est comme décrocher à nouveau son permis. D’abord, tu flippes. Après, tu crois que tu maîtrises tout. Puis tu te rends compte que non et tu finis par calmer ta joie. Il semblerait que beaucoup de personnes restent coincées à la deuxième étape et prennent une confiance de fou sur la route. Conduire sans casque, bourré et/ou vite, doubler de manière indécente et remonter les files comme un teubé : ces comportements sont monnaie courante ici. Pourquoi, hein ?24 personnes meurent chaque jour sur la route au Vietnam. 24. C’est une personne par heure ! Et quand je vois des trucs comme ça, en fait je comprends d’où peuvent venir ces chiffres. Alors je sonne peut-être un peu rabat-joie pour le coup mais honnêtement moi j’ai pas envie de crever à Saigon (c’est pas pratique pour rapatrier le corps et tout en plus).

Utiliser son klaxon

Je sais qu’en disant ça, je ne vais pas me faire des amis. Qui aime les klaxons franchement ? Personne. J’ai moi-même horreur de ça, j’ai envie de foutre des droites aux gens quand j’entends des klaxons. Mais il faut bien se rendre à l’évidence : c’est le seul moyen de communication qui fonctionne ici. Personne ne semble comprendre autre chose que ça. Sachez-le, le klaxon a plusieurs significations. À l’approche d’un croisement, il veut dire « Attention, j’arrive, s’il y a une voiture qui se cache derrière cette intersection, qu’elle ne me rentre pas dedans, please. » Il y a aussi l’agréable chauffeur de taxi qui te colle aux basques en klaxonnant sans interruption. Lui c’est pour te prévenir qu’il va bientôt t’écraser. Pareil pour le bus. Ces deux-là préfèreraient crever que de laisser passer une moto. Après, il y a le klaxon que j’utilise personnellement : quand je vois quelqu’un en moto qui a pas l’air très concentré, ou qui semble être sur le point de faire un demi-tour en plein milieu de la route, je le klaxonne en pleine gueule, pour bien lui faire comprendre que j’arrive et qu’il est hors de question qu’il fasse n’importe quoi sur mon chemin.

Voilà, vous connaissez mes secrets maintenant. À votre tour de rester en vie sur la route à Saigon ! 

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