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Conseils, science, sante et bien-être


5 conseils efficaces pour gérer sa peur de l'avion

Publié par MaRichesse.Com sur 3 Mars 2016, 04:50am

Catégories : #5-TRUCS-A-SAVOIR, #ASTUCES, #VOYAGE

5 conseils efficaces pour gérer sa peur de l'avion

Nous savons tous que la peur de l’avion est peu rationnelle, mais elle se nourrit de trois facteurs psychologiques :

 

les accidents sont très rares mais existent et sont toujours très médiatisés et spectaculaires (nombreuses victimes simultanées) ;

 

- le principe du vol dans le ciel défie les lois de notre constitution physique d’êtres humains terrestres, ce qui peut réveiller des peurs ancestrales et biologiques de la chute ;

 

- l’absence totale de maîtrise de la situation de vol aggrave le sentiment de vulnérabilité, car le passager est à la merci complète de l’avion et de son pilote ; beaucoup d’anxieux de l’avion anticipent un accident avec l’idée qu’il s’écoule forcément quelques secondes horribles entre les premiers signes de défaillance et le crash réel, pendant lesquelles on "voit" la mort venir en étant complètement impuissant.

 

Une peur souvent due à des événements passés

 

La peur de l’avion correspond de fait à un véritable "syndrome de stress pré-traumatique" dans lequel on retrouve la plupart des symptômes présents chez les victimes de catastrophes réelles : tension anxieuse permanente, pensées envahissantes empêchant toute concentration sur autre chose, hypersensibilité au moindre signe de danger (sursaut lors d’annonces ou de sonneries et panique à chaque petit mouvement de l’appareil), et parfois inhibition complète empêchant même de se rendre à l’aéroport ou même de regarder un avion à la télévision.

 

Souvent, cette peur pré-traumatique est sous-tendue par des événements réellement vécus dans le passé (accident de voiture, autre situation à risque vécue soi-même ou par un proche, etc.), oubliés mais pas vraiment "digérés", l’avion n’étant alors qu’un support réactivant la peur de mourir encore à vif.

 

Autre facteur aggravant pour la plupart d’entre nous, les voyages en avion ne sont pas des actes du quotidien auxquels on peut s’habituer progressivement. Il s’agit en général de petits "événements", avec tout un cérémonial qui renforce le caractère impressionnant pour les non-habitués (procédures de sécurité, durées d’attente, etc.).

 

Et si vous êtes anxieux et que vous vous arrangez pour prendre l’avion le moins possible, la peur ne fait que croître par auto-renforcement (plus on évite, plus on a peur).

 

Comment gérer alors le stress voire une véritable phobie de l’avion ? Voici cinq conseils qui peuvent être utiles si vous devez prendre un avion très prochainement, et sans le temps nécessaire à une véritable préparation ou même d’une thérapie.

 

1. Concentration : seul l'instant présent existe

 

Dès maintenant, et pendant tout le voyage, faites le maximum d’efforts pour ne vous concentrer que sur le moment présent et rien d’autre.

 

Toutes les formes d’anxiété sont amplifiées par une tendance naturelle à anticiper, théoriquement pour prévoir les risques, les éviter, prendre des décisions, etc. C’est sûrement très utile quand on est serein mais complètement improductif quand on est stressé, car le raisonnement est toujours perturbé par les émotions.

 

De plus, dans le cas d’un voyage en avion, il n’y a rien de très compliqué à faire par soi-même, juste à suivre les autres et les consignes. Toutes vos projections dans l’avenir risquent donc d’être marquées par la peur et une sur-estimation du danger, qui ne peut qu’augmenter votre stress.

 

Rappelez-vous que "la peur n’empêche pas le danger" et que ça n’est pas en vous inquiétant que vous éviterez une panne de moteur si elle doit arriver. Cette attitude n’est pas la méthode Coué, il ne s’agit pas de nier votre anxiété ni les risques (extrêmement faibles) d’accident, mais juste de tenir compte de la réalité du moment. Au moment pile où je suis, tout va bien, je suis vivant, j’ai des choses précises à faire (surveiller mes valises, faire la queue, boucler ma ceinture, lire, manger, dormir, etc.) et je dois me concentrer uniquement sur ces choses simples.

 

"Oui, mais si… l’hôtesse signale un problème, s’il y a des turbulences, si j’ai envie de vomir, etc."

 

Eh bien, si ça arrive, vous saurez aussi quoi faire sur l’instant en vous concentrant sur le besoin du moment, inutile de vous poser 36.000 problèmes qui probablement n’arriveront pas.

 

2. Verbalisation : partagez votre anxiété

 

Le stress augmente en général quand on le garde pour soi. Soyez généreux, partagez votre anxiété avec les autres.

 

Certains ne vont peut-être pas beaucoup apprécier, mais la plupart seront ravis de "voler" à votre secours en essayant de vous rassurer et de montrer à quel point ils sont, eux, courageux. Peu importe, vous aurez ainsi l’occasion de verbaliser votre peur, d’avoir sûrement quelques conseils, et de changer aussi de conversation, ce qui vous permettra d’oublier un peu votre stress.

 

La plupart des équipages sont maintenant bien sensibilisés à la peur de l’avion, et sauront être présents pour répondre à vos questions et vous aider "au cas où"…

 

3. Relaxation : faites-en un moment agréable

 

Préparez votre voyage en essayant d’en faire un moment agréable.

 

Facile à dire, je sais, mais rien ne vous empêche d’emporter des livres qui vous plaisent, des musiques plutôt calmes ou dans vos goûts, de prévoir quelques autres occupations, voire même quelques bonbons pour que le temps passe plus vite…

 

Si en plus vous avez appris quelques techniques de relaxation ou de yoga, notamment pour réguler au mieux votre respiration, n’hésitez pas à les appliquer autant que nécessaire (la veille avant de dormir, le jour même à l’aéroport, dans l’avion au décollage ou durant le vol).

 

4. Motivation : affrontez la situation

 

Si vous hésitez, rappelez-vous que l’effort que vous produisez en prenant l’avion ne peut être que bénéfique pour la suite.

 

Il suffira peut-être à faire disparaître complètement votre peur, ou sinon de l’atténuer pour que les vols suivants se passent de mieux en mieux.

 

Toute expérience vécue est bonne à prendre contre la peur, à condition de le faire en "mode contrôlé" : ne pas subir la situation et l’anxiété comme si elles allaient vous écraser, mais les affronter consciemment pour les surmonter, avec un réel effort de volonté.

 

Cela permettra de reprogrammer votre mémoire émotionnelle, qui ne gardera plus en mémoire "avion=angoisse=danger" mais "avion=contrôle possible". Et même si le vol se passe un peu mal (quelques turbulences), ça sera encore mieux ! Vous pourrez ainsi plus facilement désensibiliser votre peur de l’inconnu, par l’expérience vécue.

 

Toutes les phobies sont irrationnelles et nourries d’imaginaire, on les combat en se confrontant à la réalité, sous le contrôle de la volonté.

 

5. Médication : en dernier recours

 

Normalement, les quatre conseils précédents devraient suffire... Malgré tout, vous jugez peut-être votre peur encore trop forte, et aimeriez bien un "petit coup de pouce" chimique pour passer l’épreuve du prochain départ en vacances.

 

Il existe bien des anxiolytiques, pourquoi s’en priver ?

 

Je ne suis pas contre, mais au moins à deux conditions : essayez quand même d’appliquer les quatre autres conseils, et essayez de différer la prise le plus possible. Si vous sentez que vous pouvez vous en passer, gardez le comprimé avec vous, en vous disant que vous le prendrez "si c’est vraiment nécessaire".

 

En gérant instant après instant, il se peut que vous n’en ayez finalement pas besoin. De toute façon, ne prenez pas de médicament anxiolytique sans l’avis d’un médecin, et surtout ne buvez pas d’alcool en même temps, c’est bien plus dangereux que de prendre l’avion… 

 Source

 

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