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Le secret des inventions de Google ? « Nous tuons nos projets »

Publié par MaRichesse.Com sur 29 Février 2016, 19:08pm

Catégories : #TECHNOLOGIE, #ENTREPRISE

Le secret des inventions de Google ? « Nous tuons nos projets »

De nos jours, on dit Alphabet, pas Google, et juste «  X  », pas Google[x] ; à part ça, l’objectif reste le même dans le lointain laboratoire R&D de la société tech la plus riche de la planète : changer le monde. Découvrir des trucs. Pas forcément dans cet ordre.

Dirigé par Astro Teller (né Eric avant d’adopter un prénom plus adapté à ce qu’il est), X relève volontairement des défis qui semblent avoir davantage leur place dans des récits de science-fiction que sur les bilans comptable d’une entreprise publique.

Son premier projet était la voiture autonome et les suivants incluent Google Glass, le projet de service par ballon Loon Internet, les cerfs-volants à énergie Makani, et le service de livraison par drone baptisé Project Wing. (Plusieurs projets de X ont dépassé le programme  : le réseau neuronal artificiel Google Brain est à présent intégré à l’équipe de recherche Google, et leur incursion dans le domaine de la santé Verily Life Sciences développe actuellement des lentilles de contact intelligentes dont l’idée est née à X, ainsi qu’un projet qui espère réussir à faire passer des nanoparticules dans le sang pour détecter des maladies à un stade précoce.)

Le patron de Teller, Sergey Brin, veut voir s’opérer des changements drastiques au sein de X  : il veut décupler l’efficacité des méthodes actuelles en instaurant des expériences impliquant des atomes, pas juste des bits (en d’autres termes, de vrais trucs qui peuvent casser, s’effondrer et exploser).

Ah oui, et l’objectif est de faire trucs qui fonctionnent vraiment – et si possible d’en tirer un profit financier.

Comme l’explique Teller ici, dans une version adaptée de son discours prononcé lors du TED 2016, cela requiert une nouvelle méthode d’invention, radicalement différente de ce qui est aujourd’hui devenu un cliché, le célèbre «  échoue vite et recommence  ».

C’est une méthode souvent désordonnée, comme le montrent les exemples ci-dessous, dont certains sont ici rendus publiques pour la première fois.

— L’équipe de Backchannel

« En 1962, à l’université de Rice, JFK [John Fitzgerald Kennedy, ndlr] s’est adressé à la nation [américaine, ndlr] en parlant d’un rêve. Le rêve d’envoyer un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. D’où le concept du “moonshot” (un tir vers la Lune, en anglais).

Personne ne savait si c’était réalisable, mais il s’est assuré qu’un plan soit prévu au cas où ce serait possible. Les grands rêves ne sont pas juste des visions. Ce sont des visions doublées de stratégies élaborées pour les concrétiser.

Astro Teller lors d'une présentation à Tribeca, New York, le 22 avril 2015
Astro Teller lors d’une présentation à Tribeca, New York, le 22 avril 2015 - Jemal Countess / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

J’ai l’incroyable chance de travailler pour une usine à moonshots. À X, anciennement appelé Google[x], vous trouverez un ingénieur en aéronautique spatiale travaillant aux côtés d’un créateur de mode et d’anciens commandants de troupes militaires, en réunion avec des spécialistes des lasers.

Ces ingénieurs, ces créateurs et ces inventeurs imaginent de nouvelles technologies qui, nous l’espérons, amélioreront considérablement nos modes de vie. Nous utilisons le mot “ moonshot ” pour ne jamais oublier de voir les choses en grand. Pour continuer à rêver. Et nous utilisons le mot “ usine ” pour nous souvenir qu’il faut avoir des plans concrets pour donner à chaque vision les meilleures chances de se concrétiser.

L’usine à moonshots est un lieu désordonné

Mais j’ai un secret à vous révéler. La machine en vogue qu’est la Silicon Valley a créé le mythe de visionnaires amassant des fortunes sans effort. Ne croyez pas ça.

L’usine à moonshots est un lieu désordonné. Mais plutôt que de fuir le désordre ou de prétendre qu’il n’existe pas, nous avons essayé d’en faire notre force. Nous passons la majeure partie de notre temps à casser des choses et à travailler à comprendre que nous faisons fausse route. C’est ça le secret, s’attaquer aux aspects les plus difficiles du problème en premier. Se demander joyeusement  : “ Comment allons-nous tuer notre projet aujourd’hui  ? ”

Nous avons trouvé un équilibre qui nous convient  : autoriser notre optimisme inépuisable à alimenter nos visions tout en cultivant un scepticisme enthousiaste et une pensée critique pour insuffler la vie dans ces visions et les concrétiser.

Je veux vous présenter quelques-uns des projets que nous avons dû abandonner, et certains joyaux qui, en tous cas jusque-là, ont non seulement survécu à ce procédé mais ont été accélérés.

Un gros problème qui affecte des millions de gens

Voici la marque de fabrique de nos moonshots  :

  • Nous cherchons un gros problème qui affecte des millions de gens dans le monde.
  • Puis nous tentons de proposer une solution radicale à ce problème.
  • Enfin, il doit y avoir une bonne raison de penser que la technologie pour parvenir à cette solution radicale peut être construite. Quelques gouttes d’espoir pour nous mettre en marche, et définir clairement certaines étapes par lesquelles il va nous falloir passer sur la voie qui mène à sa concrétisation.

L’année dernière, nous avons dû abandonner un projet d’agriculture verticale automatique. Cette image montre des laitues que nous avons fait pousser. 

 

Projet avorté d'agriculture verticale
Projet avorté d’agriculture verticale - crédit photo : X

Une personne sur neuf sur cette planète souffre de malnutrition  : le moonshot est ici indispensable. L’agriculture verticale utilise 10 fois moins d’eau et 100 fois moins de terre que la méthode conventionnelle, et elle offre la possibilité de cultiver près de l’endroit où les produits seront consommés, évitant ainsi l’étape du transport.

Nous avons fait des progrès sur beaucoup de problèmes, comme la récolte automatique et l’éclairage optimisé, mais finalement nous n’avons pas réussi à cultiver des aliments de base de cette façon, comme les céréales ou le riz, nous avons donc abandonné. Si quelqu’un invente une espèce de riz naine, tenez-nous au courant, c’est peut-être la solution  !

Voici un autre gros problème  : nous payons un prix incroyablement élevé aussi bien en ressources qu’en dégâts environnementaux pour transporter des biens à travers le monde. Le développement économique de pays n’ayant pas accès à la mer est limité par le manque d’infrastructures de transport.

Un cargo flottant plus léger que l’air

Nous avons trouvé une solution radicale  : un cargo flottant plus léger que l’air. Cela coûterait moins cher que le transport par avion en se rapprochant de celui par bateau, l’empreinte carbone serait encore moins élevée que celle des bateaux, et la vitesse de transport serait à mi-chemin entre celle des bateaux et celle des avions. Et tout ça sans avoir besoin de voies. Un vrai moonshot.

 

Schéma du projet de cargo plus léger que l'air
Schéma du projet de cargo plus léger que l’air - crédit photo : X

Nous avons fait plusieurs découvertes techniques brillantes qui mises ensembles pourraient peut-être permettre de fabriquer ce type de vaisseaux en grande quantité – et donc à un prix raisonnable.

Mais quand bien même le prix baisserait à mesure que le volume de construction serait élevé, nous avons cependant conclu que le prix de conception et de construction du premier prototype avoisinerait les 200 millions de dollars. Étant donné qu’X est structuré autour d’un ratio étroit d’erreurs possibles, d’apprentissage et de nouvelles conceptions, 200 millions de dollars est un prix bien trop élevé pour ne franchir ne serait-ce que les premières étapes qui permettraient de savoir si nous sommes sur la bonne voie.

Si un projet a un talon d’Achille, nous préférons le savoir tout de suite, pas à la fin. Nous avons donc abandonné le projet.

Mais comme cela arrive souvent, peut-être qu’un phénix renaîtra des cendres de ce projet  ; il nous a fait réfléchir à la manière dont s’y prendre pour créer quelque chose de plus léger que l’air. Nous étudions en ce moment un nouveau matériau ultra résistant, mais qui peut flotter. Cela changerait complètement nos interactions avec le ciel, les immeubles, le transport et plus encore. Affaire à suivre  !

Découvrir un défaut majeur sur un projet ne signifie pas toujours qu’il faut y mettre un terme. Cela nous pousse régulièrement sur un chemin encore plus productif. Voici notre prototype de véhicule entièrement autonome, que nous avons construit sans volant ou pédale. Mais ça n’a pas toujours été notre objectif.

Avec près d’1,2 million de morts sur les routes chaque année aux États-Unis, construire une voiture sans chauffeur était un moonshot à tenter. Il y a trois ans, notre modèle de Lexus revue et sans chauffeur avait de si bons résultats pendant les tests que nous en avons prêté à d’autres membres de Google, pour voir ce qu’ils pensaient de l’expérience.

Et nous avons découvert que notre idée d’une voiture qui se charge quasiment toute la conduite, avec un être humain qui ne prend le contrôle qu’en cas d’urgence, n’était pas un bon plan.

Ce n’était pas sûr du tout. Les gens ne faisaient pas ce qu’ils étaient censés faire, à savoir rester alertes au cas où la voiture devrait leur céder le contrôle.

Révolutionner le transport de personnes

Cette découverte a été un moment crucial et nos équipes sont retournées à leurs tables de travail. Il en est sorti une perspective magnifique et nouvelle  : viser la voiture dans laquelle vous êtes uniquement passager. Vous dites à la voiture où vous voulez aller et elle vous emmène d’un point A à un point B. Toute seule. Voilà comment nous pouvons révolutionner le transport de personnes.

Nous sommes heureux d’avoir compris cela assez tôt dans le projet, car notre travail a depuis été réorienté. À ce jour, nos voitures ont conduit toutes seules sur plus de 2,2 millions de kilomètres et elles sortent tous les jours dans les rues de Mountain View, en Californie et à Austin, au Texas.

Prototype de la Google Car à Moutain View, le siège de Google
Prototype de la Google Car à Moutain View, le siège de Google - Noah Berger / AFP

Quand vous vous heurtez à une découverte qui sonne la fin d’un projet, il est parfois intéressant de changer totalement de perspective. C’est un des mantras de X. Aborder le problème sous un angle inhabituel qui vous permet de dépasser les failles du projet à mesure que vous les découvrez.

Changer de perspective est tellement plus efficace qu’être malin. Quand vous essayez d’améliorer des techniques déjà existantes, vous êtes en compétition avec tous ceux qui vous ont précédé. Ce n’est pas une compétition très intéressante.

Prenez l’énergie éolienne. Nous n’allons pas construire de meilleure turbine à vent standard que celles déjà inventées par les spécialistes de cette industrie. C’est l’échec assuré. Mais nous avons trouvé un moyen d’aller chercher plus haut dans le ciel et d’atteindre des vents plus rapides et plus stables pour obtenir davantage d’énergie, sans avoir besoin de tonnes d’acier pour les atteindre.

Notre cerf-volant électrique Makani s’élève de sa perche en faisant tourner plusieurs propulseurs répartis le long de ses ailes, qui libèrent un filin l’alimentant en électricité pendant son ascension. Une fois le filin entièrement déroulé, le cerf-volant effectue des cercles en vents contraires dans le ciel. Les propulseurs qui lui ont permis de monter se transforment alors en petites turbines à vent et renvoient de l’électricité vers le bas, à travers le filin.

 

Le projet de cerf-volant Makani
Le projet de cerf-volant Makani - crédit photo : X

Nous n’avons pas encore trouvé de raison d’abandonner ce projet, et plus il résiste à la pression, plus notre excitation grandit à l’idée d’apporter au monde une forme bien plus économique et facile à déployer d’énergie éolienne.

Mais notre projet le plus dingue est peut-être bien le projet Loon. Nous essayons de créer un Internet alimenté par ballon. Un réseau de ballons dans la stratosphère qui pourraient apporter une connexion Internet dans les zones rurales et les régions les plus reculées du monde.

 

Le projet Loon de Google
Le projet Loon de Google - crédit photo : X

Nous espérons permettre de connecter 4 milliards de personnes qui aujourd’hui disposent de peu ou pas de connexion Internet. Mais on ne peut pas accrocher une tour de relais à un ballon et l’envoyer dans le ciel. Les vents sont trop forts, ils l’emporteraient. Les ballons sont trop hauts pour être accrochés au sol, et ces fils d’amarrage seraient dangereux pour les avions.

C’est là qu’intervient le moment de folie  : et si, au lieu de cela, nous les laissions dériver  ? Et si nous leur apprenions à naviguer avec les vents pour aller là où on a besoin d’eux  ?

Dans la stratosphère, certains vents soufflent à des vitesses et dans des directions différentes en strates très fines. Nous espérons pouvoir utiliser des algorithmes intelligents et des données sur les vents provenant de toute la planète pour manœuvrer ces ballons en les faisant monter ou descendre sur des distances relativement courtes, afin de trouver ces différents vents.

L’idée est d’avoir assez de ballons pour que si l’un dérive en dehors de votre zone, un autre puisse venir le remplacer, prenant le relais de la connexion Internet de la même façon que votre téléphone change d’antenne relais à mesure que vous roulez sur l’autoroute.

Visions improbables

Nous savons que ces visions semblent improbables. Et c’est pour cette raison que depuis 2012, l’équipe de Loon s’est fixée comme priorité de travailler sur les aspects les plus difficiles du projet, qui sont donc les plus susceptibles de nous pousser à l’abandonner car il nous serait impossible de le concrétiser.

Nous avons d’abord tenté d’émettre en Wifi depuis un ballon placé dans la stratosphère vers une antenne au sol, placée sur nos voitures d’abord, à mesure que nous suivions le ballon, puis sur des maisons. Ça a marché  ! Alors on a continué.

 

Projet Loon, par Google
Projet Loon, par Google - crédit photo : X

Allions-nous réussir à connecter le ballon directement à des téléphones plutôt qu’à des antennes agissant comme récepteurs intermédiaires  ? Oui  !

Pouvions-nous établir du ballon une bande passante suffisante pour avoir une vraie expérience d’internet  ? Nos premiers tests étaient d’à peine un megabit par seconde, mais aujourd’hui nous pouvons délivrer jusqu’à 15Mbps, assez pour une regarder une vidéo TED.

Allions-nous réussir à connecter les ballons entre eux, ce qui aiderait à obtenir un signal dans les régions les plus reculées  ? Oui  !

Beaucoup d’essais avant de réussir

Pourrions-nous fabriquer des ballons de la taille d’une maison qui resteraient en l’air pendant plus de 100 jours tout en ne coûtant que 5 % du prix habituel des ballons longue durée  ? En fin de compte, oui  ! Mais très franchement, il nous a fallu beaucoup d’essais pour en arriver là.

  • Nous avons fait des ballons ronds et argentés.
  • Des ballons géants en forme d’oreillers.
  • Des ballons de la taille d’une baleine bleue.

Nous avons bousillé beaucoup de ballons.

L’une des raisons qui avaient le plus de chance de nous faire abandonner Loon, c’était notre capacité à guider les ballons dans le ciel. Et l’une des étapes les plus importantes la concernant a été de mettre “ un ballon dans le ballon ”. Il y a deux compartiments  : un avec de l’air, l’autre avec de l’hélium. En pompant de l’air, on rend le ballon plus lourd, en en relâchant, il devient plus léger.

Ces changements de poids le font monter ou descendre et ce simple mouvement représente tout notre système de pilotage  : nous flottons plus haut ou plus bas pour trouver les vents qui soufflent à la vitesse et dans la direction qui nous conviennent. Est-ce que cela suffit pour faire naviguer les ballons  ? Peut-être pas encore, mais c’est de mieux en mieux.

Avec nos ballons les plus récents, nous montons à plus de 3 000 mètres d’altitude et nous pouvons envoyer un ballon à 500 mètres près de l’endroit où nous voulons qu’il aille, depuis une distance de 20 000 kilomètres. Il nous faut encore réduire les coûts des ballons, mais l’année dernière, un ballon fabriqué avec très peu de moyens a fait 19 fois le tour du monde en 187 jours. Donc nous allons continuer.

Pourparlers commerciaux

Aujourd’hui, nos ballons peuvent accomplir quasiment tout ce qu’un système complet doit pouvoir faire. Nous sommes actuellement en pourparlers commerciaux avec des compagnies télécoms du monde entier et nous allons nous rendre dans des pays comme l’Indonésie pour de vrais tests cette année. Imaginez plusieurs milliards d’autres personnes pouvant se connecter à Internet et profiter de ses opportunités économiques et éducatives  !

Cela me fait particulièrement plaisir de voir l’équipe de Loon faire d’un rêve si audacieux une réalité en faisant de notre mantra d’ “ échec rapide ” un des piliers de leur travail.

Trop beau pour être vrai ?

Tout ceci sonne probablement trop beau pour être vrai. Et vous avez raison. Être audacieux et travailler sur de grandes idées extrêmement risquées rend les gens naturellement mal à l’aise  : ils mettent tout ce qu’ils ont dans une idée très éloignée de ce que la plupart des gens considèrent généralement comme raisonnable et réaliste.

Et ils font constamment face à leurs propres failles et à leur incapacité à résoudre le problème. On ne peut pas ordonner aux gens d’échouer vite. Les gens résistent parce qu’ils sont inquiets, ils se disent  : Que va-t-il se passer si j’échoue  ? Les gens vont-ils se moquer de moi  ? Vais-je être licencié  ? Je vous ai dit dès le début quel était notre secret. Je vais vous quitter en vous disant comment on le met en œuvre.

La seule façon de faire en sorte que les gens s’attaquent à des idées audacieuses tout en les poussant à attaquer par les parties les plus difficiles du problème est de s’assurer qu’ils empruntent la voie de moindre résistance. À X, nous travaillons dur pour qu’échouer soit possible.

L’année dernière à elle seule a vu mourir une centaine de projets. Je ne les ai pas abandonnés. Ce sont les équipes qui l’ont fait. Elles tuent leur projet dès qu’elles ont les éléments qui les y poussent, car elles sont récompensées pour ça.

Elles sont applaudies par leurs pairs. Elles reçoivent des accolades et des high fives de leurs managers. Elles sont promues pour ça. Nous avons donné des bonus à chaque personne dont l’équipe a tué des projets, que l’équipe comporte deux ou trente personnes.

Dans l’usine à moonshots, nous croyons aux rêves. Et un scepticisme enthousiaste n’est pas l’ennemi d’un optimisme sans borne. C’est le partenaire idéal de l’optimisme. Cela révèle le potentiel de chaque idée. Cela rend l’apparement impossible possible à accomplir. C’est de cette manière que nous pouvons créer le futur que nous imaginons en rêve. 

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