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10 chiffres pour comprendre la bataille de Verdun

Publié par MaRichesse.Com sur 21 Février 2016, 03:54am

Catégories : #GUERRE

10 chiffres pour comprendre la bataille de Verdun

Dix mois. C'est la durée de la bataille, l'une des plus sanglantes de l'histoire avec celle de Stalingrad, en 1942. Elle va durer du 21 février au 19 décembre 1916 au nord-est de la ville de Verdun, en Lorraine, l'une des principales places fortifiées de l'Hexagone. L'Allemagne s'agace de cette menace vers ses lignes, elle veut prendre les forts afin de mettre toutes les chances de son côté, avant de lancer de nouvelles offensives contre les Français. Ces derniers vont défendre les positions jusqu'à la victoire, la ville devenant ainsi le symbole de la résistance tricolore.

2,3 millions de combattants. Environ 1,1 million de soldats côté français contre 1,2 million côté allemand : deux nations vont s'enterrer dans la terre, dans un duel à mort, pour finalement ne déboucher sur aucun gain territorial. Les Allemands, qui n'arrivent pas à percer, justifieront par la suite leur attaque en expliquant qu'ils voulaient « saigner » l'armée française.

 

9 jours. Le laps de temps qui permet à l'état-major français de renforcer ses positions et de sauver la ville. Les Allemands devaient attaquer le 12 février, avant de changer d'avis en raison de conditions météo épouvantables. Un délai que met à profit le général Joffre pour organiser la défense de la ville, enfin convaincu de l'imminence d'une attaque. Il déplace plusieurs troupes dont le 20e corps, qui était près d'Épinal. À quelques jours près, la ville tombait.

700 000 victimes. Pour tous les historiens, Verdun a été une véritable saignée dans chaque camp. 160 000 morts du côté français, 140 000 chez les Allemands. À ces pertes s'ajoutent environ 400 000 blessés. Quasiment toutes les familles sont touchées par la tragédie. Cent ans plus tard, on retrouve régulièrement des ossements d'anciens soldats.

50 millions d'obus. Un déluge de feu s'abat sur la région pendant des mois, laissant des cicatrices encore visibles sur le terrain – un million d'obus sont ainsi tirés le premier jour de l'offensive. On sent parfois la terre trembler plus de 100 kilomètres à la ronde. Un quart des munitions n'aurait pas explosé pendant la bataille.

10 citations. Pour le régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM), l'unité la plus médaillée de France. En octobre 1916, le régiment reprendra le fameux fort de Douaumont aux Allemands, aidé par des auxiliaires sénégalais et somaliens, ce qui lui vaut la Légion d'honneur pour haut fait d'armes.

65 kilomètres. La longueur de la « Voie sacrée », une route qui va permettre d'alimenter en hommes, en vivres et en matériel la zone des combats. Jour et nuit, une noria de camions et de véhicules fait la navette dans les deux sens, entre Bar-le-Duc et Verdun. Surnommé « le chemin de l'enfer » par les Poilus, cet axe vital va permettre d'organiser les rotations des combattants dans les tranchées tous les 10 ou 15 jours, sur ordre de Pétain, afin de supporter les assauts. Les deux tiers de l'armée française vont ainsi combattre à Verdun.

350 Avions. Avec un net avantage pour les Allemands et leurs 280 appareils déployés sur les opérations. Les avions servent à repérer les objectifs derrière les lignes afin d'aider le réglage des tirs d'artillerie. Les exploits des As du ciel – comme les Français Georges Guynemer et Charles Nungesser –, relatés dans les journaux, fascinent l'opinion publique.

58 ans. L'âge du général Pétain, dépêché sur place par Joffre pour reconquérir le terrain perdu. Mais Pétain préfère résister et tenir la place plutôt que de sacrifier inutilement les hommes dans des offensives stériles, ce qui lui vaut une réelle popularité chez les Poilus. C'est également à Verdun que combat un jeune capitaine plein d'avenir : Charles de Gaulle, qui est blessé et fait prisonnier à Douaumont, en mars 1916. Il essayera cinq fois de s'évader jusqu'à sa libération, en 1918.

6 Villages martyrs. Bezonvaux, Fleury devant Douaumont, Beaumont en Verdunois, Cumières le Mort Homme... Dans la région des combats, une dizaine de bourgs ont été anéantis par les bombardements. Six villages furent carrément rayés de la carte et jamais reconstruits. Officiellement déclarés « morts pour la France », ils restent administrés par des maires nommés par le préfet de la Meuse. Au nom du souvenir. 

 Lepoint

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