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Les 5 gros dossiers qui attendent les nouveaux présidents de région

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Janvier 2016, 18:31pm

Catégories : #FRANCE, #POLITIQUE

Les 5 gros dossiers qui attendent les nouveaux présidents de région

Les présidents des sept nouvelles grandes régions nées de la réforme territoriale ont été officiellement désignés ce lundi, et plusieurs défis les attendent...

C’est leur grand jour : après un scrutin parfois conquis à l’arraché, les sept présidents des nouvelles grandes régions fusionnées sont officiellement élus ce lundi. Pour l’occasion on fait le point sur les 5 gros dossiers qui attendentLaurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes), Xavier Bertrand (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), Philippe Richert (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine), Marie-Guite Dufay (Bourgogne-Franche-Comté), Carole Delga (Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon), Alain Rousset (Aquitaine-Poitou-Charente-Limousin) etHervé Morin (Normandie).

1. Trouver un nouveau nom

On s’en rend bien compte en lisant à voix haute le paragraphe précédent : les nouvelles régions ont besoin d’un nouveau nom. A l’exception de la Normandie, fusion de la Haute et de la Basse Normandie dont le nom était tout trouvé, elles vont devoir se creuser la tête pour trouver une appellation pertinente et qui ne vexera personne. On pense à « Occitanie » dans le Sud-Ouest, « Aura » pour Auvergne-Rhône-Alpes, « Nouvelle Aquitaine » pour la grosse région autour de Bordeaux ou « Hauts-de-France » pour le Nord, mais rien n’est encore arrêté. Chaque conseil régional devra transmettre son choix au gouvernement avant le 1er juillet et le nom sera officiellement fixé par décret le 1er octobre 2016.

2. Décider de la nouvelle capitale régionale

Le sujet est presque plus sensible : quelle ville dirigera la région ? Seule Strasbourg a officiellement aujourd’hui le statut de capitale régionale, même si Bordeaux, Lille et Lyon devraient l’obtenir sans trop de problème. Le débat reste par contre ouvert dans les autres régions, où il faudra départager Dijon et Besançon, Toulouse et Montpellier, ainsi que Rouen et Caen. Le gouvernement avait déjà tranché l’été dernier, mais à titre provisoire uniquement. Comme pour le nom des régions, le choix de chaque région sera soumis le 1er juillet et la décision finale apportée par décret trois mois plus tard.

3. Trancher dans les doublons

Prenez deux ou trois régions indépendantes et faites-en une grosse région unique : il y aura forcément quelques fonctionnaires qui occupent désormais le même poste et d’autres dont le service est transféré d’une ex-capitale régionale à la nouvelle. De quoi inquiéter les agents publics, dont certains devront déménager (environ 500, selon Matignon) et d’autres changer carrément de métier (environ 1.500). Pour éviter qu’une ancienne capitale régionale ne perde trop de fonctionnaires, les villes concernées devront se répartir plus ou moins équitablement les organismes faisant travailler les agents publics dans les régions : chambres et directions régionales, agence régionale de santé, rectorat, etc.

4. Gérer la hausse des indemnités

Les nouveaux présidents de région ne comptent pas creuser leurs déficits, bien au contraire. Deux conséquences de la fusion des régions ne vont pas les y aider : l’augmentation du plafond des indemnités des conseillers régionaux, d’une part. Indexé sur la population de la région concernée, ce plafond va mécaniquement se relever, les nouvelles régions voyant leur population augmenter drastiquement avec la fusion. Seconde conséquence : le système de prime des fonctionnaires, plus ou moins avantageux d’une région à l’autre et qui pourrait être nivelé par le haut dans les régions fusionnées.

5. Diriger une région aux compétences élargies

Même si leurs moyens restent limités (le budget total des 13 régions françaises dépasse à peine celui de la seule Catalogne), les nouvelles régions ont des compétences élargies entre autres sur le soutien aux entreprises, l’aménagement du territoire, les transports hors agglomérations et les lycées. Leurs prérogatives s’étendent par ailleurs à l’apprentissage et à la formation professionnelle, deux thèmes que François Hollande a placé au cœur de son action économique pour 2016. De quoi mettre un peu plus la pression sur les nouveaux patrons des régions. 

 20minutes.fr

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