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Conseils, science, sante et bien-être


10 découvertes de 2015 qui nous permettent de vivre plus sainement

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Janvier 2016, 19:12pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

10 découvertes de 2015 qui nous permettent de vivre plus sainement

Je suis toujours à la recherche des dernières découvertes scientifiques qui permettent de profiter d'une meilleure santé et de performances cognitives plus avancées. (Je suis d'ailleurs en train de réaliser un documentaire sur l'impact de notre alimentation et de notre mode de vie sur la santé de notre cerveau et je publie régulièrement mes conclusions sur ma page Facebook). Et 2015 a été une année clé pour tous les accros aux astuces santé, notamment grâce à la publication d'études incroyables qui ont permis d'élucider la manière dont nos choix affectent notre santé, à petite et à grande échelle.

Photo : Getty Images

Cette année, on a porté beaucoup d'attention au microbiome, les milliards de microorganismes qui se situent dans notre tube digestif et qui ont un impact important sur notre santé. Nous savons depuis longtemps que des bactéries vivent à l'intérieur de notre corps et sur notre peau mais nous commençons à peine à comprendre l'ampleur de l'impact de ces éléments microscopiques sur notre organisme. Cette année, les librairies étaient remplies d'œuvres qui tentent justement d'éclaircir un peu ce mystère afin de mieux exploiter ce champ et profiter d'une meilleure santé. Voici quelques livres rédigés en anglais qui ressortent du lot : The Good Gut, Brain Maker, et Gut: The Inside Story of Our Body’s Most Underrated Organ. 

Mais les études sur le microbiome n'étaient que le début. Vous trouverez ci-dessous des informations fascinantes sur la santé découvertes cette année. Prenez des notes si vous avez envie de vous sentir mieux, de stimuler votre cerveau et de vivre plus longtemps !

1. Votre cerveau est directement connecté à votre système immunitaire

Il est assez incroyable de penser que l'humanité est parvenue à envoyer un robot sur Mars et qu'elle a repéré une fonction anatomique qui se dissimulait dans notre propre cerveau, tout cela au cours de la même décennie. Et il s'agit en plus d'une fonction essentielle. Une découverte étonnante a permis de réévaluer des connaissances enseignées depuis plusieurs décennies. En effet, les chercheurs ont déterminé que le cerveau était directement connecté au système immunitaire par des vaisseaux lymphatiques dont nous ignorions jusque là l'existence. Cette découverte, qui confirme l'importance de réduire l'inflammation dans le corps et donc dans le cerveau, pourrait avoir des répercussions importantes au niveau du traitement et de la prévention de nombreuses maladies neurologiques, y compris la dépression, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la démence à corps de Lewy, la sclérose en plaque et l'autisme.

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L'ancienne représentation du système lymphatique (à gauche) et la nouvelle version. (Photo : University of Virginia Health System)

2. Utiliser un iPhone avant de dormir vous empêche de profiter d'une bonne nuit de sommeil

Grâce à cette étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Science en janvier, nous savons maintenant qu'utiliser des appareils qui émettent de la lumière (comme les tablettes et les autres appareils mobiles lumineux) quelques heures avant de s'endormir réduit drastiquement la production de mélatonine dans le cerveau. Cette hormone nous aide non seulement à réguler l'horloge circadienne qui permet de mieux dormir, mais elle joue également un rôle au niveau de l'expression de nombreux gènes, dont certains empêchent le développement de cancers.

En réalité, les personnes non-voyantes présentent des taux de cancer inférieurs aux personnes voyantes, et le fait que leurs niveaux de mélatonine ne soient jamais réduits y est certainement pour quelque chose. Les participants qui recevaient un appareil lumineux avant d'aller se coucher mettaient plus de temps à s'endormir, avaient de mauvaises habitudes de sommeil et étaient moins alertes le lendemain matin. Les auteurs de l'étude ont ainsi conclut que « la lumière artificielle à laquelle nous sommes exposés entre le crépuscule et le moment de dormir a des effets biologiques importants ». Rangez vos appareils ou essayez des verres anti lumière bleue.

3. Manger des aliments épicés pourrait vous aider à vivre plus longtemps

Les études par observation sont idéales pour trouver des liens intéressants entre des variables telles que les habitudes alimentaires et la santé, un point de départ idéal pour effectuer des recherches plus approfondies. Une étude, publiée dans le British Medical Journal, a permis de découvrir, suite à un suivi de sept ans, que les personnes qui mangent des plats épicés pratiquement tous les jours présentent 14 % moins de risque de décéder comparées à celles qui en consomment moins d'une fois par semaine. La capsaicine, le principe actif du piment, aurait des bénéfices pour la santé, y compris des effets antioxydants, anti-inflammatoires et anti-cancérigènes.

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L'épice de la vie : le piment peut avoir des propriétés bénéfiques pour la santé.(Photo : Getty Images)

4. Même les boissons light vous font grossir

Nous savons que les sodas normaux remplis de sucre ne sont pas bons pour la santé. (On le sait, n'est-ce-pas ?). Mais le verdict à propos des boissons light n'a été révélé que récemment. De nombreux édulcorants artificiels sont transformés en composants potentiellement neurotoxiques mais ils ont également des effets hormonaux dans le corps similaires à la consommation du vrai produit : le sucre. En plus de ça, nos chers microbes, mentionnés précédemment et éléments clés de la santé de notre métabolisme,n'apprécient pas ces fausses substances non plus. Après avoir observé 400 personnes sur une période de 10 ans au cours de laquelle on a suivi leur consommation de sodas light, cette étude, publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society en mars, a permis de découvrir que « la consommation de soda light était associée à de l'obésité et à un risque plus élevé de problèmes cardio-métaboliques ».

5. Les graisses saturées ne sont pas mauvaises pour la santé. En quelque sorte.

Ces dernières années, on a appris qu'il était inexact de considérer les graisses comme mauvaises pour la santé. En vérité, c'est plus compliqué que cela. Ça n'est pas sain ou malsain, et son impact sur la santé dépend de votre alimentation dans son ensemble. Mais en considérant la mort comme la pire conséquence possible, cette étude, publiée cette année dans le British Medical Journal, n'a trouvé aucun lien entre la consommation de graisses saturées et la mort, toutes causes confondues. En revanche, la consommation de gras trans, cette horrible matière industrielle, a été associée à une augmentation de la mortalité de 34 %, toutes causes confondues.

En réalité, cette année la FDA a déterminé que les huiles partiellement hydrogénées, la principale source alimentaire de gras trans artificiels dans les aliments traités, ne sont « généralement pas reconnues comme saines ». (Malheureusement, les gras trans se retrouvent encore parfois dans les rayons de nombreux supermarchés). Les graisses saturées sont donc exonérées mais il est important de savoir comment notre microbiome réagit par rapport à elles… et on ne sait pas encore vraiment comment nos microbes (et leur domicile : notre tube digestif) réagissent aux graisses saturées.

De plus, l'augmentation de la consommation des graisses saturées associée à un régime pauvre en nutriments et en fibres et riche en glucides et en sucres n'est probablement pas idéale. En réalité, la combinaison de graisses saturées et de sucres est souvent utilisée dans les études sur la nutrition afin de reproduire le régime américain standard « prône à l'obésité et au diabète ».

6. Le raisonnement qui nous fait craindre les graisses présente des failles

Des directives alimentaires nationales pour limiter la consommation de graisses ont été présentées en 1977 et 1983 par les gouvernements américains et britanniques. Le taux de mortalité suite à des problèmes cardiaques était plus élevé que jamais et la population cherchait un coupable au niveau de l'alimentation. Si vous souhaitez vraiment explorer le sujet, je vous recommande l'excellent livre de Nina Teicholz The Big Fat Surprise. Eviter tous les produits au beurre a stimulé la recommandation de manger davantage de céréales, ce qui a depuis été associé à des taux élevés d'obésité, de diabète et d'autres maladies chroniques et incommunicables.

Une méta-analyse (l'étude d'études, souvent considérée comme le summum de la pyramide des preuves) effectuée cette année et publiée dans le British Medical Journal a soulevé une question simple mais cruciale : quelles étaient les preuves pour ces recommandations initiales ? La conclusion : « Les recommandations alimentaires [visant à réduire la consommation de graisses] ont été présentées pour 220 millions d'américains et 56 millions de britanniques sans preuves à l'appui ».

7. Réduire la consommation de glucides pourrait réduire les maladies cardiaques

Une nouvelle méta-analyse publiée cette année a regroupé 17 tests de contrôle (le standard de la recherche en nutrition) et a permis de découvrir que les régimes pauvres en glucides étaient plus efficaces que les régimes pauvres en graisses pour réduire les risques cardiovasculaires et promouvoir la perte de poids chez les adultes en surpoids. En réalité, en utilisant lecalculateur de risque cardiaque du National Institute of Health, un régime pauvre en glucides était plus efficace à 98 % pour réduire les risques d'accidents cardiovasculaires (crise cardiaque ou AVC) par rapport à un régime pauvre en graisses. Les chercheurs n'ont pas trouvé d'avantages particuliers à suivre un régime pauvre en graisses.

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Tôt ou tard, il faudra ralentir sur les céréales. (Photo : Getty Images)

8. Vous pouvez dire non au déclin cognitif

2015 a été une année importante pour le cerveau. Grâce à l'incroyable travail de Miia Kivipelto et de ses collègues au Karolinska Institutet à Stockholm,nous savons maintenant que les adultes qui adoptent un mode de vie qui inclut des conseils alimentaires, un soutien social et de l'exercice physique sont en mesure de repousser le déclin cognitif, peu importe leur âge, et cela inclut même les personnes les plus à risques. Et d'après une annonce effectuée ce mois-ci lors d'une conférence à Barcelona, les participants de l'étude FINGER souffrant d'un risque génétique lié à la maladie d'Alzheimer ontdavantage profité de ces interventions. Conclusion : les gènes ne dictent pas tout.

9. Votre âge biologique est plus important que votre âge chronologique

Avez-vous participé à une réunion d'anciens élèves récemment ? Vous êtes-vous demandé pourquoi les gens semblaient avoir vieilli de manière différente alors qu'ils faisaient tous partie de la même classe ? Voici la raison. Vous avez deux âges : l’âge chronologique, déterminé par votre année de naissance, et votre âge biologique, déterminé par votre mode de vie. Votre âge biologique est celui qui compte vraiment, celui que vous contrôlez vraiment.

Cette année, les scientifiques ont suivi des marqueurs du vieillissement chez des personnes en bonne santé ayant la vingtaine et la trentaine et ils ont découvert que certaines personnes semblaient vieillir plus vite que d'autres et que cet âge biologique (indépendant de l’âge chronologique, bien que lié) est reflété au niveau de l'apparence physique. Donc, dans la mesure où il existe un lien entre l'apparence physique et l’âge biologique, ceux qui ont un look plus jeune sont vraiment plus jeunes, d'après ces biomarqueurs. Et le plus intéressant dans tout ça : les biomarqeurs mesurés dans l'étude sont tous modifiables, comme l'explique cette vidéo que j'ai créée.

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Vous pourriez être plus jeune pour votre prochain anniversaire. (Photo : Getty Images)

10. L'huile d'olive extra vierge est une vraie star de la santé cérébrale

Suivre le régime méditerranéen semble fournir une protection au niveau du cœur et des nerfs, tout du moins lorsqu'on observe de larges populations et les conséquences au niveau de leur santé. Personne ne sait vraiment d'où proviennent ces propriétés protectrices et on ne sait pas trop de quoi le régime est constitué. Mais nous savons qu'il s'agit d'un régime riche en poisson sauvage (donc une quantité importante de graisses oméga 3), qui inclut une consommation modérée de vin rouge (une source, certes limitée, de polyphénols comme le resvératrol) et de grandes quantités d'huile d'olive extra-vierge (riche en polyphénols et oléocanthal). 

Le régime méditerranéen implique également de suivre un certain mode de vie, il est donc difficile de déterminer ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins. Cependant, une étude a comparé un régime standard pauvre en graisses encore régulièrement recommandé avec deux versions du régime méditerranéen : un qui inclut des graisses supplémentaires à partir de noix et un autre à partir d'huile d'olive extra-vierge. Le groupe d'adultes âgés qui adhéraient au régime méditerranéen incluant l'huile d'olive a montré une meilleure rétention de la fonction cognitive au bout de six ans.

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L'oléocanthal présent dans l'huile d'olive présente des propriétés anti-inflammatoires et est responsable de la sensation de brûlure que vous ressentez parfois au fond de la gorge lorsque vous mangez. (Photo : iStock)

Et voilà ! Partagez cet article, montrez que notre santé est bien entre nos mains et appréciez le fait que nous vivons à une époque essentielle au niveau de la science nutritionnelle. Je vous souhaite une excellente année 2016 en bonne santé, remplie de nouvelles découvertes qui vous aideront à être en pleine forme ! 

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