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Conseils, science, sante et bien-être


10 astuces pour augmenter vos récoltes

Publié par MaRichesse.Com sur 17 Janvier 2016, 00:07am

Catégories : #ASTUCES

10 astuces pour augmenter vos récoltes

C’est un vrai bonheur de déguster ses fraises, ses framboises et autres petits fruits, si chers dans le commerce et pourtant si faciles à cultiver soi-même en abondance sans trop effort ! Quelle joie de réaliser un excellent repas avec les produits de votre jardin dont vous découvrirez, en plus, les goûts inimitables, reflets de la richesse de votre terre !

Ainsi, faire le choix de cultiver soi-même une partie de sa nourriture procure beaucoup de plaisirs et de fierté en plus du fait que cela vous apporte des aliments sains, délicieux et beaucoup plus nutritifs que ceux que vous pourriez trouver en supermarché !

On peut ajouter que si l’on souhaite voir notre système agro-alimentaire dégénérescent et destructeur de la vie évoluer, l’acte de jardiner et d’auto-produire sa nourriture devient un véritable acte militant pour l’environnement et sa santé.

 

 

Cela peut cependant sembler réservé aux chanceux ayant un espace suffisant pour créer un potager digne de ce nom. En fait, il n’en est rien car même dans un espace très restreint, sur le pas de votre porte, vous serez surpris de la diversité et de l’abondance de ce que vous pourrez produire en suivant quelques conseils simples 😉

Ça vous dit d’essayer ?

Alors, voici une compilation de 10 astuces souvent utilisées par les permaculteurs pour obtenir de belles récoltes, quel que soit l’espace que vous y consacrerez !

 

1. Nourrissez votre sol

On ne le dira jamais assez : pour qu’un sol soit fertile, il doit être vivant ! Et pour favoriser le développement de la vie dans votre sol, il faut le nourrir ou plutôt nourrir les millions de micro-organismes qui le peuplent et en font la richesse. Pour ce faire, il faut couvrir votre sol (le « mulcher ») c.-à-d. apporter en surface (ne jamais enfouir !) de la matière organique qui sera petit à petit mangée, digérée et transformée en humus par les organismes vivants du sol parmi lesquels l’indispensable et au combien précieux ver de terre !

Pour cela, plusieurs possibilités que vous choisirez en fonction de votre type de sol et de ce que vous pourrez le plus facilement vous procurer dans votre contexte : il peut s’agir d’herbe de tonte (avec parcimonie), de paille (bio, c’est mieux 😉 ), de feuilles et brindilles mortes, d’épluchures de cuisine (compostage de surface), de carton (en évitant les cartons trop encrés ou avec trop de colle), d’adventices ou de plantes dédiées au mulch simplement coupées et laissées en surface (technique du « chop and drop ») ou encore de BRF (Bois Raméal Fragmenté). Vous pouvez ainsi choisir plusieurs de ces « ingrédients » en fonction de ce que vous avez de disponible facilement et faire votre propre « recette » en les mélangeant pour obtenir un vrai régal pour micro-organismes et vers de terre ! Pour booster votre mélange, apportez-y du fumier (par exemple, les poules fournissent pour cela une excellente matière première via leurs déjections quotidiennes) à condition de savoir de quels animaux provient votre fumier, histoire qu’il ne soit pas bourré d’antibiotiques et autres substances chimiques données à tour de bras dans certains élevages…

Terrasses de cultures en escalier mulchées pour l’hiver!

En bonus, une bonne épaisseur de matière organique (10 à 15 cm), en plus de nourrir votre sol, limitera grandement la levée des adventices (même si certaines peuvent être bénéfiques à votre sol et délicieuses à manger, mieux vaut leur réserver un espace dédié à leur développement naturel sauvage). Vous réduirez ainsi la concurrence pour les nutriments du sol avec vos plantes cultivées.

Plantés serrés, les végétaux peuvent être de véritables mulchs vivants, créateurs de micro-climats et de nombreux bienfaits.

2. Augmentez votre surface de culture sans augmenter l’encombrement au sol

Quel que soit le type de support que vous aurez choisi pour vos cultures et sa taille, vous pourrez en augmenter la surface cultivable sans augmenter son encombrement au sol en créant simplement sur le dessus un dôme. Ainsi, au lieu de tout planter à plat sur un même niveau, vous créerez des pentes et des microclimats : le point haut de votre dôme de terre favorisera la captation de lumière, de chaleur et augmentera la profondeur de sol dans laquelle les racines de vos plantes pourront se développer ; il y aura une pente plus exposée au soleil que l’autre, des parties plus ombragées… Vous pourrez ainsi disposer vos végétaux sur plusieurs niveaux selon les exigences d’ensoleillement et de chaleur propre à chacun.

Par exemple, les fraisiers sauvages, souvent très productifs, se développent bien à l’ombre des feuillages d’autres légumes comme les salades, les carottes, les épinards, les poireaux… Les radis se plaisent aussi beaucoup à l’ombre des plants de tomates, de poirées ou de haricots que l’on mettra en haut du dôme de culture et auxquels ils serviront en plus de couvre-sol pour maintenir la fraîcheur de la terre et limiter l’évaporation. Même utilisation avec la mâche qui, en plus d’apprécier tous les types d’expositions (ombre, mi-ombre, soleil), s’entend bien en terme de voisinage avec tous les légumes du potager. Le navet est aussi un bon voisin qui aime le soleil au printemps et la mi-ombre en été, le placer à l’ombre d’un pied de maïs, de pois, de tomate ou encore de céleri est donc une combinaison gagnante ! Bref les possibilités d’associations et de dispositions en étages de vos cultures sur votre dôme sont innombrables, c’est pourquoi il vous faudra, en amont de vos plantations lister ce que vous souhaitez y inclure et positionner chaque légume, fruit ou fleur dans les conditions d’ensoleillement et zones de microclimats qui lui seront les plus favorables ! Ainsi, grâce à votre dôme de culture, non seulement vous augmenterez votre surface cultivable, mais en plus vos cultures seront dans les conditions optimales à leur épanouissement !

Culture multi-étagée, imitation de la forêt façon comestible chez notre amie Maria au Blé en Herbe.

3. Arrêtez de tout mettre en rang

Dans les potagers classiques, les légumes sont comme de petits soldats tous bien en rang et le jardinier passe une bonne partie de son temps à biner entre ses rangs de légumes pour enlever les « mauvaises herbes » indisciplinées ! En permaculture, la base est l’observation de la nature et son imitation pour arriver à des écosystèmes productifs, résilient et biodiversifiés. La nature nous montre notamment qu’elle a horreur du vide et des sols à nu, aussi remplit-elle tous les espaces de terre laissés libres, c’est pourquoi mieux vaut privilégier les petits systèmes intensifs, plantés densément autrement qu’en ligne pour utiliser au mieux l’espace disponible et par conséquent d’augmenter vos récoltes.

Vous pouvez par exemple planter en triangle plutôt qu’en rang des végétaux à haut développement comme les fèves, les tomates, les pois, les haricots, les choux, le maïs… et semer entre eux, au milieu du triangle, des couvre-sols ou des racines au développement aérien moins important. Vous pouvez aussi semer densément à la volée différents types de végétaux (ayant différents niveaux et/ou périodes de développement) sur des espaces réfléchis pour être accessibles facilement de partout et favorisant l’effet de bordure comme les espaces en forme de trou de serrure par exemple. Ensuite, le type de forme et d’aménagement pour vos plantations dans votre potager n’aura comme limites que celles de votre imagination ! Alors, laissez tomber le schéma classique des rangs, laissez parler votre créativité, votre sensibilité en observant la nature autour de vous et en vous appuyant sur les principes de permaculture pour créer un potager original qui vous ressemble !!

 

4. Valorisez la 3ème dimension : la hauteur 

En observant une forêt, on voit bien que la nature utilise tous « les étages » à sa disposition des couvre-sols à la canopée… Vous pouvez imiter cela en créant différents « étages » dans votre potager et notamment en valorisant la 3eme dimension, la hauteur.

 

 

En installant des treillis, de simples piquets ou tout autre support vertical à votre portée (structure en osier par exemple), vous pourrez faire courir dessus, à différents niveaux tout un tas de plantes annuelles et notamment les grimpantes comme les courges, les concombres, les haricots, les pois qui libéreront de la place au sol pour d’autres cultures ne pouvant pas s’élever naturellement comme les  légumes racines…

Si votre espace vous le permet et que cela est pertinent par rapport à votre contexte et votre projet, vous pouvez en plus de supports verticaux inertes cités précédemment introduire dans votre « écosystème cultivé » l’une des pièces maîtresses de la nature : les arbres ! En plus de vous apporter des récoltes supplémentaires (fruits, fleurs, bois, mulch de feuilles mortes…), ils pourront être le cœur d’un groupe de cultures multiétagées et le support de grimpantes annuelles ou persistantes comme le kiwi. Ils apporteront bien plus encore à votre environnement : attrait pour la faune sauvage, ombrage et selon le type d’arbre fixation d’azote dans le sol et donc fertilisation de votre terre sans aucun effort de votre part. Attention, tout de même de ne pas planter à la légère ! Il est primordial de bien réfléchir par rapport à votre contexte, au type d’arbre que vous souhaitez implanter et à son emplacement en prenant en compte son développement et sa taille à maturité pour bien le positionner par rapport aux autres éléments de votre système !

Les courges adorent grimper sur tous les supports qu’on leur offre à disposition!

 

 

5. Créez vos propres « guildes » potagères

Une « Guilde » est une association de plantes complémentaires entre elles, qui s’apportent des bénéfices mutuels et revêtent différentes formes végétatives (racines profondes et racines superficielles) leur permettant de ne pas être en concurrence pour l’accès aux nutriments du sol. Ces plantes peuvent s’échanger divers services : fertilisation, action répulsive ou toxique sur des insectes ravageurs, lutte contre des maladies, attraction de pollinisateurs ou d’auxiliaires, stimulation de la croissance, etc. Vous pouvez utiliser ce système de guilde au potager !

Les 3 soeurs

Par exemple, on parle souvent de la combinaison amérindienne des « 3 sœurs » : un pied de maïs sert de tuteur à un haricot grimpant fixateur d’azote pendant qu’une courge leur sert de protection en couvre-sol ! Mais il existe une infinité d’autres associations potagères bénéfiques (attention, il en existe aussi des mauvaises), relater dans de nombreux ouvrages, nous n’en ferons donc pas la liste complète ici, ce serait impossible, mais en voici quelques exemples pour vous donner des idées : associer les carottes aux oignons ou aux poireaux permet d’éloigner la mouche de la carotte et celle du poireau et de l’oignon, de même carotte et tomate s’associent bénéfiquement, car la tomate éloigne la mouche de la carotte et la carotte éloigne les pucerons des tomates. La bourrache éloigne la piéride du chou, le lin semé à côté de pomme de terre ou d’aubergine éloigne les doryphores, les fraisiers associés aux poireaux stimulent la croissance de ces derniers, associés avec l’ail, les fraisiers sont préservés de la moisissure grise, avec les salades, leur production de fraises est stimulée, de même pour l’oignon et la blette qui se stimulent l’un et l’autre… Les aromatiques permettent aussi de fantastiques associations bénéfiques, associer tomate, basilic, échalote et persil et vous aurez en plus dans un même espace tous les ingrédients d’un savoureux coulis : la tomate aide à la germination du persil, le basilic favorise la croissance des tomates et renforce leur saveur, avec le persil et l’échalote, ils éloignent aussi certains parasites de la tomate, c’est donc un quatuor gagnant ! La coriandre éloigne les pucerons et attire les pollinisateurs…

Bref, à vous de jouer pour créer vos propres guildes potagères en fonction de vos goûts, de vos envies et de votre contexte !!

 

6. Programmez les successions dans vos cultures

Pendant l’hiver, au coin du feu, lorsque le jardin semble endormi, prenez le temps de réfléchir à vos semis et plantations de l’année à venir pour faire en sorte que plusieurs plantes puissent se succéder sur un même espace tout au long de la saison de culture. Cette succession végétale programmée augmentera de beaucoup vos récoltes et surtout leur étalement sur toute l’année. Ainsi on peut, par exemple, commencer sur un espace avec des pois à écosser précoce au printemps qui seront suivis de salades d’été elles-mêmes suivies à l’automne de semis de fèves qui passeront l’hiver (à condition d’avoir des hivers peu rigoureux)… L’astuce est de jouer sur les variétés en les choisissant plus ou moins précoces selon vos besoins ; d’associer densément sur un même espace des plantes aux développements racinaires différents ou à vitesse de maturation différente (comme le panais à maturation lente et le radis flamboyant à maturation rapide) ou encore de faire des semis de différentes variétés de plantes dont certains resteront en place et d’autres seront transplanter ailleurs le moment voulu, mais tous auront germé ensemble sur un espace restreint biodiversifié. Alors, prenez le temps de réfléchir à vos successions potagères, vous ne serez pas déçu !!

 

7. Prolongez la saison des récoltes

En observant votre lieu, vous avez dû repérer différents microclimats plus ou moins favorables aux cultures potagères, des endroits particulièrement bien ensoleillés sur l’ensemble de la journée, d’autres abrités des vents, plus chaud ou plus froid. Il faut tirer profil de cette observation pour positionner au mieux vos espaces de culture afin de prolonger la saison des récoltes quand faire se peut, soit en commençant plus tôt au printemps, soit en terminant la saison le plus tard possible à l’automne !

Par exemple, faire ses semis en intérieur en hiver, quand la luminosité redevient suffisante, sur le rebord de vos fenêtres vous permettra d’avoir des plants productifs plus tôt au jardin, utiliser un châssis froid pour faire pousser vos plants dès que la température le permet est aussi un moyen de commencer la saison des récoltes plus tôt. Positionner des espaces de cultures dans les endroits les mieux ensoleillés (à condition qu’ils soient aussi à l’abri des vents dominants) permet à la terre de mieux se réchauffer au printemps et de profiter de l’ensoleillement le plus longtemps possible à l’automne. Si vous avez la place, l’installation d’une serre est aussi un formidable moyen de prolonger la saison des récoltes !!!

 

8. Faites la part belle aux vivaces

L’installation de plantes vivaces au potager est extrêmement intéressante, car non seulement elles permettent, elles aussi, de prolonger la saison de récolte (car elles s’épanouissent souvent plus tôt au printemps que les variétés annuelles), mais en plus, car elles se renforcent généralement d’année en année augmentant ainsi leur rendement par pied ! En plus, elles ne demandent que très peu d’efforts de la part du jardinier et peuvent rester en place très longtemps ! Quel bonheur de récolter dès le début du mois de mars les jeunes pousses d’asperges tendres ou de déguster de la rhubarbe sans avoir eu rien d’autre à faire que de les mulcher généreusement en hiver et de les découvrir au printemps !!! Les vivaces sont en cela merveilleuses, car extrêmement généreuses et rustiques, il serait donc dommage de s’en priver, surtout qu’il en existe pour tous les goûts !!!

Apprenez comment créer facilement votre premier potager permanent en permaculture

 

 

9. Apprenez à redevenir cueilleur !

Pour augmenter vos récoltes alimentaires, rien de mieux, en terme de nutriments notamment, que d’apprendre à redevenir cueilleur et consommateur de plantes sauvages comestibles ! Véritables cadeaux de la nature, poussant en abondance et ne demandant cette fois AUCUN effort de la part du jardinier, les plantes sauvages comestibles ont énormément de bienfaits à nous apporter pour peu que l’on se donne la peine de les reconnaître, les cueillir et les accommoder  😉 !!! Pour en apprendre un peu plus sur ce thème qui nous est cher, vous pouvez lire ou relire notre dernier article sur ce sujet !

Cueilleur en pleine récolte de feuilles de capucines…

 

 

10. Voyez au-delà de vos récoltes palpables…

Faire pousser ses légumes, fruits et fleurs procure des récoltes matérielles palpables… mais cela apporte beaucoup plus : la joie et la fierté de voir germer et se développer ses propres plants, le bonheur de manger ce que l’on a soi-même fait pousser, la beauté de la nature à contempler, des oiseaux à écouter chanter, le plaisir de partager ses récoltes avec son entourage en créant par la même du lien social, l’entretien de la forme physique et notre santé par une alimentation saine, la stimulation de la créativité, la sérénité, le bien-être de retrouver sa place dans son environnement et de se reconnecter à la notre terre mère… autant de « récoltes », certes non palpables et non quantifiables, mais au combien importantes à retrouver dans notre société !!! 

 http://www.permaculturedesign.fr

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