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Un Donald qui Trump énormément

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Décembre 2015, 03:49am

Catégories : #POLITIQUE, #ETATS-UNIS, #PEOPLE

Un Donald qui Trump énormément

Il est bien placé pour être le futur candidat républicain aux élections présidentielles américaines. Et donc pour être le futur président après 2 mandats démocrates de suite. Raison de plus pour s’intéresser à lui au-delà du buzz médiatique. Car à le voir chauffer les salles comme s’il vendait des épluches légumes sur un marché, les faire rire et râler avec lui, on pourrait croire que Trump est un éléphant dans un magasin de porcelaine et qu’il multiplie les bourdes et les provocations par négligence. Il est tout le contraire de cela. Comment d’ailleurs imaginer que l’on puisse avoir construit un tel empire en étant le beauf de service ? Non, Trump n’est pas cela : il est un archétype de politicien populiste.

 

Les populistes sont vieux comme le monde politique. Leur principe est simple. Les gens ont raison. Il faut donc leur dire ce qu’ils ont envie d’entendre et tant pis s’ils sont mal informés, mal conseillés, mal entourés, s’ils maitrisent mal un sujet. Tant pis si lorsqu’ils ont un problème de moteur ils s’en remettent les yeux fermés à leur garagiste mais s’ils ont en revanche un avis tranché et indiscutable sur les politiques migratoires. Ils ont raison ! Donc dites-leur ce qu’ils veulent entendre et ils vous répondront qu’enfin quelqu’un parle vrai, que les autres sont des cons ou des pourris et qu’ils voteront pour vous. Ensuite chacun adapte ça à sa sauce. Aux États-Unis, c’est sauce barbecue Ku Klux Klan. Ça donne ça :

- Le pouvoir à Washington ne fout rien. Ce sont des bureaucrates qui ne comprennent rien à une Amérique qui n’a pas besoin d’eux pour s’administrer. Vieille tradition.

- L'Amérique a besoin d'être forte, virile, sinon elle risque de se faire marcher dessus car beaucoup de gens ne l’aiment pas. Héritage d’une nation qui s’est construite contre des monarchies (britannique, espagnole) dans un univers rude, hostile à défricher.

- Le doigt sur la gâchette. "Il y a trop de gens qui ne nous aiment pas pour accepter que les musulmans entrent sans que l’on sache ce qu’ils ont dans la tête", répète Trump, jouant sur le complexe des pionniers massacrés parce qu'ils ont cru que les indiens étaient gentils. Le port d’arme est la suite logique.

- Les chrétiens sont des gens beaucoup plus pacifiques et responsables, dignes héritiers des puritains venus bâtir un pays en accord avec la bible (en opposition aux musulmans).

- Les blancs sont des gens beaucoup plus raisonnables et fiables que les noirs qui sont bloqués par leur condition et guidés par leurs pulsions (le Black Angry Man). Digne héritage des esclavagistes du sud.

Eux contre nous, la menace intérieure, la peur de la culture qui disparait, la nation en péril, c’est du classique. Mais Trump, c'est aussi le royaume des contre-vérités et des fausses évidences. Il affirme par exemple qu’aux États-Unis, 80% des blancs tués par homicide le sont par des noirs. Les chiffres de la police donnent 15%... Le taux de chômage aux États-Unis est selon lui de 40% (alors que 5% est plus proche de la réalité !). Et au lendemain des attentats du 13 novembre il utilisait le drame pour expliquer que si les Français étaient armés il n’y aurait pas eu un tel massacre. Dans son délire, jamais Trump ne fait marche arrière, jamais. Si vous n’êtes pas d’accord, il attaque comme le jour où il a singé un journaliste de presse écrite handicapé qui l’avait critiqué.

Parce que là-bas comme ailleurs, critiquer le démagogue c’est être un traitre à la patrie. Dire que Trump ment ou raconte n'importe quoi c'est être un mauvais américain. C’est appartenir à l'establishment journalistique, aux bobos de New-York, aux intellos de gauche multiculturels de Washington façon Obama. Critiquer Trump c’est mépriser les vrais gens qui ont raison. Ceux des diners ou des cafés du commerce qui vous disent que quand même, ces gens-là ne sont pas comme nous et qu’on a bien raison de penser ce que l’on pense. 

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