Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Régionales : les trois inconnues du second tour

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Décembre 2015, 03:56am

Catégories : #FRANCE

Régionales : les trois inconnues du second tour

n position de force au soir du premier tour, le FN pourrait finalement échouer à conquérir plusieurs régions. Dimanche, le PS espère limiter les dégâts et la droite redresser la barre après une semaine de tensions.

 

Après la vague FN du 6 décembre, le second tour des élections régionales ce dimanche est plus incertain que jamais. Dans plus de deux régions sur trois, l’issue reste ouverte. Le parti d’extrême droite, arrivé en tête dans six régions, semble plus en difficulté pour transformer l’essai au second tour, notamment en raison du retrait des listes socialistes dans ses deux plus grands espoirs de conquête : le Nord-Pas-de-Calais-Picardie avec Marine Le Pen et Paca avec Marion Maréchal-Le Pen. Dans le Grand Est, Philippe Richert, malgré le maintien d’une liste socialiste dissidente, est donné gagnant avec une très courte avance devant le FN Florian Philippot , selon un sondage Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique. A gauche, le PS, qui a fait l’union de la gauche quasiment partout, peut espérer sauver plusieurs régions. Au minimum trois. La droite et le centre, arrivés derrière le FN au premier tour, espèrent redresser la barre, dimanche, en emportant la majorité des régions. En Ile-de-France, poids lourd du scrutin, la bataille entre gauche et droite est très serrée et le climat de fin de campagne délétère .

 

 

 
A Lire aussi

--------------------------------------------

Le FN peut-il ­transformer l’essai ?

--------------------------------------------

S’il est arrivé en tête dans six régions, avec parfois 15 points d’écart, le parti d’extrême droite pourrait malgré tout buter sur le second tour. Comme lors des départementales de mars dernier. Marine Le Pen, en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et Marion Maréchal-Le Pen, en Paca, ont certes obtenu plus de 40 % des voix, mais le retrait des listes PS complique la donne, pour elles, face à la droite, comme l’ont montré plusieurs sondages les donnant battues . « Avec le retrait, on est passé d’une victoire quasi certaine à une défaite assez probable, estime Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’Ifop. Historiquement, en cas de retrait républicain, le FN a été battu au second tour face à la droite ».

 

 

Aussi, comme aux départementales, le FN semble avoir surmobilisé son électorat au premier tour et disposerait de moins de réserves de voix au second. Autres handicaps pour transformer l’essai : l’absence d’alliance mais aussi l’enjeu, celui de gouverner une région. « Un des effets de la dédiabolisation est d’avoir libéré le vote FN dès le ­premier tour. Au second tour, isolé, il reste largement stigmatisé car il n’a ni les compétences ni la culture de gouvernement », avance Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS à Nice. En triangulaires, en particulier en Bourgogne-Franche-Comté mais aussi dans le Grand Est avec Florian Philippot, les jeux sont plus ouverts.

Reste que même si Marine Le Pen est battue dimanche, en flirtant avec la barre des 50 % des voix, le FN restera une puissance électorale majeure pour 2017.

 

--------------------------------------------

Le PS peut-il faire mieux que prévu ?

--------------------------------------------

A gauche, les pires scénarios d’avant le premier tour, évoquant une déroute avec seulement une ou deux régions conservées, semblent appartenir au passé. Le PS est quasi certain de l’emporter dans trois régions : Bretagne, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Il peut aussi créer la surprise dans plusieurs autres, à commencer par l’Ile-de-France, compte tenu des scores très serrés du premier tour. Le PS a donc sonné la remobilisation. Les fusions de listes avec les autres composantes de la gauche ont été menées tambour battant et avec succès, à part en Bretagne.

 

 

Le mot d’ordre a été unique entre les deux tours : le rassemblement. Non sans une impression de ravalement de façade à la va-vite, tant il a fallu mettre entre parenthèses les divergences profondes avec les alliés du second tour, les écologistes et le Front de gauche, habituellement très critiques contre le gouvernement. L’union sacrée prendra fin lundi.

De son côté, Manuel Valls, en chef de la majorité, a multiplié les prises de parole. Il s’est exprimé quatre fois dans les médias audio­visuels (TF1, RMC, BFMTV, iTélé et France Inter), appelant explicitement à voter pour les candidats LR là où la gauche s’est retirée. Le Premier ministre espère tirer les bénéfices de ce positionnement une fois le second tour passé. Mais pour la gauche, les lendemains d’élections seront aussi difficiles : le PS a bien résisté au niveau national, mais a été laminé dans trois grandes régions. En crise, la gauche de la gauche et les écologistes n’ont pas convaincu les électeurs au premier tour.

 

--------------------------------------------

La droite peut-elle rebondir ?

--------------------------------------------

Après un premier tour décevant (seuls les Pays de la Loire paraissaient acquis à la droite ce dimanche), les candidats LR et UDI ont intensifié leur campagne pour tenter de renverser la vapeur. Avec des stratégies différentes – coup de barre à droite ou à gauche – dictées par la multiplicité des situations : en duel face au FN avec le retrait du PS pour Xavier Bertrand et Christian Estrosi, en triangulaire difficile avec un FN puissant pour Philippe Richert dans le Grand Est, Hervé Morin en Normandie, François Sauvadet en Bourgogne-Franche-Comté et Philippe Vigier dans le Centre-Val-de-Loire, en triangulaire serrée pour Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes et plus encore pour Valérie Pécresse en Ile-de-France .

Si bien que, dimanche, le résultat de la droite, selon la mobilisation de son électorat, la réussite à reconquérir ou pas une partie de l’électorat FN, mais aussi la mobilisation de la gauche, peut varier de 3 à 9 régions ! Cela pèsera lourd sur les débats à venir : les tensions autour de Nicolas Sarkozy et autour de la ligne , avec à l’horizon la primaire pour 2017 (et une petite musique qui monte pour avancer son calendrier), promettent des lendemains tendus dans une droite « sans leader, sans stratégie car il y en a plusieurs, et sans programme », selon la formule du politologue Pascal Perrineau.

 

 Lesechos.fr

Commenter cet article

Archives