Existe-t-il encore des produits miracles pour préparer sa retraite ?

Non. Les épargnants français sortent d'un demi-siècle de produits miracles (les Sicav monétaires et les supports en euros) qui leur ont permis de faire fructifier leur épargne, tout en offrant la possibilité de percevoir une rente ! Aujourd'hui, ils ont compris que cette ère est révolue. Ils doivent également savoir qu'un investissement sur les supports en unités de compte comporte un risque de perte en capital.

À quel moment de sa vie doit-on commencer à préparer sa retraite ?

Le plus tôt est le mieux ! Disons que l'âge idéal se situe autour de 35-40 ans, car c'est le moment où l'on peut extrapoler sa vie professionnelle à venir, ses revenus et son statut (salarié, profession libérale, chef d'entreprise, etc.) C'est également un âge où l'on peut mobiliser une épargne régulière à partir de ses revenus. Plus on tarde, plus il faudra entamer le capital…

Faut-il se préoccuper en premier lieu de l'allègement de sa facture fiscale ?

C'est bien entendu un élément important, mais il ne doit pas obnubiler le futur retraité. La règle d'or est de se projeter vers la sortie : quels sont les types de solutions dont j'ai besoin à l'instant de prendre ma retraite ? 
Aujourd'hui, le PERP (plan d'épargne retraite populaire) est un contrat proposant de disposer de son épargne à la retraite sous forme d'une rente à vie. Le PERP offre un certain nombre d'avantages pour minimiser son impôt sur le revenu, notamment lorsque la tranche marginale de l'épargnant atteint un niveau important (à partir de 30 %) et supérieur à la tranche qui sera la sienne lorsqu'il sera retraité, ainsi que son ISF.

Conseillez-vous de déléguer à un spécialiste la gestion financière de la préparation à la retraite ?

Oui, car une épargne retraite se gère sur une longue période : jusqu'à 35-40 ans. Or, dans ce laps de temps, les évolutions réglementaires seront nombreuses tout comme les variations de taux. On ne peut donc pas choisir un investissement dans un produit d'épargne une bonne fois pour toutes. Il faut pouvoir en changer tout au long de la période d'épargne. Il faut donc savoir prendre les bonnes décisions et les bons arbitrages au bon moment. On ne peut plus investir dans des supports financiers et dormir tranquille durant 10 ans… La gestion pilotée (ou la gestion sous mandat) permet d'être plus réactif et d'éviter les pièges de l'enlisement dans une épargne inadaptée au contexte économique. Bien entendu, il faut avoir à l'esprit qu'elle est soumise à des frais spécifiques.

Quel est l'impact de la baisse des taux d'intérêt sur les produits de retraite ?

La chute des taux d'intérêt est un véritable tremblement de terre pour les épargnants ! 
Les supports en euros ne sont plus une bonne solution pour les vingt prochaines années… Or, ils assuraient à la fois de la liquidité, une garantie et de la performance ! Mais c'est terminé. Il ne faut en conserver qu'à titre subsidiaire et minoritaire. Il est désormais nécessaire de se diversifier et d'aller chercher un peu de risque. Une grande partie de l'approche des épargnants reposait sur la garantie du capital net investi. Aujourd'hui, cette garantie coûte cher.

Vers quels placements faut-il désormais s'orienter ?

Il faut diversifier le plus possible son épargne. C'est à dire avoir des supports en unités de compte (adossés à des actions surtout de la zone euro, des OPCI* et un peu de produits de taux). On est passé d'une période de taux sans risque à une période de risques sans taux.

L'immobilier est-il un complément indispensable à la retraite ?

L'immobilier est une bonne alternative quand il n'y a ni taux ni rendement. 
Jusqu'ici (même si cela ne préjuge en rien de l'avenir, certains bons placements ont servi du 4 voire 4,5 %.
L'immobilier en direct (la pierre) peut être risqué, car cela nécessite de mobiliser beaucoup d'épargne. Si vous achetez deux studios et que l'un de vos locataires ne règle pas ses loyers, vous avez immobilisé pour rien la moitié de votre investissement. Si votre priorité n'est pas de détenir directement un actif immobilier mais d'épargner de façon souple et diversifiée en vous référant au secteur de l'immobilier, les OPCI (Organisme de placement collectif immobilier) accessibles dans le cadre d'une assurance-vie répondront à vos aspirations en conjuguant les avantages de l'immobilier physique et de la foncière cotée. Elle permet également d'orienter votre épargne dans le secteur des locaux commerciaux, des bureaux ou encore des centres commerciaux.

Jusqu'où doit-on diversifier ses placements retraites ?

On ne joue pas avec la retraite ! Il faut que votre intermédiaire soit un acteur de confiance, encore là … 40 ans plus tard quand vous quitterez le monde du travail ! Il est nécessaire d'allier la rente à la liquidité en cas de coup dur. Faites attention aux placements présentés comme originaux tels que ceux fondés sur le vin, l'horlogerie, les œuvres d'art ou les manuscrits. Ils peuvent se révéler catastrophiques. On n'achète bien que ce que l'on comprend. Il faut toujours avoir la capacité d'analyser ce que l'on achète et anticiper son évolution.

Quels sont les produits retraites AXA qui rencontrent le plus de succès ces dernières années ?

Le PERP AXA (souscrit auprès d'ANPERE Retraite) est devenu une référence pour son confort. AXA est le deuxième acteur en Perp et le premier assureur en cotisations. 
En 2015, 30 % des nouveaux contrats PERP du marché français ont été ouvert chez AXA. Son intérêt fiscal est important et la solution de gestion diversifiée. Ce contrat  offre également à l'épargnant des options de sortie ainsi qu'une grande flexibilité. 
En 2014, sur les provisions mathématiques, AXA disposait d'une part de marché de 11 % sur les PERP et de 15 % sur les produits Madelin.