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Le PDG qui avait baissé son salaire pour augmenter tous ses employés avait en fait quelque chose à cache

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Décembre 2015, 07:27am

Catégories : #NEWS, #INTERNET, #INSOLITE

Le PDG qui avait baissé son salaire pour augmenter tous ses employés avait en fait quelque chose à cache

Souvenez-vous de l'énorme buzz : Dan Price, patron de la startup Gravity Payments, décide de diviser son salaire pour payer ses employés un salaire minimum de 70 000 dollars. L'histoire fait le tour du monde. Altruisme ? Coup de pub ? Ou pire encore ? Une enquête révèle la face cachée de Dan Price.

En 2014, Dan Price, PDG de la start-up américaine Gravity Payments (une start-up spécialisée dans les moyens de paiement) avait décidé de diviser son salaire par 14 pour garantir à ses 120 salariés un revenu minimum de 70.000 dollars par an (soit environ 5.400 euros par mois). L'histoire avait fait un énorme buzz à l'époque. Mais une enquête de Karen Weise de Bloomberg BusinessWeek révèle que l'homme a une face cachée, et que sa décision a peut-être des mobiles peu honorables.

Pour commencer, Dan Price, en pratique, a une nouvelle carrière dans le showbiz.

 

 

 

Il est toujours PDG de Gravity Payments mais, en pratique, ses employés le voient peu. Il vient de signer un contrat pour publier un livre avec une avance de 500 000 dollars, et est en permanence invité à des conférences (y compris payées) ou des interviews. Les employés de la société savent que leur patron est là lorsqu'ils voient des caméras de télévision dans les bureaux de l'entreprise.

Mais surtout, c'est l'histoire cousue de fil blanc de la décision de Price qui fait débat. Il aurait pris la décision après une randonnée avec un ami qui se plaignait d'être mal payé. Après la décision, le frère de Price, Lucas, co-fondateur et actionnaire de l'entreprise, lui aurait fait un procès pour mauvaise gestion, y compris sa décision de "sur"payer ses employés, le privant ainsi de dividendes. Mais il ressort plusieurs choses de l'enquête. D'abord, avant sa décision magnanime, Dan Price était surpayé. Son salaire était de plus d'un million de dollars par an, alors que les salaires de PDG pour des entreprises comparables se situent aux alentours de 300 à 400 000 dollars--étrange pour un Robin des Bois altruiste. Mais surtout, la date du procès de Lucas, avérée par des documents judiciaires, se situe avant sa grande décision. Voire même, aurait motivé la décision. En effet, le grief de Lucas contre Dan était qu'il refusait de lui verser les dividendes auxquels il avait le droit en tant qu'actionnaire--notamment en augmentant son propre salaire pour réduire les bénéfices de l'entreprise. En se rémunérant en salaire plutôt qu'en dividendes, Dan pouvait récupérer tous les profits pour lui et en priver son frère. Mais une expertise indépendante aurait montré que son salaire est sur-élevé. Une solution potentielle ? Au lieu de se verser un salaire à lui, utiliser tout l'argent pour augmenter les salaires de ses employés. Les profits s'évanouissent, et Lucas est privé de ses dividendes. Le procès révèlera peut être le vrai mobile de la décision de Dan Price.

 

Et l'enquête de la journaliste révèle autre chose. Dan Price est récemment divorcé, et il a indiqué à plusieurs journaux que la séparation s'est passée "amicalement". Son ex-femme donne parfois des conférences sur la capacité de l'écriture à permettre de sortir des traumatismes. Sans citer Price nommément, elle a notamment cité son journal intime de mai 2006, parlant de son mari de l'époque : "Il s'est encore énervé contre moi parce que je l'aurais ignoré et m'a secouée encore. Il m'a aussi lancée par terre et s'est mis sur moi. Il a commencé à me donner des coups de poing dans l'estomac et à me gifler le visage. Je tremblais tellement." Dans un autre extrait, son épouse raconte qu'elle s'est verrouillée dans sa voiture, car elle "avait peur qu'il allait encore me plaquer au sol, ou me plonger dans l'eau sans que je puisse respirer dans la salle de bain comme il l'avait déjà fait." Lorsque la journaliste lui cite ces phrases, il bafouille et refuse de nier les évènements. Trois heures après, il rappelle la journaliste pour nier.

Quelle est la vérité ? Difficile aujourd'hui de le savoir. Mais il semble que Dan Price ait quelque chose à cacher.


atlantico.fr/

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