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Greenpeace piège des scientifiques prêts à se faire acheter !

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Décembre 2015, 18:35pm

Catégories : #ENVIRONNEMENT, #CLIMAT, #SCIENCE

Greenpeace piège des scientifiques prêts à se faire acheter !

En matière de climat, le spectre des lobbys n’en finit plus de planer au dessus de nos têtes. En coulisses, tout serait mis en oeuvre par une poignée de puissants pour que les décideurs ne prennent pas les mesures qui s’imposent et préservent les sacro-saintes énergies fossiles. En mauvais français, on appelle ça du lobbyisme : il faut faire pression, quitte à mentir, quitte à payer ! Une sorte de menace fantôme sournoise, impalpable… mais bien réelle : à l’occasion de la Cop 21, les équipes de Greenpeace viennent enfin de prendre des scientifiques la main dans le sac ! Un superbe coup d’éclat qui vaut bien quelques explications.

Le 8 décembre dernier, Greenpeace a révélé à la presse la correspondance qu’elle a entretenu avec des scientifiques célèbres… mais dont l’éthique s’avère plus que contestable.

Ben Stewart est en charge des relations presse pour Greenpeace au Royaume-Uni. Voici comment il a expliqué sa stratégie :

« Nous avons voulu savoir si, en amont de la conférence de Paris sur le climat, certains chercheurs du monde académique accepteraient d’être rémunérés pour rédiger et signer des rapports susceptibles de servir les intérêts d’industriels des fossilesEt ce, en acceptant de cacher leur financement. »

greenpeace-lobby-cop21-piege-scientifiques-corruption-2
Crédit photo : Wikipedia
 

Ils ont voulu savoir… et ils ont su ! La réponse est oui ! Oui, il existe des scientifique renommés capables d’écrire ce qu’on leur demande. Oui, ces scientifiques malhonnêtes acceptent de faire ce job contre de l’argent. Et oui, ces scientifiques cupides sont prêts à mentir publiquement sur l’existence d’une transaction.

Le premier à s’être fait piéger est William Happer, professeur émérite à l’université de Princeton et ancien haut-responsable au ministère de la recherche américain.

Un militant de Greenpeace s’est fait passer auprès de lui pour un consultant en relations publiques (l’un des termes politiquement corrects utilisés pour désigner un lobbyiste). Voici ce qu’il lui a écrit :

« Notre client est une compagnie pétrolière du Proche-Orient inquiète de l’impact de la conférence climatique des Nations unies qui doit se tenir ce mois-ci. (…) Nous pensons que, vu votre travail important sur le sujet et votre poste à Princeton, un très court article écrit ou endossé par vous pourrait œuvrer fortement en faveur de notre client. »

Réponse de William Happer : ok pour écrire un article vantant les bénéfices du gaz et du pétrole. Tarif : 250 dollars de l’heure à verser à une organisation climato-sceptique baptisée CO2 Coalition ! Et pas de problème quant à la confidentialité de la transaction. A ce sujet, voici ce que l’expert a précisé :

« Si j’écris l’article seul, je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème à indiquer : “L’auteur n’a reçu aucune compensation financière pour ce texte” »

greenpeace-lobby-cop21-piege-scientifiques-corruption-1
Crédit photo : Red / Cartooning for Peace

Au fil de ses échanges avec le faux lobbyiste de Greenpeace, M. Happer a même tenu bon de préciser que ce n’était pas la première fois qu’il rendait ce genre de service : il avait déjà été rémunéré par un charbonnier américain en échange d’une audition devant une instance réglementaire du Minnesota !

Autre dindon de la farce de Greenpeace (une farce qui ne fait rire personne) : un sociologue répondant au nom de Franck Clemente à qui on a fait mine de commander un rapport pour « contrer les études liant le charbon à une mortalité prématurée, en particulier le chiffre de l’Organisation mondiale de la santé selon lequel 3,7 millions de personnes meurent chaque année de la pollution due à la combustion des fossiles. »

Là aussi : bonne pioche ! L’universitaire prestigieux accepte sans sourciller contre 275 dollars de l’heure, tout en précisant que certaines précédentes commandes lui avaient rapporté jusqu’à 15 000 dollars pour un article de 8 à 10 pages publié dans la presse.

Aussi, tenant sans doute à prouver son professionnalisme, Franck Clemente a voulu préciser ceci :

« Dans aucune de ces situations le sponsor n’a été identifiéJe publie tous mes travaux comme scientifique indépendant. »

Ce piège tendu par Greenpeace à ces scientifiques prêts à vendre leur âme (et notre avenir) pour quelques dollars de plus laisse derrière lui des sentiments contrastés. Autant ces comportements sont terrifiants à constater, autant on est heureux qu’il l’aient été.

Et, qui sait, à l’avenir, d’autres scientifiques véreux refuseront peut-être de telles transactions. Pas par souci éthique, mais par peur de se faire prendre. Et ça, c’est très bon !

Bravo à Greenpeace d’avoir enfin révélé ce dont tout le monde se doutait. Il était important et urgent de le faire !

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