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Conseils, science, sante et bien-être


Aux Etoiles du sport, une constellation de champions

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Décembre 2015, 07:58am

Catégories : #SPORTS

 Aux Etoiles du sport, une constellation de champions

La semaine passée s’est déroulée à La Plagne (Savoie) la 14e édition des «Etoiles du sport», une manifestation qui rassemble chaque année un des plus beaux plateaux du sport de haut niveau français autour d’un projet fort : «Les champions d’aujourd’hui parrainent les champions de demain».

Etaient notamment présents Muriel Hurtis (athlétisme), Magalie Pottier (BMX) , Pierre Picco et Hugo Biso (canoë) , Jason Lamy-Chappuis (combiné nordique), Kévin Sireau (cyclisme), Cécilia Berder (escrime), Samir Aït Said (gymnastique), Guillaume Gille (handball), Damien Seguin (voile handisport), Clarisse Agbegnenou (judo), Yoann Huget (rugby), Marion Rolland (ski alpin), Frantz Granvorka (volley-ball), Alexis Vuillermoz (VTT)...

Depuis 2002, les plus grands champions se donnent rendez vous aux Etoiles de La Plagne afin de promouvoir les valeurs du sport, partager leurs expériences, tendre la main aux meilleurs espoirs français. Les Etoiles du sport, «c’est une volonté commune de partager ses expériences et de promouvoir les valeurs du sport : la fraternité, une force pour découvrir la joie de réussir en équipe, l’intégrité , le fair-play en toutes circonstances, la générosité , le don de soi dans l’effort et dans les gestes, l’enthousiasme, un concentré de positif pour soulever les montagnes et, enfin, l’exemplarité... Un comportement de champion en toutes circonstances»,expliquent les organisateurs.

Au menu de ces quelques jours, des courses dans la montagne. Les participants ont tous proposé à un jeune espoir de les accompagner. Pour les espoirs, au-delà d'une semaine entière de découverte, c’est aussi l’occasion d’être désigné «Etoile de l’année» et de succéder au biathlète Emilien Jacquelin, qui avait reçu en 2014 son trophée des mains du secrétaire d'Etat aux Sports, Thierry Braillard.

Pendant une semaine, les parrains et leurs espoirs se sont donc retrouvés autour des différentes animations proposées : le traditionnel raid des Etoiles, le 15 décembre, qui était précédé la veille par un prologue autour du «Km solidaire».

Les Etoiles du sport sont enfin l’occasion, pour les journalistes, de rencontrer des sportifs disponibles et détendus. Marion Rolland, Quentin Urban, Fred Belaubre et l'entraîneur Claude Onesta ont répondu à nos questions.

Winner France's Marion Rolland celebrates with her gold medal during the medals ceremony after the women's downhill event of the 2013 Ski World Championships in Schladming, Austria on February 10, 2013. Rolland won the event ahead of Italy's Nadia Fanchini and Germany's Maria Hoefl-Riesch . 
AFP PHOTO / OLIVIER MORIN / AFP / OLIVIER MORINMARION ROLLAND, 33 ANS, EST CHAMPIONNE DU MONDE DE DESCENTE 2013.

Quel est le sens de votre présence aux Etoiles du sport ?

Je fais partie des parrains et marraines. C’est un beau cadeau, une belle responsabilité. On est amenés à parrainer un jeune espoir, à lui transmettre nos valeurs, nos expériences, tout ce qui a fait notre vie de champion jusqu’ici. Ma filleule, c’est Noémie Larrouy, descendeuse de Courchevel, née pas loin de Lourdes et venue en Savoie pour pratiquer son sport. C’est une jeune pleine de motivation, qui a fait beaucoup de sacrifices. Elle a un bon état d’esprit. Cela continuera. Avec elle, c’est une amitié qui se crée. Je me sens un peu investie dans sa carrière. On sait qu’il y a beaucoup de mauvais moments dans une carrière de sportif (photo Olivier Morin. AFP).

Quels sont vos mauvais moments ?

Blessures et contre-performances montrent qu’il faut s’accrocher. J’ai eu beaucoup de blessures dans différentes circonstances. C’est compliqué de remonter sur les skis, on a peur d’avoir mal, de repasser sur le billard. Je me suis cassé le genou aux JO en 2010. Juste après le départ, cela a cassé avant que je ne tombe. Ça m’est arrivé d’avoir peur, comme pour mon avant-dernière blessure pendant les entraînements au Chili. J’ai eu une grosse appréhension, je travaillais avec un préparateur mental, j’essayais de m’appuyer sur mes points forts. Il fallait que je réapprenne à me faire confiance : appuyer sur l’inné. Actuellement, je continue la rééducation, celle du quatrième ligament croisé. J’ai hâte de remettre les skis. Début janvier, j’ai mis définitivement un terme à ma carrière. J’ai un diplôme d’Etat de moniteur de ski, je suis marraine du tournoi des Six Stations [un tournoi de rugby le 14 février sur six stations de sport d’hiver, ndlr] et ambassadeur Rossignol − je suis depuis toujours avec eux.

Je participe également à un événement avec l’association Odysséa, une course contre le cancer du sein. Il s’agit, sur une journée, d’emmener des femmes atteintes d'un cancer du sein faire une petite course. Les fonds sont reversés à la lutte contre le cancer. Ma mère est décédée d’un cancer du sein quand j’étais toute petite. Elle était monitrice aux Deux-Alpes (Isère).

Je vis plutôt bien l’après-ski. Ce qui est dur à vivre, c’est de ne plus avoir de rythme. C’est déstabilisant. Je suis un peu nostalgique, j’adorais faire cela. Cependant, je ne suis pas triste, j’étais arrivée au bout de ce que je pouvais faire, j’ai atteint de beaux objectifs, je n’ai pas de regrets.

On ne peut pas être pleinement satisfait d’une carrière, j’aurais pu avoir plus de résultats. Je me suis beaucoup blessée.

Depuis que j'ai arrêté, je n’ai pas pris beaucoup de nouvelles de mes coéquipières. On n'a pas forcément le temps de se voir, mais on garde le contact. Aujourd’hui, j’habite à Aiton, entre Chambéry et Albertville.

Je skie depuis que je sais marcher et je pratique la compétition depuis l’âge de 10 ans. Je suis entrée en équipe de France en 1998. Je ne m’imaginais pas être maman et me balancer dans une descente. Ce n'était pas compatible. Je connais d'ailleurs très peu de skieuses qui ont des enfants en cours de carrière. C’est beaucoup de risques.

J’ai fait ma première Coupe du monde en 2004. Mon plus beau souvenir, c’est la médaille de championne du monde en 2013. C’était la journée parfaite, tout s’est déroulé comme je l’avais imaginé. Je m’étais cassé le genou en 2010. Schladming [en Autriche], je misais dessus. Je pars avec le dossard 22, c’est la fin du groupe de leaders. J’explose de joie, je me rends compte que ça sent bon. C’est énorme, cette victoire, tout un tas d’émotions incroyables. C’est juste génial. Je n’étais peut-être pas bien techniquement, mais j’avais le sentiment d’avoir tout donné, de m’être engagée comme il le fallait.

Quelles stations aimez-vous particulièrement ?

Les Deux-Alpes, c’est chez moi. J’adore aussi Altenmarkt (Autriche) pour la piste, et Cortina d’Ampezzo (Italie) pour le panorama. C'est là-bas que je me suis cassé les genoux.

Un futur ?

J’aimerais travailler sur la technologie, sur le développement de matériaux pour améliorer les skis. Ma carrière, c’était beaucoup de sacrifices, mais tout le temps du bonheur. J’essayais de tirer du positif de chaque journée. Etre sur les skis, c’était toujours un vrai plaisir. Mon père était pisteur, il travaillait aux remontées mécaniques. J’ai une petite sœur qui a été monitrice de ski et qui travaille pour l’office de tourisme des Deux-Alpes.

 

QUENTIN URBAN, 27 ANS, EST KAYAKISTE.

Que faites-vous aux Etoiles du sport ?

Je viens de faire la Yéti Race. Format 20 kilomètres, tir, tir couché, parcours du combattant, épreuves d’agilité, sciage de bûche. Je prends tout cela comme un entraînement. C’est le top de pouvoir aller skier avec des moniteurs comme Florence Masnada ou Vincent Gauthier-Manuel[skieur handisport français]. On se côtoie à l’Insep [Institut national du sport, de l’expertise et de la performance]. Ce que l’on fait ici, cela permet de prendre un peu de recul par rapport à l’entraînement quotidien.

De quoi est-il fait, justement, votre quotidien ?

De kayak, de séances de musculation puis de natation. Je fais trois entraînements par jour. Je m’entraîne sur le pôle France de Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), rattaché à l’Insep. Mon premier objectif, c’est la sélection française pour les JO. Je fais du 1 000 mètres. Il y a seulement deux places à prendre en sélection. Je fais aussi la saison internationale de marathon en kayak 31 kilomètres.

J’ai 27 ans. On peut s’entraîner jusqu’à 36 ans. J’ai effectué une formation de journaliste à l’Insep. Mes parents m’aident. C’est un sport peu médiatisé, Tony [Estanguet] m’a un peu tiré vers le haut. C’est à nous de prendre le relais.

Jeune, j’ai touché un peu à tous les sports. Mes parents m’ont mis au kayak quand j'avais 8 ans, alors que j’avais peur de l’eau. C’est un sport assez complet. Il faut être explosif. C’est une course qui dure trois heures trente ou trois heures quarante. Il faut de l’endurance, de la résistance. Et également un bon toucher d’eau. Je n’ai pas un gros physique. J’arrive à créer un appui. J’ai une bonne glisse sur l’eau.

Je suis né à Paris, mais mon club, c’est celui de Vernon, dans l’Eure. Grâce à mes résultats en junior, j’ai un arrangement avec le constructeur de kayaks, j’en change chaque année. Un kayak coûte 3 600 euros.

Cela va être compliqué d'être dans les deux meilleurs Français sur 1 000 mètres. J’ai un peu changé ma façon de m’entraîner. Je pense être sur la bonne voie. J’espère que cela va le faire.

A La Plagne, l’ambiance est géniale, et j’ai la chance de la vivre depuis quelques années. Cela permet de se détacher mentalement. Par rapport à Alexis Vastine [boxeur qui a perdu son frère dans l’accident d’hélicoptère de l’émission Dropped, en mars], on avait besoin de se retrouver cette année. On est une famille.

Je suis assez ouvert. J’ai fait une spécialité multimédia, j’ai été consultant pour Eurosport cet été, à l’occasion des championnats du monde. Le sport reste pour moi une passion. Bosser là-dedans, je ne me mets pas de barrière. J’aime bien aussi la communication dans le sport.

 

FRED BELAUBRE, 35 ANS, EST TRIATHLÈTE.

Quel sens y a-t-il à se retrouver ici ?

On retrouve des amis, dans une ambiance festive, enthousiaste. Mais on ne fait pas que s’amuser. On découvre des personnes qu’on ne connaît pas, de nouvelles activités, de nouveaux sports. En discutant avec des athlètes, on fait des découvertes, des rencontres.

Quel est votre quotidien de triathlète ?

Course le matin, pendant une heure et demie. Puis de la natation, idem. Ensuite, neuf kilomètres de vélo l’après-midi, pendant trois heures. Ce programme, c’est tous les jours, week-end inclus. Et le soir, c'est kiné, étirements, relaxation. J’ai un groupe d’entraînement à Saint-Raphaël (Var). Avant, entre mes 15 et 30 ans, j’étais au CREPS [centre de ressources, d'expertise et de performance sportive] de Boulouris. Je compte continuer ma carrière sportive au moins deux ans. J’ai fait les JO à 24 et 28 ans. Je n’ai pas participé à ceux de Londres. Par la suite, je souhaiterais transmettre mon expérience, entraîner. Je développe une société de coaching en triathlon, nutrition et équipement sportif : My Tribe. L’entraînement me passionne, mais aussi le monde de la création et du design, des fringues, le dessin, l’illustration, le Web design.

Je vis grâce à mon club, qui paie les déplacements, les remboursements des frais et les primes aux résultats. Avant, j’étais agent de la SNCF en contrat d'insertion professionnelle. Mes partenaires sont Hoka (chaussures), Ifit (produits énergétiques) et Look (vélo). En passant sur la longue distance, mes revenus ont nettement diminué.

Mon père, qui travaillait comme directeur de piscine, était triathlète. Je baigne dans cette discipline depuis que je suis né.

Les distances «Ironman», c’est 3,8 kilomètres en natation, 180 km à vélo et 42 km en marathon. Il faut passer beaucoup de temps à s’entraîner, aligner les kilomètres. Plus on s’entraîne, plus on est fort.

Quel bilan tirez-vous ?

Je suis très satisfait de ce que j’ai vécu grâce au triathlon. Médailles, rencontres et émotions. Je n’ai rien à changer à ces vingt années qui m’ont énormément apporté. J’aurais aimé me mettre au longue distance un peu plus tôt. Mais c’était moins excitant pour moi.

Votre visibilité médiatique ?

C’est un juste milieu satisfaisant. J'ai essayé d’être le meilleur ambassadeur de ma discipline en répondant au maximum d’interviews. Je n’envie pas vraiment le foot. Peut-être qu’avec plus de médiatisation, ce serait différent. Je ne sais pas s’il y aurait plus de dopage. Le contrôle et les méthodes pour faire face au dopage sont optimales dans ma discipline, avec le suivi longitudinal. Il y a très peu de contrôles positifs. Cela laisse penser que les triathlètes sont propres. Je pense au fond de moi qu’il n’y a pas de dopage.

Quels sont vos plus grands souvenirs ?

Le titre de champion d’Europe remporté en France en 2006 était un grand moment. Etre invité aux Etoiles du sport est une expérience exceptionnelle : j’adore ce qui se passe ici.

Quelles qualités faut-il pour le triathlon ?

Il faut de la persévérance. Ce n’est pas facile tous les jours. On ne se lève pas tous les matins avec l’envie de faire ces kilomètres. Quand je m’entraîne en groupe, je prends beaucoup de plaisir. Autrement, j’adore le surf, j’en ai fait un mois et demi en Australie et à Bali. A Saint-Raphaël, il n’y a pas de vagues, alors je passe deux semaines à Biarritz chaque année.

Mon père a travaillé le bois, la menuiserie. Après, il est devenu entraîneur. Ma mère était comptable, pas sportive du tout. J’ai une sœur qui a fait un peu de natation. Elle veut devenir prof des écoles. Pour être triathlète, j’aurais tendance à dire qu’il faut habiter au soleil.

Les meilleurs athlètes sont anglais. Depuis deux ans, j’ai découvert le ski de rando. Il faut un effort physiologique pur et de la glisse. De l’endurance. Cela me permet d’être comblé. J’ai fait mon entraînement, et j’ai la récompense de cette poudreuse jamais explorée.

 

CLAUDE ONESTA EST L'ENTRAÎNEUR DE L’ÉQUIPE DE FRANCE DE HANDBALL.

Que pensez-vous du forfait de l'arrière-gauche Jérôme Fernandez pour le championnat d’Europe de handball ?

Claude Onesta, French head coach of the French handball national team, attends a press conference on February 2, 2015 at the Roissy Charles de Gaulle Airport in Roissy-en-France, outside Paris, upon the arrival of players from Qatar, after winning the 24th Men's Handball World Championships. France became the first team in handball history to win five world championships when they beat surprise finalists Qatar 25-22 on February 1, 2015. The win means France's are now world, European and Olympic champions, eC’est un forfait de plus, malheureusement. Ce poste d’arrière-gauche est maudit. J’avais repris Jérôme pour essayer de retrouver un peu de stabilité. Il aurait pu venir faire une pige supplémentaire (photo Kenzo Tribouillard. AFP).

Je suis fataliste. Ce métier m’a appris à l’être, j’attends de savoir avec qui je ferai la préparation. L’Euro, c’est une gestion différente. En Serbie, cela s’était mal passé. Ça ne fait pas partie des meilleurs souvenirs de l’équipe de France. Les autres vont devoir réussir cette compétition, on va avoir affaire à des équipes qui vont mettre tout en œuvre pour la qualification immédiate. Nous, on est dans une phase de construction. On va essayer de conserver notre titre, mais on n'en a pas beoin de manière absolue. C’est compliqué, on n'a pas le droit de faire l’impasse. On ne va pas dans ce type de compétition pour faire semblant. J’espère qu’on pourra jouer un rôle majeur.

On n'est pas blasés. On ne vit pas dans le souvenir des titres acquis. Il y a des jeunes joueurs qui ont envie de gagner. Cet Euro-là est difficile. La densité des équipes est supérieure à un championnat du monde. Cela peut être un avantage de ne pas être sous pression maximale. Tout le monde veut plus investir pour les JO que pour un championnat d’Europe. On va essayer de construire l’équipe la plus opérationnelle aux Jeux. Voir les gens dans une situation plus exposée. On va essayer d’utiliser ces championnats d’Europe pour cela. On va essayer de trouver un équilibre. Si on regarde les résultats précédents, on l’a grâce au banc. La multiplication des solutions dont on dispose permet de se sortir des difficultés. On risque cependant de se retrouver avec moins de ressort, moins de solutions complémentaires. C’est un luxe d’avoir autant de choix. Il va falloir travailler avec moins de précision qu’au départ. Nico, (Karabatic ndlr) s’il avait été bien, il aurait encore tiré dans les réserves. Ce bobo-là va lui permettre de se reposer. L’Euro nous permet de traiter ce moment de préparation.

Que représentent les JO pour vous ?

Les Jeux, c’est le village olympique. Tout dans le monde est l’objet de guerres, de conflits. Là, il y a un environnement où les gens cohabitent. Le village olympique n’est pas un village de gens heureux. On y fait cohabiter des gens de différentes religions, nations. Une équipe s’y perd moins que des athlètes individuels. Il y a des joueurs qui en seront à leur cinquième participation olympique, leur expérience sera un élément déterminant.

Faudrait-il un Euro moins fréquent ?

Les fédérations internationales vivent et générent leurs recettes par les compétitions, et l’essentiel de cet argent bénéficie aux handballeurs. Il n’y a pas de raison que ce soit les compétitions internationales qui diminuent. Pour jouer moins, il faut réduire le nombre des spectacles.

Tracez-vous un parallèle entre l’affaire Karabatic et celle de Benzema ?

Que l’affaire de la cassette (sic) fasse la une du 20 heures, c’est dramatique, déplorable. Quelqu’un qui joue en équipe de France doit être exemplaire. Si cette exemplarité existait dans le monde politique, celui-ci serait moins discrédité.

Je me suis posé la question. Doit-on sélectionner les joueurs ? J’ai compris la présomption d’innocence. Si j’avais choisi de ne pas les sélectionner, j’en aurais fait des coupables. Il n’y a toujours pas de conclusions sur la culpabilité. Tant qu’ils étaient innocents, je les considérais comme bienvenus en équipe de France. S’il y a condamnation, cela mérite des sanctions.

Y a-t-il eu des pressions de votre fédération ?

On a essayé de soupeser les enjeux. Je n’aurais pas accepté qu’on me dicte ma conduite.

Quel regard portez-vous sur l’équipe de France féminine ?

On a des équipes très généreuses, mais qui manquent parfois de maîtrise. L’équipe d’Espagne collectionne les médailles, c’est plutôt le genre de matchs qui vous font grandir. Les Pays-Bas semblent en très bonne forme. En France, on a deux équipes en phase dynamique. Les deux ont assuré leur qualification olympique. L'équipe féminine est une équipe rajeunie, qui travaille bien. On espère que la chance sera de son côté.

Quels vœux formez-vous pour cette année ?

Qu’on gagne le championnat d’Europe et les JO. Ce qui est essentiel, c’est le parcours qui doit générer des phases de progrès, qu’on continue à grandir et à s’améliorer. On a été mal habitués. 

 Libération

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