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5 raisons de croire que le chômage peut (enfin!) baisser en 2016

Publié par MaRichesse.Com sur 30 Décembre 2015, 09:21am

Catégories : #EMPLOI, #5-TRUCS-A-SAVOIR

5 raisons de croire que le chômage peut (enfin!) baisser en 2016

 A nouvelle année, nouvelles opportunités. Vu le cru 2015, ses attentats sordides, ses records de chômage, et la quasi-débâcle politique face au FN, essayons de partir du bon pied pour 2016, quitte à forcer notre nature optimiste.

Sur le front du chômage, la mère de toutes les batailles politiques, économiques et sociales, il existe plusieurs raisons de croire que quelques bonnes nouvelles nous attendent l'an prochain.

Pour commencer, un institut de prévision comme l'OFCE annonce un recul de 0,2 point du taux de chômage. Rien de folichon, c'est vrai. Le taux de chômage resterait coincé au-dessus de 10%. Notez qu'en novembre, le nombre de demandeurs d'emploi en France a baissé de 0,4% (après une hausse en octobre). Ce qui va dans le sens de ces prévisions.

Mais puisque les économistes se trompent souvent, ils peuvent aussi céder au pessimisme ambiant en optant pour la fourchette basse en matière de décrue du chômage. Avant de se donner rendez-vous pour faire un nouveau bilan dans un an, voici cinq arguments pour aborder 2016 plus confiant.

1. Parce que le bâtiment va reprendre le chemin du chantier
btp btaiment

 
 

Si l'emploi va si mal en France, c'est en bonne partie à cause du secteur du bâtiment. "En excluant la construction, la croissance du PIB aurait été de 1,7% en rythme annuel au troisième trimestre, au lieu de 1,2%. Le secteur représente désormais un quart des faillites d'entreprises, tandis que les licenciements ont augmenté 5% au troisième trimestre", décrypte François Chauchat, économiste chez Gavekal Research.

Compte tenu des besoins abondants en main-d'oeuvre du secteur, il fait cruellement défaut à la reprise française. "La dépression du bâtiment en France a été aggravée par des erreurs politiques - notamment de nouvelles exigences environnementale et sociale - qui sont désormais en cours de correction", positive François Chauchat.

L'extension des prêts à taux zéro à partir de janvier devrait donner un coup de fouet bienvenu. Partout en France, il pourra servir à l'achat d'un logement dont les rénovations représentent au moins 25% du coût total. Le PTZ pourra aussi représenter jusqu'à 40% du prix d'achat, contre 25% aujourd'hui, et il pourra s'écouler 5 ans avant le premier remboursement. Au total, une enveloppe de 2 milliards d'euros.

Cette politique devrait générer un retour en croissance pour 2017 au plus tard, dès le deuxième semestre avec de la chance.

2. L'euro, le pétrole, et les taux bas nous resteront favorables
gazole prix essence

 
 

Pour certains économistes, la rivalité entre l'euro et la dollar est une véritable guerre des monnaies. Plus la Banque centrale européenne (BCE) imprime de billets avec ses QE (quantitative easing), plus elle diminue la valeur de l'euro face au dollar.

Une stratégie de "dévaluation" compétitive modérée qui donne un coup de fouet aux exportations de la zone euro. C'est ainsi que les Etats-Unis ont pris à la France son statut de partenaire économique n°1 de l'Allemagne.

Au plan macroéconomique, la France peut également se réjouir de la baisse durable des prix du pétrole. Pour la première fois depuis 2009, le prix à la pompe du gazole est repassé sous la barre d'un euro le litre. Tout indique que ce devrait être durable.

Les entreprises en profitent pleinement, à l'exception des compagnies pétrolières. "En 2015, la baisse du prix du pétrole a permis de réinjecter près de 20 milliards d'euros dans l'économie française: dix milliards pour les ménages et dix milliards pour les entreprises", souligne Mathieu Plane, de l'Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE).

Enfin, les taux d'intérêts, toujours au plus bas, ne devraient pas remonter avant 2017.

3. L'investissement des entreprises doit repartirespace spacex

 
 

Après un revirement spectaculaire de politique, concrétisé par le remplacement d'Arnaud Montebourg par Emmanuel Macron à Bercy en août 2014, le gouvernement ne sait plus quoi faire pour convaincre les entreprises d'investir. Et pour cause, sans investissement, pas de reprise.

Après une année 2015 atone, l'Insee annonce une amélioration: "En moyenne sur l’année 2016, les industriels anticipent une légère augmentation de leurs dépenses d’investissement, de 3 % par rapport à 2015. Cette hausse serait forte dans les secteurs des industries agro-alimentaires (+7 %) et dans la fabrication de biens d’équipements (+9 %)."

"Elles se sont contentées d'écouler leurs stocks depuis des mois. Il va bien falloir qu'elles renouent avec l'investissement", confirme Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

4. Le gouvernement ne va pas hésiter à forcer le destinchomage croissance

 
 

 

A la faveur de la politique monétaire généreuse de la BCE, la rigueur est un peu passée de mode. "Il y a une pause dans la consolidation budgétaire en Europe", confirme Xavier Timbeau, économiste à l'OFCE.

En 2016, le gouvernement devrait en profiter pour desserrer (un peu) les cordons de la bourse de l'Etat. Le Premier ministre a promis pour janvier de nouvelles mesures, dont un plan "massif" de formation des chômeurs - après les 150.000 formations prioritaires déjà annoncées en octobre. Selon le Figaro, ce chiffre pourrait passer à 200.000, voire 300.000.

Ce dispositif ne cesse de monter en puissance. En 2015, 114.000 formations prioritaires ont déjà été réalisées, contre 39.000 en 2014.

Pour 2016, cela ne fera pas encore baisser le nombre d'inscrits à Pôle Emploi. En revanche, cela peut en faire passer plusieurs dizaines de milliers de la catégorie A, celle des sans emploi à la recherche d'un temps plein, la seule qui fasse la Une des médias, à la catégorie D, celle des chômeurs en stage, formation, ou arrêt maladie. Ils sont dispensés de recherche active.

Ce tour de passe-passe administratif permettrait ainsi d'effacer un ou deux dixième de point de chômage en catégorie A.

Dans une moindre mesure, il faudra aussi surveiller l'emploi dans les collectivités locales. "Un sénateur socialiste m'a assuré que les collectivités de gauche seront encouragées à embaucher, sous l'angle 'si vous voulez que la gauche passe en 2017, il faut y mettre du vôtre', confie l'économiste en chef d'une grande banque. Économiquement, ce n'est pas soutenable, mais c'est politiquement pertinent."

5. Et parce que les arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel...

 
 

C'est bête à dire, mais plus une série de records dure, plus elle approche de sa fin. Au-delà de la lapalissade, il faut remonter aux années 70 et 80 pour retrouver une période de hausse plus longue que l'actuelle.

Il a fallu le contexte exceptionnel des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979 pour que le taux de chômage passe de 3% en 1974 à 7% en 1987. En treize ans, le nombre de chômeurs a plus que triplé sur la période, culminant à 2,14 millions.

Depuis, la France a connu deux autres grandes phases de hausse. De 1991 à 1997, il est passé de 6 à 9,3%, et de 2001 et 2006, où il a fini par culminer à 8%, avant de redescendre.

 

Six ans de hausse, puis cinq ans... Aujourd'hui, nous en sommes déjà à sept ans, à peine contrariée par la baisse temporaire de 2011. Cette mauvaise plaisanterie a assez duré, le pire est forcément derrière nous... Non? 

 Huffingtonpost

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