Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


10 raisons de penser que l’enfant de prof est un fléau

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Novembre 2015, 00:47am

Catégories : #INTERNET, #INSOLITE, #ENFANT

10 raisons de penser que l’enfant de prof est un fléau

1) Il fait du latin et coûte cher. Ça, on l'aura compris. Cet apprentissage du latin lui permettra plus tard d'organiser des orgies avec d'autres membres de sa caste dans l'arrière boutique de la Librairie des Belles-Lettres, lieu de débauche notoire où l'optatif oblique coule à flots, back-room décadent aux vapeurs d'ablatif absolu.

2) Comme l'a montré une récente étude de l'OCDE, l'enfant de prof a, comme par hasard, la plupart du temps, l'un de ses parents qui est prof (mais pas tous, certains parviennent à être enfants de prof d'eux-mêmes, de manière spontanée). Et ça c'est vraiment pas juste (pour lui aussi. Il aurait aussi pu avoir des parents moins chiants).

3) Il connaît le grand secret. Parce qu'il a vu son parent (enseignant, donc) aux toilettes, au réveil, ralenti lors d'une soirée arrosée, pleurnichant devant ses copies, il a acquis la certitude que le professeur est humain (quand les autres enfants sont tout ébahis quand ils vous croisent dans un magasin). Il casse la magie des cours, sape l'autorité donc la République.

4) Il ricane comme une hyène quand, en classe,  vous sortez des excuses bidons du type "j'ai oublié mes copies dans mon casier, je vous les rendrai la prochaine fois". Il ne sait que trop bien que vous ne les avez pas corrigées, que vous avez préféré regarder une série débile à la télé.

5) Il devient prof comme ses parents (qui, miracle, ne l'ont pas dégoûté du métier). Le fayot. Le copieur. Bien fait pour lui. Il aurait pu aussi devenir riche.

6) Il ramène ses cours chez lui. Si le parent enseigne la même matière que vous, il sera à même de découvrir que vous avez pompé tel ou tel truc sur Internet, dans un manuel (il fait la même chose). Allons droit au but, c'est une taupe.

7) Comme il n'est jamais peinard à la maison (ses parents vivent au même rythme que lui, révélation ultime d'une étude de l'Insee)(cette étude montre aussi qu'avoir un des ses parents qui mange dans une cantine scolaire dégueulasse multiplie par 5 les chances d'avoir son bac), il est obligé de faire ses devoirs. Aidé par ses parents (ces ordures). Enfin, réjouissons-nous, il n'aura pas le bonheur de connaître les joies ultimes de la jeunesse : regarder la télé en bouffant n'importe quoi pendant des heures, faire venir 14 potes. Bref, il passe à côté de son adolescence qu'il fera à 40 ans (le coût pour la société de cette crise à retardement est considérable).

8) Il est difficile à piéger. Ses infects parents connaissent tous les coups : couverture des livres, signature dans le carnet, liste de matériel ésotérique avec cahiers de mille formats différents. Mais on finit toujours par trouver un truc : l'enfant de prof a tendance à se sentir un peu trop en confiance, il en vient assez vite à faire une erreur grossière.

9) Il a été plongé dans la mythologie depuis tout petit et vous emmerde parce que, non, vraiment, vous ne vous souvenez plus du nom de l'arrière-cousine de Prométhée (à vrai dire, vous ne l'avez jamais su).

10) ll ne vous lâche pas. Comme ses parents ont des revenus à peu près similaires aux vôtres, vous avez toutes les chances de le croiser l'été, en plein tourisme vert ou baffrerie d’œufs durs sur montagnes anciennes. Il pourrit vos vacances.

Les enfants de profs. Qu'en faire ?

(Si l'élitisme m'est désagréable, l'anti-élitisme me navre. Car là n'est pas la question. Et puis, j'ai comme le sentiment qu'on oublie qu'il s'agit, quand même, d'enfants qui n'ont rien demandé à personne, pas les bras armés du grand capital. Bref, je suis politiquement et pédagogiquement higelinienne : "Champagne pour tout le monde")(et vive le latin). 

 Lemonde

Commenter cet article

Archives