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10 choses à savoir sur Dominique de Villepin

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Octobre 2015, 17:02pm

Catégories : #POLITIQUE, #PEOPLE

10 choses à savoir sur Dominique de Villepin

uand on aime la lumière, difficile d’en sortir. Dominique de Villepin, alias "DDV" pour les intimes, a beau répéter à qui veut l’entendre qu’il a quitté la scène politique en 2012, et que l’on ne l’y reprendra pas, il peine pourtant à tirer sa révérence médiatique. Après avoir porté la robe d’avocat sept ans durant, l’ancien diplomate flamboyant est devenu un lobbyiste aguerri, une voix qui ne laisse personne indifférent, un personnage aussi intriguant qu’incontournable et qui n’insulte pas l’avenir. 

1Un bon client

Faut-il faire alliance avec Bachar al-Assad pour chasser l’Etat islamique de la Syrie ? La Russie doit-elle être considérée comme une nation amie ? La politique étrangère de la France est-elle équilibrée ? A toutes ces questions hautement stratégiques, Dominique de Villepin a toujours une réponse. Invité régulièrement des matinales pour donner son avis (Jean-Jacques Bourdin en raffole sur BFMTV), l’ancien Premier ministre est ce que l’on appelle communément un bon client dans le jargon médiatique.

Il faut dire que "DDV" n’a rien perdu de son verbe haut et du lyrisme de son fameux discours de l’ONU en 2003 contre la guerre en Irak. "C’est un de nos meilleurs experts géopolitiques et il incarne encore aujourd'hui l’originalité de la voix française", justifie son ancienne porte-parole, Marie-Anne Montchamp.

2Une robe qui rapporte

En janvier 2008, sa prestation de serment comme avocat au barreau de Paris, moins d’un an après son départ de Matignon, s’était déroulée sous l’œil curieux des caméras. Maitre Villepin ? "Un rêve d’enfant !", lâchait-il, très fier. Une reconversion professionnelle en grande pompe destinée surtout à ouvrir une page lucrative de sa vie.

Le cabinet Villepin international a très vite obtenu de précieux contrats avec de grosses entreprises comme Alstom ou Total. De quoi faire tourner à plein régime sa petite entreprise qui engrange, les deux premières années d’activité, jusqu’à 4,65 millions d'euros pour un bénéfice record de 2,6 millions. Du Golfe persique à l’Amérique du Sud, Villepin court le monde pour monnayer ses conseils aux meilleurs tarifs. Mais, ses activités s’éloignant au fil des années du périmètre du droit, Dominique de Villepin a décidé en juillet dernier de remiser sa robe au placard.

3Un lobbyiste prisé

Sa robe d’avocat rangée, Dominique de Villepin n’en reste pas moins un véritable businessman. Pour rentabiliser son riche carnet d’adresses, l’ancien Premier ministre a élargi ses activités de conseils pour de grandes entreprises. Au Qatar, en Chine - où il siège depuis l’année dernière au comité international du fonds d'investissement China Minsheng - ou encore en Russie, nombreux sont ceux qui aspirent à profiter des contacts noués durant sa carrière de politique et de haut fonctionnaire.

Peu avare de commentaires sur ses activités, au point que même son entourage proche semble nager dans l’inconnu, Dominique de Villepin sait entretenir le mystère autour de ses contrats. Tout juste sait-on que ses conférences sont rémunérées entre 30.000 et 80.000 euros, d’après une enquête de Canal+, et que son rôle de consultant auprès du président de Veolia est rétribué à hauteur de 250.000 euros par an.

4Une fille rock 'n' roll 

Dans la famille Villepin, je demande la fille : Marie. A 29 ans, l’aînée des trois enfants du couple formé par l’ancien Premier ministre avec la sculptrice Marie-Laure de Villepin, est une véritable touche-à-tout, dont les relations avec son père ont longtemps été sulfureuses. Mannequin, comédienne et même chanteuse, la jeune fille a plus d’une corde à son arc. Très loin des bancs de Sciences Po, où l’imaginait son père, la jolie blonde s’est fait un prénom à New York. Quittant en 2005 le confort du domicile familial avec pour tout bagage "un jean et une paire de Converse", la "fille de" est devenue outre-Atlantique l’égérie des parfums Givenchy.

Et comme son père, Marie voit les choses en grand. Après les podiums, elle a cumulé aujourd'hui plusieurs petits rôles au cinéma - comme dernièrement dans le biopic "Yves Saint Laurent" de Jalil Lespert - et s’est mise à la musique dans un petit groupe de rock. Son dernier coup d'éclat : le mannequin a posé l'été dernier toplessen une du magazine "Lui", une guitare à la main. Comme un pied de nez à son papa.

 

5Un joggeur du bois de Boulogne

Joggeur un jour, joggeur toujours. En 2005, à La Baule, Dominique de Villepin n’avait pas hésité à mettre en scène son amour du jogging. Sous la mitraille des photographes et devant le regard hébété de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre de l’époque avait exhibé son torse de jeune quinquagénaire après une baignade avec l’un de ses fils Arthur.

"Une addiction à la course à pied" qui ne l’a pas quitté depuis son départ de Matignon, assure un proche. Il n’est pas rare en effet de croiser le dimanche matin sa silhouette élancée dans les rues du 17e arrondissement ou dans les allées du bois de Boulogne. "Plus c’est difficile, plus j’éprouve le besoin de courir. Plus les journées sont longues, plus je cours", confiait en 2010 aumagazine "Jogging International" l'ancien Premier ministre.

Dominique de Villepin dans le bois de Boulogne en janvier 2011. (DUCLOS/SIPA)

6Un des derniers visiteurs de Chirac

Rancunière, Bernadette Chirac n’est toujours pas rabibochée avec Dominique de Villepin. Qualifiant à l'envi l’ancien secrétaire général de l’Elysée de "Néron", pour avoir soufflé en 1997 à son mari de président l’idée douteuse d’une dissolution de l’Assemblée nationale, l’ex-première dame a toujours une dent contre lui. Ce n’est pas le cas de son époux qui a longtemps cru voir en Villepin son successeur tout désigné à la tête du pays, au plus fort de la guerre de tranchées avec Nicolas Sarkozy. En vain.

Aujourd’hui, "DDV" peut s'enorgueillir d'être l'un des rares visiteurs réguliers de Jacques Chirac à son appartement du quai Voltaire à Paris. Pour s’enquérir de son état de santé, bien sûr, mais aussi pour deviser sur les grandes affaires de ce monde. Comme au bon vieux temps. 

7Un vrai-faux ennemi de Sarkozy

Nicolas Sarkozy avait promis de le "pendre à un croc de boucher". Las, malgré les coups acérés de son rival, Dominique de Villepin est toujours debout, mieux, les deux hommes – ô miracle ! - ont enterré la hache de guerre et assurent à tous leurs proches qu’ils s’entendent désormais comme larrons en foire. On peine à les croire, et pourtant. Fini l’affaire Clearstream, les coups bas et les règlements de comptes par médias interposés.

Les deux ex-adversaires auraient comme conclu une forme de pacte de non-agression. A Sarkozy sa revanche contre Hollande en 2017. Et à Villepin ? Le Quai d’Orsay, où son ombre plane toujours ? En tout cas, les contempteurs des deux "ex" flairent l’embobinage et les soupçonnent d’en savoir trop l’un sur l’autre pour oser ferrailler à nouveau. 

8Et un ami du sulfureux Alexandre Djouhri

Aussi embarrassant que fidèle, Alexandre Djouhri, homme d'affaires qui sert de "facilitateur" aux entreprises françaises pour signer de gros contrats en Afrique et au Moyen-Orient, est devenu un inséparable de "DDV". Au point que les deux hommes ont pris l’habitude de passer leurs vacances ensemble sous le soleil chic de Monaco ou à l’ombre des chalets suisses de la station de Gstaad.

Ami proche de Claude Guéant, Djouhri aurait également joué les entremetteurs entre Villepin et Sarkozy lors d’un dîner dans un palace parisien durant l’été 2014 pour rabibocher les deux fortes têtes, rapporte "Le Canard enchaîné". Une gageure.

Toujours associé à Villepin, Djouhri traîne un passé sulfureux. De l'Angolagate au scandale Elf, son nom revient dans plusieurs affaires explosives de la Ve République. 

9Un parti plombé

Lancé en grande pompe en juin 2010, le parti République Solidaire devait servir de rampe de lancement à Dominique de Villepin pour la présidentielle de 2017. Une machine de guerre qui s’est vite grippée. Faute de troupes d’abord, mais surtout faute de financements suffisants pour aller au bout de ses ambitions. "Il était très loin d’avoir atteint les 500 parrainages d’élus nécessaires pour se présenter, se souvient l’ancien ministre villepiniste François Goulard. Je pense d'ailleurs qu’il n’a jamais vraiment cherché à les obtenir."

Que reste-t-il de République Solidaire ? Une coquille vide. Le dernier message posté sur le compte Facebook du parti politique remonte à mars 2013, quand l'URL du site officiel renvoie désormais étrangement... sur un obscur site de plomberie

"DDV" prend la pause au milieu d'un champs en Picardie en janvier 2012. (REVELLI-BEAUMONT/SIPA)

10Des soutiens orphelins 

Depuis une candidature avortée à la présidentielle de 2012, les derniers fidèles fantassins du noble Villepin se comptent sur les doigts de la main. Si son aura reste intacte dans le milieu littéraire - il a encore publié cette année deux ouvrages - dans la classe politique, rares sont ceux à croire à un éventuel retour de ce personnage décrit à la fois comme "hors-norme" et "solitaire".

Rien n'est impossible, mais avoir été Premier ministre de la France est à la fois une fatwa et un marqueur", avance Marie-Anne Montchamp, qui confie n'avoir de ses nouvelles que par des amis communs.

Personne n’oublie que ce grand admirateur de Napoléon a abandonné ses troupes en rase campagne. Son ancien ministre de la Recherche, François Goulard, assure "ne pas l'avoir vu depuis près de quatre ans" et ne cache pas son amertume après "l'arrêt brutal" de la carrière politiquede son champion :

Il nous a laissé seuls en 2012."

Quant à son ancien directeur de cabinet à Matignon, Bruno Le Maire, qui ne tarissait pas d'éloges à son égard, il trace désormais seul sa route. Loin de son mentor.

Guillaume  

 Nouvel-Observateur

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