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Conseils, science, sante et bien-être


5 conseils pour rester jeune

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Septembre 2015, 10:12am

Catégories : #5-TRUCS-A-SAVOIR, #ASTUCES, #LONGÉVITÉ, #JEUNESSE

5 conseils pour rester jeune

Percer les secrets de la longévité. Certains n’hésitent pas à y engloutir leur fortune, à l’instar de Larry Page, cofondateur de Google, le célèbre moteur de recherche, dont la nouvelle société de recherche et de biotechnologies, Calico, ambitionne d’allonger l’espérance de vie en bonne santé. 

De nombreuses études visent à élucider pourquoi l’espérance de vie est plus importante en Suède qu’en Italie par exemple, ou pourquoi l’île d’Okinawa au Japon compte un nombre extraordinaire de centenaires.

À lire aussi : Vivrons-nous tous centenaires ?

Pourquoi de tels écarts dans l'espérance de vie ?

On pourrait logiquement penser que le climat, la moindre pollution, ou encore le mode alimentaire expliquent de telles différences.

Pourtant, curieusement, « nous retrouvons d’année en année les mêmes écarts, mais nous ne savons toujours pas ce qui explique ces différences », regrette le Pr Jean-Marie Robine, épidémiologiste et démographe.

Et la chercheuse Marie-Paule Jacob, spécialiste du vieillissement, d’ajouter : « De telles disparités s’expliquent rarement par un seul critère. La localisation géographique, l’alimentation, les habitudes et la philosophie de vie sont des paramètres complexes à analyser indépendamment les uns des autres ».

Selon Jean-Marie Robine, la seule tendance qui se dégage est que l’espérance de vie en bonne santé est meilleure dans les sociétés qui culturellement prônent l’autonomie et la responsabilité individuelle dans le soin de soi.

Les connaissances sont incomplètes, certes. Mais elles évoluent, et plusieurs processus sous-jacents à “l’usure du temps” sont désormais bien connus. Nous vous proposons de décrypter les plus importants.

1. Stimuler ses mécanismes de réparation

Longtemps, on a désigné le stress oxydatif comme la cause principale du vieillissement, favorisé notamment par les UV et le tabac.

Le postulat était clair : l’excès de radicaux libres endommage chaque cellule de l’organisme. C’était la grande époque des gélules antioxydantes, le Graal de l’éternelle jeunesse. « Cette hypothèse est controversée parce que l’on a découvert qu’un stress oxydant modéré peut au contraire avoir un effet bénéfique sur les cellules », révèle le Pr Emmanuel Moyse, professeur en neurosciences et spécialiste de la biologie du vieillissement.

En effet, en parallèle des oxydations qui dégradent des constituants, il stimule les mécanismes de réparation et de détoxification cellulaire. Les mitochondries, sorte de “centrale énergétique” à l’intérieur de chaque cellule, sont actives, un signe de vieillissement en bonne santé.

Comment le transposer dans notre quotidien ?

Il ne s’agit évidemment pas de s’exposer toujours plus au soleil ou de se mettre à fumer, évidemment ! Le stress oxydatif est bénéfique s’il est modéré et transitoire, il reste délétère lorsqu’il est chronique. Alors, comment provoquer ce “stress positif” ?

Le Pr Emmanuel Moyse répond : « C’est démontré : en faisant de l’exercice physique ! » L’activité stimule le métabolisme général et améliore l’oxygénation des tissus.

À privilégier : les exercices d’endurance qui semblent réduire les dysfonctionnements des mitochondries liés à l’âge.

À lire aussi : 10 bonnes raisons de se remettre au sport.

« Les mouvements des muscles ainsi que du sang sur les parois des veines et des artères atteignent, via des capteurs, le noyau de la cellule et modifient l’expression des gènes. Cela favorise la production de mitochondries », dit le Dr Roland Krzentowski, président de Mon stade, nouvelle structure médicosportive à Paris.

En revanche, inutile d’investir au long cours dans des gélules de vitamines ACE et autres antioxydants, aucune étude n’a réussi à démontrer qu’elles permettaient de bien vieillir.

Pire, la prise de bêtacarotène s’est avérée augmenter le risque de cancer du poumon chez les fumeurs et les gros consommateurs d’alcool.

2. Réduire sa consommation de sucres

Un autre mécanisme a été identifié comme clairement délétère. Il s’agit de la glycation qui conduit au brunissement des sucres principalement, mais aussi des protéines et des acides nucléiques constituant l’ADN.

Ce processus donne naissance à une catégorie de produits chimiques, les AGE pour Advanced glycation end-products ou produits de glycation avancée.

« Ces produits chimiques peuvent causer un vieillissement accéléré, notamment du cœur et des vaisseaux sanguins », explique ainsi le Pr Moyse.

En effet, en modifiant les propriétés du collagène, constituant de la peau mais aussi des vaisseaux,« cette glycation rigidifie les artères », précise encore Marie-Paule Jacob.

Comment le transposer dans notre quotidien ?

L’idéal est de réduire au maximum les produits sucrés, en particulier les boissons à base de cola, les gâteaux, la sauce de soja riches en AGE et de ne pas consommer les parties noircies par une cuisson à forte température (supérieures à 180 °C et barbecue) qui favorise cette réaction chimique nocive.

À lire aussi : Le barbecue est-il mauvais pour la santé ?

3. Protéger ses chromosomes

Les télomères sont les extrémités des chromosomes, et leur compréhension a valu à trois chercheurs d’être récompensés par le prix Nobel en 2009.

Ils protègent l’ADN et surtout, sorte d’horloge biologique, ils régulent le cycle de vie des cellules : quand ils deviennent trop courts, la cellule ne se divise plus et cet arrêt provoque le vieillissement. Mais plus ils sont longs, plus on vit vieux.

Comment le transposer dans notre quotidien ?

Fumer, être en surpoids et inactif physiquement sont autant de paramètres associés à des télomères plus courts.

En revanche, l’exercice physique lorsqu’il améliore la capacité cardiorespiratoire semble augmenter la longueur des télomères des globules blancs présents dans le sang.

4. Diminuer sa quantité de nourriture

Les dernières découvertes intéressent le domaine de la génétique : des gènes de prédisposition à un bon capital jeunesse ont été identifiés. Le principal est le récepteur d’un messager naturel de l’organisme relais de l’hormone de croissance (IGF1 ou facteur de croissance 1 ressemblant à l’insuline).

« Un léger déficit rend ces personnes plus petites que la moyenne mais avec un vieillissement amélioré, indique le Pr Moyse. Autant dire que les cures d’hormones de croissance dont on voit pléthore de produits sur internet sont au mieux inutiles, au pire délétères ! »

En revanche, des molécules mimant l’effet de la restriction calorique sont à l’étude : il s’agit de la rapamycime (médicament immunosupresseur) associée à la metmorfine (antidiabétique) et du resvératrol.

Comment le transposer dans notre quotidien ?

« La restriction calorique déclenche ce signal, précise le Pr Moyse. Chez l’animal, ça marche : une restriction calorique de 30 % bien équilibrée leur permet de vivre plus longtemps en bonne santé. L’apport quotidien en éléments essentiels, vitamines et minéraux, doit être conservé. Mais c’est difficilement transposable à l’homme. »

D’abord parce qu’il est difficile de conseiller la même réduction calorique à tout le monde. Ensuite, parce que la restriction peut générer des troubles encore plus préjudiciables, dont une forme d’anorexie et, chez les personnes âgées, un risque de dénutrition qui est déjà présent.

« L’idéal est de s’étalonner soi-même en se pesant ou en s’observant pendant quelques semaines, afin d’adapter sa prise alimentaire pour éviter la prise de poids en fonction des résultats obtenus », dit le chercheur. Finalement, le bon indicateur, c’est ne pas grossir au fil des ans.

5. Suivre la piste de l’élixir de jouvence

Le sang jeune pourrait bien devenir la solution anti-âge universelle. Testée en laboratoire, la transfusion de sang jeune rajeunit des souris vieillissantes tant sur le plan physique que cérébral. Une fraction du sang, le plasma riche en plaquettes (appelé PRP), apporte des facteurs de croissance. Injecté dans la peau, le PRP améliore la qualité du derme et la production de collagène.

Comment le transposer dans notre quotidien ?

Cela vous paraît impossible, voire farfelu ? Et bien, sachez que l’injection de son propre plasma enrichi en plaquettes est déjà pratiquée par des médecins sportifs pour régénérer du cartilage ou des tendons.

De plus en plus de médecins ou de chirurgiens esthétiques la proposent comme nouvelle technique de “réjuvénation”. Les résultats sont encore inégaux, variant selon le kit de préparation du plasma à partir du sang, mais “le lifting façon vampire” sera peut-être bientôt au point ! 

 

Santemagazine

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