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Conseils, science, sante et bien-être


Pourquoi perdons-nous le sommeil ?

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Août 2015, 17:36pm

Catégories : #SOMMEIL, #SANTE-BIEN-ETRE

Pourquoi perdons-nous le sommeil ?
Un adulte sur cinq est concerné par l'insomnie en France. Mais ce trouble reste mal pris en charge, alors que des traitements efficaces existent.

 

Longtemps perçue comme le symptôme d'une pathologie physique ou psychique, l'insomnie est reconnue comme une maladie à part entière depuis une vingtaine d'années. Sont considérées comme souffrant d'insomnie les personnes qui ont un trouble du sommeil trois fois par semaine au minimum depuis au moins un mois. Il peut s'agir d'un assoupissement qui prend plus d'une demi-heure le soir; de réveils nocturnes avec des difficultés pour se rendormir; d'un éveil précoce le matin, une heure avant l'heure choisie... avec toujours la sensation d'un sommeil non récupérateur. Ces perturbations entraînent pour les insomniaques des difficultés à faire face à leur quotidien, ce qui les distingue des petits dormeurs, qui ne souffrent pas de leurs courtes nuits. Fatigue, irritabilité, problèmes de concentration...: différentes études ont montré que l'insomnie avait un impact sur la qualité de vie comparable à celui de pathologies comme la dépression ou le diabète. L'activité professionnelle de l'insomniaque en est affectée: augmentation du risque d'accidents et absentéisme deux fois plus élevé. Autant de données qui suggèrent que cette maladie a un coût pour la société, même s'il n'existe pas d'évaluations économiques récentes sur le sujet, alors que 20% des adultes sont concernés dans les pays industrialisés.

Des causes multiples

Parfois transitoires, liés à une étape de vie difficile, les troubles du sommeil ne durent alors que quelques semaines. Mais au delà de trois mois, on commence à parler d'insomnie chronique. On estime que la moitié des personnes insomniaques sont touchées par ce trouble depuis plus de dix ans. Tout le monde peut être concerné par l'insomnie. Mais elle progresse nettement avec l'âge et se révèle plus fréquente chez les femmes, surtout après 55 ans, lors des changements hormonaux liés à la ménopause. Certaines conditions de vie favorisent également les troubles du sommeil: le travail de nuit, un environnement bruyant, la présence de jeunes enfants perturbant le sommeil parental, un métier stressant... Il arrive aussi qu'ils soient liés à une pathologie, connue ou pas du patient: douleurs chroniques, problèmes respiratoires, cardiaques ou endocriniens, mais aussi diverses maladies neurologiques ou infectieuses. Certains médicaments, comme les corticoïdes ou les bêtabloquants, impactent aussi le sommeil. Enfin, dépression et anxiété sont retrouvées dans 50% des insomnies chroniques.

Renouer avec une bonne hygiène de vie

Une consultation dans un centre du sommeil, en service hospitalier, commence donc par un interrogatoire sur l'état de santé et sur les habitudes de vie du patient. Puis viennent différents examens. Une actimétrie permet d'enregistrer les périodes d'éveil et de sommeil, à l'aide d'une sorte de montre, pendant une dizaine de jours et de voir ainsi comment est régulée l'horloge biologique. Les enregistrements polysomnographiques sont effectués au cours d'une nuit à l'hôpital, au moyen d'électrodes posées sur le cuir chevelu et captant les rythmes électriques du cerveau. On obtient ainsi une évaluation qualitative de la composition du sommeil, en particulier le nombre et la durée des cycles. Quel que soit le diagnostic, pour enrayer l'insomnie, il faudra commencer par adopter certaines règles simples d'hygiène du sommeil: lever et coucher à la même heure chaque jour, ne pas passer plus de 8 heures au lit pour ne pas se réveiller au cours de la nuit suivante, éviter les excitants après 17 heures, pratiquer une activité physique régulière... Viennent ensuite des approches non médicamenteuses qui ont fait leurs preuves: la relaxation, les thérapies comportementales et la luminothérapie. Les médicaments du sommeil, hypnotiques ou psychotropes, peuvent enfin être utilisés en phase aiguë et sur une courte durée pour apporter un soulagement. Les approches médicamenteuses et non médicamenteuses ne doivent pas être opposées car c'est souvent en les combinant qu'on obtient les meilleurs résultats. 

 Lefigaro

 

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