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Mergims : l'appli pour envoyer de l'argent en Afrique

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Août 2015, 03:19am

Catégories : #AFRIQUE, #TECHNOLOGIE, #JEUNESSE

Prix de la jeune entreprise africaine #3. Avec Mergims, Louis Antoine Muhire et son équipe veulent faire mieux que Western Union et MoneyGram.

 

Mergims : l'appli pour envoyer de l'argent en Afrique
 

1 - Quel problème essayez-vous de résoudre ?

Les Africains vivant en Occident ont souvent des difficultés à envoyer de l'argent à leurs proches restés au pays. En cause : le coût élevé des frais de transfert et les procédures complexes d'envoi. Et bien souvent, les fonds envoyés sont mal utilisés. En plus d'être simple à utiliser, notre application garantit à l'expéditeur le bon usage des fonds et surtout ne lui coûte que 5 % en frais de service, comparés aux 12 % de Western Union etMoneyGram.

2 - Comment vous est venue l'idée de ce projet ?

J'ai quitté le Rwanda en 1994, en plein génocide. J'ai vécu seize ans au Canada et cinq autres dans un autre pays africain. En tant qu'immigrant, j'ai souvent envoyé de l'argent à ma famille au Rwanda. Je suis retourné au pays en septembre dernier pour justement tenter de résoudre ce problème de transfert d'argent. 

3 - Quelle est votre solution à ce problème ?

Nous avons mis en place une application mobile disponible pour l'instant sur Android. Elle permet à l'immigrant d'acheter des services ou des produits aux marchands africains. Les bénéficiaires sont les proches vivant en Afrique. Concrètement, on permet à un Rwandais en France de payer les frais de scolarité, de l'électricité, du temps d'appel (crédits) et plus, à ses proches au Rwanda, le tout à seulement 5 % en frais de service. Tout ceci dans un temps record puisque les services sont directement livrés au bénéficiaire.

4 - Avez-vous identifié vos concurrents ? Si oui, qui sont-ils ?

En Afrique de l'Ouest, nous avons Afrimarket, une compagnie française. Sinon, indirectement, nous venons jouer dans la cour des Western Union et MoneyGram, même si notre modèle est du "cash to goods", alors que nos concurrents sont sur du "cash to cash".

5 - Quelle est votre valeur ajoutée ?

Pratique, notre application permet de gagner du temps et de l'argent aussi bien pour l'expéditeur que pour le bénéficiaire.

6 - Comment comptez-vous rentabiliser votre projet ? (Modèle économique)

Il y a les frais d'envoi de 5 % et la commission payée par le marchand associé à notre entreprise. De plus, nous comptons introduire de la publicité sur notre plateforme. Notre ambition, c'est de couvrir toute l'Afrique de l'Est dès la fin de l'année prochaine. En 2014, les Africains de l'Est vivant à l'étranger ont envoyé plus de 3,5 milliards de dollars.

 

7 - Présentation de l'équipe : qui mettra en œuvre ce projet

- Louis Antoine Muhire : Founder & CEO, expert Marketing & P.R- Louis Antoine Muhire : Founder & CEO, expert Marketing & P.R
- Hirwa Rubanguka Jean de Dieu : IT Director, App developer (coding & programmer)- Hirwa Rubanguka Jean de Dieu : IT Director, App developer (coding & programmer)
- Mucyo Alain, Software developer (programmer)
- Nahimana Francis, UI designer (programmer)

8 - Quels sont vos besoins cruciaux ?

Nous avons besoin d'un fonds d'amorçage pour lancer l'application sur l'Apple Store et permettre aux détenteurs d'iPhone d'utiliser nos services. Ces mêmes fonds vont nous permettre de nous attacher les services d'avocats qualifiés pour rassurer les banques centrales de l'Afrique de l'Est. Elles ne savent pas encore très bien dans quelle catégorie d'entreprise nous qualifier.

9 - État d'avancement du projet : où en êtes-vous aujourd'hui ?

Notre version Android est pour l'instant offerte seulement aux Rwandais avec cinq services disponibles : paiement de l'électricité, temps d'appel, frais de scolarité pour un nombre encore limité d'universités. Nous avons près de 300 utilisateurs déjà.

10 - Racontez-nous une anecdote illustrant votre difficulté à trouver des financements.

Un groupe de Bunisess Angel non africain est venu nous rencontrer et, quand on leur a dit que nous avions besoin de plus de 100 000 dollars, ils nous ont pris pour des rêveurs et nous ont suggéré d'aller voir du côté de la Silicon Valley, car cela nous serait impossible en Afrique. Par contre, ils étaient prêts à mettre 5 000 dollars sur la table si on leur présentait un plan d'affaires de cette nature de financement.

11 - Comment voyez-vous votre projet dans cinq ans ?

Être au service de toute l'Afrique de l'Est et peut-être de quelques grandes économies d'Afrique comme le Nigeria et l'Afrique du Sud.

12 - C'est quoi, le rêve de votre vie ?

Faire en sorte que Mergims ait le même succès que Google ou Samsung. 

 

 Lepoint

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