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Après son exclusion, que peut faire Jean-Marie Le Pen ?

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Août 2015, 00:01am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE, #FN

Après son exclusion, que peut faire Jean-Marie Le Pen ?

Nouvelle procédure judiciaire, création d'une formation à droite du FN, candidature dissidente aux régionales... Le Scan passe à la loupe toutes les options qui s'offrent à lui.

Alors que le bureau exécutif du Front national a décidé, «à la majorité requise», d'exclure Jean-Marie Le Pen «comme membre du parti», ce dernier entend durcir le ton à l'égard de l'exécutif du mouvement qu'il a lui-même fondé. «Mon avenir est plutôt derrière moi», a-t-il plaisanté ce jeudi, à sa sortie de la commission l'ayant auditionné trois heures durant. Pourtant, de nombreuses options s'offrent à lui. Le Scan les passe à la loupe.

● Le volet judiciaire

Jamais trois sans quatre? Jean-Marie Le Pen, qui a remporté toutes les procédures judiciaires engagées contre les initiatives de sa fille ces dernières semaines, entend bien poursuivre sur sa lancée. Ainsi le «Menhir» va une nouvelle fois contester en justice son exclusion, prononcée ce jeudi. Dans son viseur notamment: l'illégitimité, selon lui, des membres du bureau exécutif, qu'il accuse d'être juges et parties et dont il avait réclamé la récusation. Rappelant que sa suspension décidée le 4 mai a depuis été annulée, il assure que «le Front national ne peut à l'évidence puiser dans les mêmes faits pour fonder une nouvelle sanction». «Certains des membres du bureau exécutif sont salariés du FN», relève-t-il également. Juridiquement, le camp Le Pen compte invoquer l'article 6 alinéa 1 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) sur le droit à un procès équitable, et l'arrêt König, jurisprudence prononcée par la Cour européenne des droits de l'Homme en 1978.

● L'université d'été

C'est devenu l'un des lieux symboliques du parti. Comme en 2013, le parti de Marine Le Pen se rassemblera début septembre à Marseille, au parc Chanot. Et comme en 2013, «Jean-Marie Le Pen ira évidemment à l'université d'été», assure son avocat au Figaro ce jeudi. Pourtant, à la différence de 2013, le fondateur du parti n'y assistera pas cette fois en tant qu'adhérent. Ni même en tant que président d'honneur, selon le mouvement, qui a décidé de son exclusion ce jeudi. Version que conteste le conseil du «Menhir», selon qui la présidence d'honneur de son client est une «qualité» jugée «distincte» de celle d'adhérent.

● Les élections régionales

Et s'il décidait d'y aller? Alors qu'il devait initialement porter les couleurs du FN dans un ticket avec Bruno Gollnisch, Jean-Marie Le Pen avait finalement accepté, au terme de longues négociations, de se retirer au profit de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen pour les régionales de décembre en Paca. Sauf que le patriarche, qui y préside le groupe Front national au conseil régional, a depuis reçu le soutien de nombreux élus locaux, entrés en fronde contre le numéro deux du parti Florian Philippot. Fort de tous ces appuis, le fondateur du parti d'extrême-droite n'excluait pas, il y un mois, de prendre la tête d'une liste dissidente dans la région. «Je vois des amis, je les consulte, nous échangeons des idées, nous imaginons des perspectives pour arracher notre pays au sort qui lui est promis», glissait-il à l'AFP. «Il faut voir comment vont réagir les gens de la direction», prévenait-il toutefois. «Je ne pense pas que Jean-Marie Le Pen embêtera Marion Maréchal-Le Pen», minimisait ce jeudi matin louis Aliot, vice-président du FN, surSud Radio.

● La présidentielle de 2017

«Une chose est sûre, c'est que la ligne politique que j'incarne depuis des décennies ne disparaîtra pas de la scène nationale, et que j'agirai sans relâche afin de permettre aux millions de Français qui partagent nos idées et notre espérance d'être représentés valablement au moment des grandes échéances»,écrivait Jean-Marie Le Pen dans un communiqué publié lundi. Une menace aux airs de simple provocation, mais qui pourrait en réalité se révéler lourde de sens. En effet, le «Menhir» avouait, en mai dernier, «réfléchir» à la perspective de créer un nouveau parti à la droite du FN. Et s'il jurait à l'époque que sa nouvelle formation «ne serait pas concurrente» du Front national, l'ex-président d'honneur du parti pourrait changer son fusil d'épaule depuis. Au point de se porter candidat à la prochaine présidentielle? L'hypothèse semble peu crédible, au vu de l'âge avancé et de l'état de santé de l'intéressé. Mais rien ne dit qu'il n'enverra pas quelqu'un le représenter en 2017. 

 Lefigaro

 

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