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10 choses à savoir sur Jacques Audiard

Publié par MaRichesse.Com sur 26 Août 2015, 06:54am

Catégories : #PEOPLE, #NEWS

10 choses à savoir sur Jacques Audiard

De rouille et d'os", "Sur mes lèvres", "Un prophète"... En 21 ans, il a réalisé sept films, tous présentés dans de grands festivals et applaudis par le grand public. Avec "Dheepan", qui sort au cinéma mercredi 26 août, c'est la consécration et la Palme d'Or cannoise. Voici 10 choses à savoir sur Jacques Audiard.

1Débuts

Le fils de Michel Audiard, né le 30 avril 1952, a d’abord souhaité enseigner. Mais le cinéma l’a happé. Etudiant en philosophie et lettres modernes, il est devenu assistant monteur, notamment sur "le Locataire", de Roman Polanski, avant d’écrire pour le théâtre, puis pour le cinéma, signant le scénario de plusieurs films, parmi lesquels l’adaptation, avec son père, du roman de Marc Behm "Mortelle randonnée", réalisée par Claude Miller (1983).

2Look

De toute évidence, la question ne le laisse pas indifférent. Alors, il le soigne : le foulard de soie et, plus encore, le couvre-chef sont ses accessoires. Le plus souvent un modèle pork pie, son chapeau ne le quitte guère : sur scène au Festival de Cannes, il le tenait à la main.

Le 24 mai 2015, Jacques Audiard reçoit la Palme d'Or en compagnie des acteurs de "Dheepan" Kalieaswari Srinivasan  (à g.) et Jesuthasan Antonythasan. 
(Lionel Cironneau / AFP)

3Compétition

En presque vingt ans, il a réalisé sept films, tous présentés dans les grands festivals soit à Berlin ("Sur mes lèvres", 2001, et "De battre mon cœur s’est arrêté", 2005), soit à Cannes. "Regarde les hommes tomber" (1994), sa première réalisation, fut projeté à la Semaine de la critique. "De rouille et d’os" est le seul de ses films ayant participé à la compétition qui n’ait pas été distingué par le jury.

4Entourage

Audiard est un fidèle. Pascal Caucheteux (Why Not) est son producteur depuis "De battre mon cœur s’est arrêté". Thomas Bidegain a écrit avec lui les scénarios d’"Un prophète", "De rouille et d’os" et de "Dheepan" (avec Noé Debré). Marie-Christine Damiens est l’attachée de presse de tous ses films depuis "Sur mes lèvres".

5Titres

Bien qu’il en ait modifié l’article, le titre "Un prophète" ne lui convenait pas vraiment, mais il n’a pas réussi à trouver mieux. Il en était de même pour "Un héros très discret", prix du meilleur scénario à Cannes en 1996, qui reprenait l’intitulé du livre de Jean-François Deniau, dont il était l’adaptation :

Le spectateur se demandait quand le personnage allait devenir un héros."

Dans la même veine, "Dheepan" est un titre éponyme.

Extrait de "Dheepan". (Paul Arnaud / Why Not Productions)

6Forme

Je n’ai jamais compris, au cinéma comme en littérature, que l’on puisse distinguer la forme du fond. Le langage ne donnait pas à Proust d’autre outil que celui qu’il a utilisé. On n’a pas le choix, face à un sujet, la question ne se pose pas de savoir si je peux le filmer en rose ou en bleu. Cette manière absurde de vouloir distinguer le sujet et le style traduit également l’abandon du discours critique : la présentation des films est de plus en plus éditorialisée, sociétalisée."

7Reconnaissance

Dès qu’on évoque le cinéma français devant un cinéaste étranger, son nom s’impose. Et ce depuis "Sur mes lèvres" : ses confrères le tiennent pour un maître.

En France, c’est un peu différent : la critique aime ses films, qui réalisent des scores enviables dans les salles et accumulent les récompenses, ce qui alimente forcément une certaine jalousie.

8Références

Pour "Dheepan", il affirme avoir songé aux "Chiens de paille" de Sam Peckinpah. "De battre mon coeur s’est arrêté" est le remake de "Mélodie pour un tueur" de James Toback . "Un prophète" se réfère aux films de prison américains.

["De rouille et d’os" est la] dérive d’un certain cinéma, la comédie américaine des années 1930, de films isolés comme 'La Nuit du chasseur' ou 'Le Charlatan' d’Edmund Goulding, de films fantastiques de Tod Browning ou de Jacques Tourneur, qui ne relèvent pas seulement d’un genre, mais dont la forme même, dans le registre de l’épouvante par exemple, sert à exprimer un état convulsif de la société."

9Baston

Dans ses films, les bagarres impressionnent. Certains y déplorent un excès de testostérone. Il explique :

Les deux choses qui me paraissent les plus difficiles à filmer sont l’amour et la violence, dont la représentation a toujours quelque chose de faux."

10Antistars

Des interprètes d’"Un prophète", inconnus pour la plupart, il affirmait : "En plus, ils sont beaux comme des camions, et ça compte aussi, ça, au ciné !" Des acteurs de "Dheepan" Jesuthasan Antonythasan, Kalieaswari Srinivasan et Claudine Vinasithamby, il dirait assurément la même chose.

Pascal Mérigeau

Article publié dans "L'Obs" du 28 mai 2015.

 

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