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Licencié, j'ai monté ma boîte et échoué : une bénédiction ! Rater m'a aidé à réussir

Publié par MaRichesse.Com sur 29 Juillet 2015, 19:19pm

Catégories : #JEUNESSE, #ENTREPRISE, #RELATIONS, #TRAVAIL

Au lieu de se laisser abattre par son licenciement, Nicolas a décidé de monter sa boite. C'était il y a 10 ans. Depuis, il a mis la clef sous la porte, la crise financière aura eu raison de sa société, et il s'est lancé dans un nouveau projet. Un échec ? Non, une bénédiction, explique le jeune entrepreneur. Il nous raconte sa version française du "try and fail".

 

Licencié, j'ai monté ma boîte et échoué : une bénédiction ! Rater m'a aidé à réussir

 

L'échec, une bénédiction ? Oui, dans certains cas, c'est même la meilleure chose qui puisse vous arriver ! 

 

Si l'on retient la définition "basique" de l'échec, l'échec est le résultat négatif d'une tentative, d'une entreprise, un manque de réussite associé à la défaite, à l'insuccès, au revers. Je vous accorde que l'aspect premier de l'échec, suite à la lecture de cette définition, est bien négatif et peu encourageant.

 

Pourtant, si j'en juge par mon expérience personnelle, l'échec est dans certains cas, voire dans tous, une magnifique opportunité. Je n'aborderai ici que le côté professionnel de ma vie et vous parlerai de mon ressenti face aux divers échecs que j'ai vécu.

 

La moment ou jamais de faire le grand saut

 

Il y a exactement 10 ans, j'étais employé dans le secteur industriel, gérant un service afin de participer au développement de nouveaux produits au sein de cette société. En 2004, j'apprends que le groupe se restructure et va procéder à certains licenciements, répartissant le travail de certains services sur d'autres sites du groupe.

 

Nous subissons là, en partie, une méthode connue de la gestion de stocks le LIFO ("Last in first out") et je reçois peu de temps après un sublime recommandé, m'annonçant que je ne vais pas tarder à aller, parmi d'autres, chercher mon chèque à la compta. Sauf que, dans ma tête, depuis de très nombreux mois, l'idée de monter ma société trotte de plus en plus. J'ai même, d'ores et déjà, chez moi, élaboré le dossier de création détaillé sur mon idée, y travaillant dès que j'ai un peu de temps libre.

 

Alors que mes petits collègues commencent à déprimer à l'idée de se retrouver au chômage, pour ma part je commence à jubiler en me disant que c'est le moment ou jamais de faire le grand saut, d'aller vers l'inconnu, de prendre des risques.

 

C'est donc tout fier que je me rends à mon premier rendez-vous devant ma conseillère Pôle Emploi, lui annonçant que j'ai un projet pour la suite : monter ma boîte ! Son large sourire m'indiquait que je lui enlevait une magnifique épine du pied en se disant "génial ! Un de moins à convoquer tous les mois pour lui faire changer une virgule sur son CV et être obligée de lui envoyer régulièrement des offres auxquelles il ne pourra pas postuler !"

 

Mon seul défaut : être au chômage !

 

Commença alors le parcours du combattant du créateur d'entreprise... Une création ressemblant à une longue gestation puisqu'elle durera 9 longs mois. Etant au chômage, j'ai pu finaliser mon projet dans les moindres détails et pu, mon beau dossier sous le bras, aller draguer les banques pour obtenir un prêt de création...

 

Et là, au fil de mes divers entretiens avec des "conseillers" destinés aux professionnels, ma seule réaction fut sûrement... "OH MY GOD !"

 

En effet, j'appris de leur part (pour ceux ayant pris la peine de lire mon dossier, faut pas abuser voyons, on ne peut pas vendre des forfaits de téléphones mobiles et s'inquiéter de financer le développement de l'économie locale), que mon idée était excellente, que ma motivation était plus que présente... mais que je n'avais qu'un défaut... être au chômage ! DAMNED !

 

Bref, je vous rassure, j'ai refusé de vendre un rein, d'hypothéquer une maison que je ne possédais pas, et de braquer un fourgon de la Brinks afin d'apporter les garanties nécessaires à ces chers pantins costumés (mais non, je ne suis pas rancunier... quoique !)

 

Les dettes s'accumulent, c'est l'échec 

 

Allons en au fait : en mars 2005, je monte ma société qui vivra 7 ans. Au fil du temps, les collaborations les plus prestigieuses s'accumulent, telle que celle qui a duré 5 ans avec IBM et sur les dernières années, nous développons la formation des salariés de nos clients à distance grâce à internet.

 

Mais la crise est passée par là, les banques déjà peu coopératives le sont encore moins et en 2012, je dois me résigner à mettre la clé sous la porte.

 

Certes, les banques n'ont pas aidé à faire perdurer notre activité, mais j'ai su aussi prendre du recul et avouer un certain échec, en me disant que j'avais sûrement commis quelques erreurs et qu'ils fallait en tirer les bonnes leçons.

 

Bien entendu, et si vous avez entrepris un jour, vous n'êtes pas sans savoir qu'un chef d'entreprise qui ferme boutique n'a droit à aucune aide. Donc, entre les créances professionnelles qui continuent de vous poursuivre pour certaines (comme le RSI que j'adoooore) et les dettes personnelles s'accumulant, dues aux difficultés récentes, vous devez retenir avec vos petits bras une administration vous tombant dessus de tous les côtés !

 

Battre en retraite ? Que nenni, bien au contraire !

 

Qu'un charmant monsieur mandaté que l'on appelle plus couramment huissier de justice vienne saisir votre logement et votre voiture devrait vous déprimer ? Que nenni !

 

"Fatalité", "chance" et "impossible" : des mots à bannir

 

C'est là que la remise en question s'opère, mais chez moi c'est surtout là que le cerveau entre en ébullition en pensant à demain et que je me dis : "Où ai-je envie d'être dans 5 ans ? De quoi ai-je envie ? Dans quoi je peux me reconstruire et m'épanouir ?" mais aussi "Que puis-je apporter aux autres ?"

 

Quand vous êtes au fond, vous ne pouvez que remonter. Depuis un an et demi, je travaille sur un nouveau projet, sur de nouvelles idées... Bientôt naîtra de cette longue réflexion, de ce long travail, ma start-up NextAgency.

 

Bannissez des mots de votre vocabulaire comme fatalité, chance, impossible.

 

La fatalité n'existe que si on le veut. Si l'on peut et veut regarder plus haut que ce qu l'on veut nous montrer, la fatalité n'existe pas.

 

La chance n'existe pas, elle n'est présente que si l'on veut la provoquer, et savoir saisir les opportunités qui la font exister.

 

Laisser les autres croire que c'est impossible, car eux n'auront jamais le courage de tenter, et de prouver le contraire. Bref, croyez en votre potentiel, croyez en vous... L'échec est une magnifique leçon de vie, un apprentissage parfois indispensable.

 

Et avant de vous quitter, je partage ma citation préférée, signée Winston Churchil :

 

"Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté"

 

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