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Les effets néfastes de la pauvreté sur le cerveau des enfants

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Juillet 2015, 15:33pm

Catégories : #CERVEAU, #ENFANT, #SCIENCE, #PAUVRETÉ

Les effets néfastes de la pauvreté sur le cerveau des enfants

Selon une étude de l’Economic Policy Institute (EPI), aux Etats-Unis, la pauvreté affecterait la vie des jeunes enfants américains des leurs premières années de scolarisation, écrit Natalie Kitroeff sur Bloomberg.

 

Les personnes qui ont des emplois et lucratifs ont des enfants qui ont un meilleur rendement en mathématiques, en langues et dans les tests de mémoire, estime l’étude du think tank libéral qui a analysé les évaluations de parents et de professeurs de 18.000 enfants qui sont entrés en maternelle en 2010.

Au-delà des simples tests d’aptitude, l’EPI a également constaté que les enfants pauvres étaient en retard par rapport aux enfants riches sur le plan de la personnalité, principalement en ce qui concerne des traits tels que la persévérance dans l’achèvement de projets, la soif d’apprendre de nouveaux concepts et l’autocontrôle.

Dans la plupart des compétences, de la facilité à réaliser des calculs et des phrases simples à la capacité d’attention élevée, les enfants ont eu un rendement meilleur à chaque niveau plus élevé de richesse. Les élevés positionnés à la moitié du spectre de statut économique ont eu de moins bons résultats que ceux au sommet mais ont obtenu de meilleurs scores que ceux qui se situent légèrement en-dessous d’eux.

« Les inégalités représentent de sombres perspectives dans la vie qui sont autant de présages de sérieux problèmes pour l’ensemble de la société si ne nous en occupons pas en tant crises morales et économiques », écrit Emma Garcia, auteure du rapport de l’Economic Policy Institute.

Garcia a utilisé des données du Centre National de Statistiques de l’Education, institution qui parraine une recherche à grande échelle auprès d’un échantillon national d’enfants lors de leur cinquième année de scolarité. Au début 2010, les scientifiques ont demandé aux élèves de répondre à des questions en rapport avec leur familiarité avec les lettres, leur sens du nombre et leur faculté à trier des objets et à mémoriser de larges séquences d’information. Les chercheurs ont également demandé aux parents et aux enseignants d’évaluer la volonté d’apprendre de chaque enfant, leur capacité à effectuer certaines tâches et à se concentrer.

Même après le contrôle d’un tas de facteurs qui font que les enfants ont moins de chances de réussite - par exemple, s’ils lisent ou non avec leurs parents ou s’ils ont été préscolarisés - les scientifiques ont constaté que les enfants les plus pauvres avaient de moins bons résultats.

La liste des domaines cognitifs dans lequel les enfants riches sont avantagés par rapport aux enfants pauvres est longue. Elle comprend des tests de mathématiques, de langage, de mémoire, de volonté d’apprentissage, d’autocontrôle, de persévérance et d’attention. Les enfants pauvres sont aussi susceptibles de devoir faire à face à des problèmes d’ordre psychologique comme l’anxiété, une faible estime de soi et la solitude. Il est en outre davantage possible qu’ils affrontent ces problèmes en participant à des situations conflictuelles, en perturbant les activités et en agissant de manière impulsive.

Les enfants noirs et hispaniques connaîtraient aussi des situations significativement pires que celles des enfants blancs. Leurs résultats sont moins bons en mathématiques, mémorisation, langage et raisonnement. Les enfants noirs et hispaniques auraient plus de difficultés non pas à cause de leur couleur ou à leur appartenance ethnique. Il semble que cela tient davantage au fait qu’ils vivent plus dans la pauvreté. Les revenus de leur famille sont inférieurs à 200% de la ligne de pauvreté. Selon cette même approche, 13% des enfants blancs et 17% des enfants asiatiques sont pauvres. Au total, un quart des enfants de l’étude vivent dans la pauvreté.

Le rapport explique que lorsque des enfants débutent leur vie si loin derrière les autres sur le plan de compétences de base, c’est tout le pays qui a un problème. « En omettant ces lacunes dans l’éducation, on se prive d’un capital humain potentiel », conclut Emma Garcia. 

 Express

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