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Les 3 secrets de Criteo pour innover en permanence

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Juillet 2015, 13:31pm

Catégories : #ENTREPRISE, #ECONOMIE, #ASTUCES

Les 3 secrets de Criteo pour innover en permanence

Réussite mondiale, croissance affolante, chiffre d'affaires flirtant avec le milliard, Criteo est l'entreprise française en pleine forme souvent citée en exemple. Quelles sont les clés de son succès? Les réponses de Romain Niccoli, cofondateur et directeur technique.

C'est une histoire de ressources humaines avant tout. A écouter Romain Niccoli, cofondateur et directeur technique de Criteo, le succès de l'innovation repose sur une somme de talents individuels. "Chaque jour, nous embauchons de nouveaux collaborateurs, explique-t-il. Aujourd'hui nous sommes 1 500 dans l'entreprise et nous cherchons à recruter les meilleurs."  

Pour y parvenir, la start-up cible "les meilleurs du marché" qu'elle sélectionne ensuite via une série d'entretiens et de tests. "Nos ingénieurs R&D ne sont pas recrutés par l'équipe RH qui fait surtout un travail de repérage mais par les équipes opérationnelles, précise Romain Niccoli. Nous menons également des tests qui prennent la forme de discussions de travail autour d'un tableau blanc afin de mesurer la capacité des gens à travailler ensemble."  

 

Un recrutement qui se déroule dans une quinzaine de pays même si le gros de l'équipe R&D se situe à Paris. Objectif: repérer les profils prometteurs et indépendants. L'autonomie est une compétence clé chez Critéo. "Notre croissance rapide a complexifié le processus d'innovation car nous avons encore plus de projets, avance Romain Niccoli. Pour ce faire, nous avons décidé de ne rien encadrer et de laisser les gens travailler comme ils le souhaitent. On ne leur dit pas comment faire les choses mais pourquoi. Une fois que l'objectif et la mesure de succès sont fixés, libres à eux de s'organiser et de décider des moyens d'y parvenir."  

Privilégier l'empowerement

Les initiatives sont donc les bienvenues dans cette entreprise qui dit valoriser "l'empowerement" des salariés et qui inclut une part variable dans les rémunérations en fonction des objectifs réalisés et des risques pris. Dans cette organisation, les managers jouent surtout un rôle de coach des talents. "La motivation des salariés va reposer sur deux choses : leur niveau d'impact dans l'entreprise et l'émulation dans cet ensemble de gens brillants", poursuit le directeur technique.  

Pour entretenir ces esprits libres et à la pointe, l'équipe de Criteo insiste sur la nécessaire acceptation de l'échec. "D'abord, il faut savoir arrêter un projet qui ne marche pas ou qui n'est pas aussi positif qu'attendu, c'est difficile, certes, il faut lutter contre une résistance mais c'est essentiel pour se dégager du temps et de la disponibilité intellectuelle pour autre chose, analyse Romain Niccoli. Et quand un projet échoue, on en parle de façon précise pour en tirer les leçons et nous concentrer très rapidement sur autre chose."  

Les ingénieurs de Criteo bénéficient aussi d'un temps libre spécial innovation. Inspiré du mythique "20%" de Google, ce système leur permet de réfléchir à des projets de leur choix, de les faire mûrir, de les tester afin de laisser libre cours à leurs intuitions. "Là encore, on leur laisse une totale liberté d'organisation et on ne cherche pas à surveiller ce qu'ils font, avance Romain Niccoli. Et ça marche puisque plusieurs solutions ayant permis d'améliorer notre algorithme ont vu le jour dans cette cellule des 10% et rejoint la feuille de route de nos projets."  

Agilité et bon vieux post-it

Cette feuille de route, c'est le quotidien à moyen terme, les projets qui vont voir le jour rapidement. Mais le cofondateur revendique un processus d'innovation itératif avec des améliorations constantes. "Nous n'avons pas vraiment de grand jour de lancement d'un nouveau produit mais une évolution diluée puisque nous sommes les premiers utilisateurs du produit que nous proposons à nos clients", poursuit le dirigeant. Pour maintenir ce niveau d'innovation et injecter des évolutions permanentes, les équipes s'organisent avec agilité. Trois ou quatre objectifs majeurs leur sont fixés par trimestre, avec mesure du succès et échanges réguliers. Pour s'organiser, la société a recours à des outils internes (wiki ou logiciel de gestion des tâches) leur permettant de communiquer plus rapidement mais aussi le "bon vieux post-it sur le mur", pour avoir en permanence sous les yeux, l'évolution des projets.  

Certains projets sont pensés à plus longue échéance avec plus de hauteur. "Vous avez beau tout bien faire comme il faut en suivant les envies de vos clients, le marché peut un jour changer et vous laisser de côté, commente Romain Niccoli. C'est pour cela qu'il faut se montrer inventif, rapide et en avance." Un travail qui, chez Criteo, passe notamment par une veille de son marché, des concurrents mais aussi par l'acquisition de nouvelles start-up. Française (AdQuantic) ou américaine (DataPop), ces jeunes pousses ont rejoint le giron de Criteo ces derniers mois. "Pour nous c'est un moyen de gagner du temps dans l'innovation, estime Romain Niccoli. Plus que les idées, c'est la capacité de concrétisation qui peut s'avérer problématique pour nous donc il est plus rapide de racheter l'expertise déjà développée et de l'intégrer à notre activité." 

Remise en question permanente

Criteo ne souhaite pas s'endormir sur ses lauriers. Pour y parvenir, la start-up met en place des hackathons internes au cours desquels chacun est "invité à poser son crayon pour repenser le rythme et l'organisation". Une technique qui ne concerne pas que les équipes R&D. "Il y a quelques mois nous avons réalisé un hackathon avec nos commerciaux de New York afin de réfléchir à de nouveaux rythmes, se souvient Romain Niccoli. Ce que nous souhaitons, c'est qu'ils remettent en question les fonctionnements établis et qu'ils fassent preuve d'un esprit anti-conformiste."  


Lexpress

 

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