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Conseils, science, sante et bien-être


VIDÉO : elle ne veut pas faire un bébé toute seule

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Juin 2015, 06:30am

Catégories : #VIDEO, #SCIENCE, #SANTE-BIEN-ETRE

VIDÉO : elle ne veut pas faire un bébé toute seule

 

Malade, Sarah a un an pour être enceinte. Elle appelle à l'aide pour payer les traitements.

"Pour vous faire une brève présentation, je suis une jeune femme de 32 ans, célibataire, atteinte d'endométriose, dans une démarche de procréation médicale assistée à l'étranger", se décrit Sarah. La situation peu banale de la Montpelliéraine ne s'arrête pas là : pour financer sa démarche, elle fait appel au crowdfunding, ce financement participatif en vogue chez les jeunes chefs d'entreprises à la recherche de fonds pour lancer leur activité.

 

Plutôt osé. Mais face au drame de cette maladie gynécologique qui touche deux femmes sur dix, avec des règles très douloureuses, des kystes envahissants et des problèmes de fertilité, la Montpelliéraine refuse de baisser les bras. "J'ai appris il y a deux ans qu'à cause de ma maladie, il me restait très peu de temps pour tomber enceinte, en passant nécessairement par une fécondation in vitro. J'étais alors mariée. Aujourd'hui divorcée, je suis obligée de poursuivre ces démarches à l'étranger. C'est impossible pour une femme seule en France, et je n'ai pas le temps d'attendre un “papa”".

Diagnostic tardif

Son appel à la solidarité, espère-t-elle, accélérera la procédure : "Chaque tentative de fécondation in vitro coûte 5 000 €, je n'ai pas cette somme", indique Sarah, qui a déjà récolté 1 150 € sur le site de crowdfounding Indiegogo (1). Il reste deux semaines de collecte.

Elle y saisit aussi l'opportunité de communiquer sur l'endométriose, une affection dont elle a d'abord sous-estimé la gravité : "C'est une maladie méconnue, y compris des médecins. Ce n'est pas très “glamour”... Pendant un an, j'ai consulté plusieurs gynécologues. Ils ont diagnostiqué les kystes dits bénins, et mes douleurs étaient soi-disant exagérées. Un ostéopathe m'a envoyée chez un spécialiste. J'ai été opérée en urgence, mais mon utérus et mes ovaires avaient déjà été endommagés", témoigne Sarah, qui voudrait éviter ces drames à ses “Endosisters”.

"Maman sans enfant"

De cette communauté de femmes malades, Sarah voudrait glisser dans le cercle des mamans. Elle se qualifie d'ailleurs de "maman sans enfant". "Ma démarche suscite des critiques, je sais", confie-t-elle. Il y a "les blocages par rapport à l'argent". Et "les phrases du type “C'est mieux un papa et une maman”. C'est vrai. Sans la maladie, je n'agirai pas comme ça", confie la jeune femme.

 

Il faudra "du temps pour faire changer les mentalités".Du temps, elle "n'en a pas". Hier en colère, aujourd'hui apaisée, elle voit un avenir se dessiner : "Cet enfant que les circonstances m'imposent de faire seule, je ne vais pas l'avoir seule grâce au crowdfunding. Ce sera une richesse." 

Midi-Libre

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