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Valls à Poitiers : "Sarkozy est déjà un problème pour le pays"

Publié par MaRichesse.Com sur 6 Juin 2015, 03:16am

Catégories : #FRANCE, #POLITIQUE

S'il a fait longuement applaudir le nom de François Hollande par les militants, Manuel Valls a surtout porté une lourde charge contre Nicolas Sarkozy

 

Valls à Poitiers : "Sarkozy est déjà un problème pour le pays"
 
 
 
 
A

Après des débuts sans enthousiasme vendredi, ce 77 ème congrès du Parti socialiste s'est quelque peu réveillé ce samedi matin. Même s'il est difficile de parler d'une véritable étincelle. Et ce malgré l'arrivée de Martine Aubry, Manuel Valls, Claude Bartolone... Toutefois, c'est bien le Premier ministre qui a sorti de sa torpeur le parc des expositions de Poitiers, loin d'afficher complet.

 "Je ne veux pas que Nicolas Sarkozy récidive"

Toujours critiqué par l'aile gauche du PS, le locataire de Matignon se savait attendu au tournant. Avant qu'il ne prenne la parole, Christian Paul, le chef de file des frondeurs, lui avait renouvelé ses critiques : "Le rôle du PS, c'est d'inspirer le gouvernement. C'est parfois, et je cite le premier secrétaire, de faire reculer le gouvernement."

Standing ovation

Reste que Manuel Valls s'est bien gardé de poursuivre ce match interne dans son discours. Face aux militants, il a plaidé le rassemblement "derrière nos élus, derrière Jean-Christophe qui remet le Parti socialiste en mouvement et qui a toute la confiance des socialistes". Citant François Mitterrand, évoquant l'instabilité internationale, les menaces du jihadisme, saluant Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, il a surtout offert une standing ovation à François Hollande. Ces applaudissements resteront comme l'une des images de ce congrès de Poitiers.

Charger la droite

Toutefois, si, sur le front de l'emploi, il a rappelé qu'il attendait du Medef autre chose qu'une "complainte anxiogène", s'il a aussi renouvelé tout son soutien à Najat Vallaud-Belkacem et à sa réforme du collège, son intervention restera également marquée par sa lourde charge contre Nicolas Sarkozy et son "rhabillage de l'UMP" en Républicains. "Je souffre, attaque-t-il, quand j'entends la droite parler de la République. Elle n'en conserve que le vernis. Elle en a oublié le sens."

"Faire de la politique, ce n'est pas vociférer"

Et d'ajouter :"Renvoyons la sereinement à son bilan : dette, déficit, délinquance en hausse... J'invite le chef de l'opposition à méditer sur le passé avant d'envisager l'avenir ou plutôt de chercher sa revanche sur nous - c'est normal -, sur ses amis – on peut le comprendre -, sur lui-même – c'est un problème heureux... , sur les Français – ça nous ne l'acceptons pas -. Faire de la politique, ce n'est pas vociférer. Dans ses pratiques dans l'opposition, Nicolas Sarkozy est déjà un problème pour le pays."

"Parce que nous sommes tout sauf des laxistes,poursuit-il, je ne veux pas que Nicolas Sarkozy récidive et qu'il continue d'ouvrir un peu plus la porte à l'extrême droite". C'est un fait, il n'y a pas mieux pour ressouder la gauche que... Nicolas Sarkozy. Les débats internes peuvent attendre... 

Sud-ouest

 

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