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Travailler pour financer ses études secondaires

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Juin 2015, 19:02pm

Catégories : #TRAVAIL, #ECOLE, #JEUNESSE, #ETATS-UNIS

Travailler pour financer ses études secondaires

Travailler pour financer ses études n'est pas réservé aux étudiants à l'université. Une école de Harlem accueillant des élèves défavorisés encourage cette pratique.

Un article de Sparknews

Un vendredi de mars, Tyre Richards arrive à son bureau dans une banque d'investissement de Manhattan, comme n'importe quelle autre employée. Pourtant, elle n'a que 17 ans et ses devoirs la préoccupent. «Je suis peut-être plus jeune, mais on me traite comme une adulte, explique-t-elle. Je fais partie de l'équipe.»

Tyre est inscrite à Cristo Rey New York , une école privée d'East Harlem qui propose un modèle d'enseignement ingénieux. Une fois par semaine, comme ses 398 camarades, Tyre va travailler dans l'une des 100 sociétés partenaires de la ville. Fondé par le père John Foley il y a près de vingt ans, le réseau Cristo Rey a été conçu pour offrir à des élèves défavorisés une éducation de haut niveau. Pour trouver les financements, l'école envoie les lycéens travailler dans des entreprises locales pour acquérir les compétences nécessaires à leur réussite et financer leurs études.

Les entreprises profitent d'une main-d'œuvre bon marché, les élèves bénéficient d'une expérience professionnelle et d'une éducation prestigieuse, les familles sortent de la pauvreté et Cristo Rey a les fonds pour financer l'ensemble. Actuellement, le réseau scolarise plus de 9 000 jeunes dans 28 écoles réparties sur tout le territoire des États-Unis.

Une éducation prestigieuse et bon marché

Si Tyre n'est pas une employée typique chez Sandler O'Neill, elle est toutefois une élève typique de Cristo Rey. Élevée par une mère célibataire et sans emploi dans le quartier Tremont du Bronx, Tyre a toujours eu soif d'apprendre, même si elle a grandi dans un quartier en proie à la violence et au trafic de drogues, où il est plus probable de finir dépendant des aides sociales ou en prison que dans un amphithéâtre universitaire.

«Pour le lycée, j'ai envoyé ma candidature à plusieurs écoles privées, mais elles étaient toutes trop chères, raconte Tyre qui, même si elle a toujours vécu à New York, n'était jamais allée au cœur de Manhattan avant de prendre son poste à Sandler O'Neill. Ma mère a vu qu'à Cristo Rey, les frais seraient de 200 dollars maximum par mois. Quand j'ai appris ça, je me suis exclamée: «et en plus je ne vais à l'école que quatre jours par semaine?!.»

Jack Crowe, directeur des opérations du réseau Cristo Rey, précise clairement que si leurs élèves acquièrent énormément de savoir-faire pratiques, ce ne sont pas des écoles professionnelles. «C'est un modèle d'entreprise, note-t-il. Grâce à leur emploi, nos jeunes apprennent le travail en équipe, les responsabilités, les qualités nécessaires pour réussir dans le monde professionnel, mais aussi des compétences pratiques. Le but de travailler est de financer leur scolarité.»

À ce titre, le revenu familial des candidats à ces écoles doit être inférieur à un seuil spécifique. Ces jeunes n'auraient pas les moyens d'aller à une école privée, la vaste majorité d'entre eux sont issus de minorités et ils doivent avoir de bonnes notes et les recommandations de leurs professeurs pour être retenus. Dans la plupart des écoles privées, les anciens cherchent à faire inscrire leurs propres enfants, mais Jack Crowe précise que cette notion va à l'encontre des objectifs de Cristo Rey. «Si un ancien élève répond aux critères pour nous envoyer ses enfants, c'est que nous avons échoué», explique-t-il, avant de rappeler que près de 100 % des élèves de Cristo Rey vont à l'université, contre 40 % des jeunes de leur catégorie socioéconomique.

En attendant ses lettres d'acceptation à l'université, Tyre travaille encore quelques mois à son bureau et elle se rend compte qu'il lui manquera. «C'est la fin du lycée, mais aussi de mon emploi.» 

 Lefigaro

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Loic 05/12/2015 14:14

Bonjour,
Merci pour un si bel article! Je me suis lancé un peu jeune et j'ai déjà mon petit boulot à moi. Convaincre mes parents m'a pris un peu de temps car ils me trouvaient immature. Mais quand j'ai commencé, je me suis mis à fond. Et maintenant, grâce à Elisabeth≈ Gagnersonargent.fr je me fais un complément de revenu énorme.

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