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Marichesse.com

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Conseils, science, sante et bien-être


Pourquoi il ne faut pas tricher avec le sommeil

Publié par MaRichesse.Com sur 25 Juin 2015, 05:49am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #SOMMEIL, #CERVEAU

Pourquoi il ne faut pas tricher avec le sommeil

Un doctorant a modifié son cycle du sommeil pour finir sa thèse. Il ne recommencera vraisemblablement pas.

En 2009, Aksat Rathi vient de finir sa première année de doctorat. Et comme il le raconte sur le site Quartz dans un article repéré par Reader, pour finir sa thèse, il a mis en place une expérience dont il serait le sujet: tricher avec le sommeil. Ce qui lui a bien servi, du moins au début.

«J’étais déterminé à trouver plus d’heures pour travailler et étudier. La réponse est venue d’une lecture sur le célèbre inventeur américain Buckminster Fullerdans un article du Time en 1943, qui a passé deux ans à dormir seulement deux heures par jour.»

Il décide alors de s’astreindre à un emploi du temps de sommeil polyphasique appeléDymaxion: des siestes de trente minutes prises toutes les six heures. Ce qui veut dire pas plus de deux heures de sommeil par jour, mais aussi adieu à l’alcool, au café et au thé, qui perturberaient ces cycles.

 

Très vite, il a décidé d’adapter ces rythmes et choisi de faire des nuits de trois heures et trente minutes, ainsi que trois siestes de vingt minutes chaque jour. Les effets bénéfiques se sont vite fait sentir, Aksat Rathi finit sa thèse avec succès, décide de réorienter sa carrière (et de devenir journaliste) et il se réveille plus facilement qu’auparavant.

«Monde monophasique»

Néanmoins, il reconnaît avoir eu de grosses difficultés à continuer de mener une vie sociale.

«Le monde est monophasique et les étudiants dans les universités adorent l’alcool. J’ai évité des événements s’ils avaient lieu en même temps que mes siestes, ou j’ai souvent quitté des soirées tôt pour continuer à vivre ma vie polyphasique.»

 

Puis,alors qu'il participait à une conférence très importante, il n'a pas eu l'occasion de faire ses siestes habituelles, ce qui l'obligea à reprendre un rythme «normal». C'était le début de la fin. 

«J'étais sûr que je pourrais reprendre le sommeil polyphasique sans trop de problème. J'avais tort. [...] Je n'ai pas pu retrouver la motivation pour le faire; je n'avais pas les mêmes objectifs urgents qu'il y a un an. Alors j'ai recommencé à dormir comme un humain normal.»

Aujourd’hui, il continue à faire des siestes de temps à autres mais a repris un rythme normal et ne retomberait pas dans ce genre de vie à moins d’avoir un gros projet à gérer. Au-delà de se faire sa propre expérience, il a compris une chose: l’homme ne connaît presque rien de ce qui occupe au moins 25% de ses journées. Il est vrai que l’on sait peu de choses sur notre sommeil, ni du rythme qu’il faudrait adopter. Slate.fr vous expliquait en février dernier que la National Sleep Foundation venait de fournir des recommandations sur le nombre d’heures de sommeil nécessaires chaque nuit en fonction de son âge

 

Ce que l’on sait depuis plus longtemps en revanche, c’est que le manque de sommeil peut avoir des effets désastreux sur la santé, comme le rappelait CNN il y a quelques jours dans un article provocateur intitulé «Dormir ou mourir –de plus en plus de chercheurs mettent en garde contre les AVC et les crises cardiaques». En effet, les récentes études sur le sommeil tendent à montrer qu'un mauvais rythme de sommeil peut entraîner surpoids et problèmes cardiaques... Donc, si vous dormez mal ou que vous chercher à optimiser votre travail, allez consulter un docteur avant d'adopter un rythme polyphasique.  

 Slate

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