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Conseils, science, sante et bien-être


Les 10 idées reçues sur le bronzage

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Juin 2015, 09:30am

Catégories : #PEAU, #SANTE-BIEN-ETRE

Les 10 idées reçues sur le bronzage

Bronze-t-on sous les lunettes de soleil ? Derrière une vitre de voiture ? Un gommage fait-il disparaître le bronzage ? On fait le point.

Il faut préparer son corps avant les vacances : vrai

Les compléments alimentaires et les gélules permettent de préparer sa peau au soleil. C'est encore plus vrai pour les peaux claires, évidemment. Si aucune capsule ne remplacera une protection solaire, il n’est pas inutile de booster son organisme avec du bêta-carotène, du lycopène, des antioxydants et des vitamines E et A (les oligo-éléments et les vitamines généralement présents dans les gélules type Oenobiol, Inneov, D-Lab Nutricosmetics, Floressance, etc.). Pendant les vacances, on n’hésite pas à forcer sur les carottes, les tomates, l’huile de bourrache et de pépins de raisin, le zinc et le sélénium.

Il faut aussi préparer sa peau : vrai

 

Une peau nette et débarrassée de ses impuretés et de ses squames (oui, toutes les peaux se dessèchent) sera beaucoup plus réceptive aux actifs qu’on lui proposera. Un gommage sera particulièrement bénéfique avant les vacances puisqu’il permettra de bronzer de manière plus uniforme : on n’hésite donc pas à insister sur les coudes, les genoux et, dans la foulée, on s’offre une pédicure médicale pour débarrasser ses talons de la corne de l’hiver, en complément de l’application de soins gommant pour les pieds (voir par exemple le Black Diamond Scrub Révérence de Bastien Gonzalez, la Rolls en la matière, à base de sable volcanique) et du passage sous la râpe. Râpe que l’on passe toujours sur une peau humide et surtout pas sur une peau sèche, ce qui aurait pour effet de faire réagir la peau et donc d’augmenter la production de peau épaisse !

Un gommage au retour des vacances fait perdre son bronzage : faux

Au contraire ! Il va même en renforcer l’éclat. Une fois encore, les impuretés et les squames (surtout si on a pris des coups de soleil et que la peau pèle) ternissent l’épiderme. Sans aller jusqu’à passer tous les jours un gant de crin sur son corps quand on est sous la douche, on s’offre un gommage hebdomadaire sans avoir peur de ressortir pâle.

Quelques séances en cabine de bronzage ou une douche antobronzante préparent la peau au soleil : faux

 

Arriver sur la plage avec un joli hâle ne signifie pas que l'on est protégée. Quatre à cinq séances d’UV de quinze minutes en moyenne avant les vacances d'été (leur nombre et leur durée étant à ajuster en fonction du phototype de chacun) font du bien au moral, mais c’est tout. Le soleil émet trois types de rayons : les UVA, qui provoquent une coloration par oxydation des pré-mélanines et touchent les couches les plus profondes de l’épiderme sans engendrer de synthèse de vraie mélanine (ce sont eux qui sont responsables du vieillissement cutané), les UVB, majoritairement filtrés par l’atmosphère et qui provoquent les coups de soleil, et les UVC, arrêtés par l’atmosphère. En cabine, le corps est plus bombardé d’UVA que d’UVB. Or ce qui nous protège véritablement du soleil est l’épaississement de la peau, provoqué par les UVB. Les UVA artificiels n’engendrent pas ce phénomène. Quant aux antobronzants, s’ils colorent la peau grâce à l’action de la DHA, ils ne font en aucun cas appel au système naturel de protection de la peau et n’arrêtent pas les rayons ultraviolets. Bref, bien que tannée, la peau va donc continuer à brûler aussi facilement que si l’on n’était pas passée par la case « cabine de bronzage ».

Plus besoin de se protéger une fois qu’on a commencé à bronzer : faux

Ceci pour les mêmes raisons que celles développées ci-dessus. Une peau hâlée ne rime pas avec une peau immunisée. Il faut donc continuer à respecter les bonnes pratiques : appliquer des soins solaires avec un indice de protection élevé, penser à renouveler ces applications toutes les deux heures (oui, même si l’indice de départ est fort) et éviter de s’exposer durant les heures où l’ensoleillement est maximal. On vous rappelle aussi que le fameux « écran total » (mention qui n'apparaît désormais plus sur les étiquettes) n’existe pas : aucun produit solaire, même dit de « très haute protection » (les indices 50+), ne peut garantir une protection à 100 %.

Inutile de mettre de la crème avant d'aller dans l'eau : faux

À moins de plonger en profondeur, l’eau n’est pas un écran solaire. Au contraire : le phénomène de réverbération est encore plus fort et nocif lorsqu’on flotte sur un matelas gonflable et qu’on nage en surface (la tête et les épaules hors de l’eau ruisselant de gouttes agissant comme des loupes). Alors même si vous avez l’impression de transformer la piscine de l’hôtel en mer d’huile, il faut vous mettre de la crème avant de plonger. Il faut toutefois reconnaître que les filtres utilisés dans les soins solaires ne sont pas bons pour les océans. Certaines marques (dont EQ Evoa, Algotherm avec sa gamme Algosun et Algamatis des Laboratoires-Biarritz) ont mis au point des formules dont les ingrédients ne sont pas dangereux pour la faune marine, les coraux, etc.

Le maquillage protège du soleil : faux

 

Ce n’est pas parce qu’un fond de teint est couvrant et qu’il peut faire penser à un masque qu’il est protecteur. Pour preuve, les grands noms de la cosmétique intègrent désormais des indices de protection dans leurs produits (par exemple, le fond de teint Diorskin Nude Air est doté d’un SPF 25). Mieux : il y a plus de vingt ans, le japonais Shiseido a imaginé une gamme de maquillage solaire (fonds de teint fluides ou compacts), devenue un best-seller universel.

Pas besoin de protéger ma peau en terrasse : faux

Les UVA sont très présents dans l’atmosphère, été comme hiver. Qu’il fasse beau ou que le soleil soit caché par les nuages, ils continuent d'agir et de frapper la peau. Il est donc recommandé d’utiliser tout au long de l’année des cosmétiques dotés de protection, ce qui est de plus en plus le cas, notamment avec les soins hydratants quotidiens.

Les peaux métisses ou noires ne bronzent pas et n’ont donc pas besoin de protection : faux

Certes, nous ne sommes pas tous égaux devant le soleil, et les peaux mates, métisses ou noires bronzeront plus facilement et risqueront moins de prendre des coups de soleil. Il n’empêche, quel que soit son phototype, tout le monde doit impérativement se protéger du soleil, non seulement pour éviter les coups de soleil mais aussi pour diminuer le risque de développer des mélanomes.

Les lunettes de soleil empêchent de bronzer : vrai

 

Et heureusement ! Si, par essence, elles jouent un rôle essentiel dans la protection face aux rayons du soleil, elles sont vitales dans les endroits où la luminosité est importante (en mer, sur la plage ou à la montagne où la réverbération sur la neige est presque plus forte que sur l’eau). Elles protègent également des ultraviolets, limitant ainsi les risques de vieillissement de la cornée et le développement de certaines maladies rétiniennes (la DMLA par exemple). Il faut donc vérifier le pourcentage de lumière filtré avec le modèle choisi (les catégories 3 et 4 sont idéales pour la mer et la montagne) et ne pas se fier uniquement à la teinte des verres. Car même foncés, s’ils protègent de l’éblouissement, ils ne seront pas forcément ultra efficaces contre les UV. Quant aux montures, elles encadrent l’œil et protègent son contour du vieillissement cutané. Donc, même si on n'aime pas les marques blanches laissées sur le visage par les lunettes, on ne choisit pas une monture ultra fine avec des mini verres qui protègeront à peine l’iris.

On bronze derrière une vitre : faux

Fenêtre, pare-brise… les verres employés pour les fabriquer sont, par nature, épais et absorbent donc les rayons ultraviolets. Lire un livre dans son salon réchauffé par les rayons du soleil, fenêtres fermées, ou rouler vitres remontées évite donc les coups de soleil. En revanche, les infrarouges, eux, continuent de circuler librement, ce qui explique que l’intérieur d’une voiture restée au soleil soit brûlant et qu'en voiture, la peau prenne une couleur rouge sur le côté du corps placé contre la vitre. 

 Lefigaro

 

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