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La bonne santé suisse économique attire toujours les Européens

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Juin 2015, 02:44am

Catégories : #SUISSE, #IMMIGRÉS, #ECONOMIE, #EMPLOI

Avec la crise de l’euro, les travailleurs issus des pays d’Europe du Sud ont formé en 2014 la majeure partie de l’immigration en Suisse. Les Allemands, eux, sont en recul. La Suisse romande et le Tessin, gros recruteurs de frontaliers, sont exposés au dumping salarial

 

La bonne santé suisse économique attire toujours les Européens

Malgré le vote «contre l’immigration de masse» du 9 février 2014, le marché du travail suisse a continué à attirer la main-d’œuvre étrangère, en particulier européenne, au même rythme en moyenne, que ces cinq dernières années, selon le 11e rapport de Secrétariat à l’économie (SECO) sur les effets de la libre circulation. Soit un solde migratoire de 73 000 personnes, dont 50 000 en provenance de l’UE et de l’AELE.

■ Solde migratoire de la population résidente étrangère par nationalité́s, de 1991 à 2014 (SECO)

 

 

Pour la secrétaire d’Etat à l’économie, Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, cette immigration «est le reflet de la performance réjouissante de notre économie, avec une croissance du PIB de 1%». En effet 60% des nouveaux arrivants avaient en poche un contrat de travail. Même si, pour des raisons inexpliquées, l’immigration nette des Européens a reculé de 25% par rapport à 2013, passant de 68 000 à 50 600 personnes. Mais, selon Boris Zürcher, directeur de la division Travail du Seco, le solde migratoire des Européens reste au même niveau élevé que la moyenne de ces dernières années.

La pénurie de main-d’œuvre dans certains domaines, comme la santé, de l’action sociale, ainsi que dans les services techniques et scientifiques explique le maintien d’une immigration à un haut niveau. Une immigration constituée à plus de 51% par une main-d’œuvre bien formée, possédant un diplôme de niveau tertiaire. Les profondes divergences entre les évolutions économiques des pays européens expliquent que la part des ressortissants allemands a nettement diminué de 29 à 6 800 personnes, alors que celle des Européens du sud, Portugais, Espagnols ou Italiens, progressait de 13 000 à 22 000.

Les grandes différences enregistrées entre Suisse romande et Suisse alémanique plaident pour une gestion cantonale des futurs quotas et contingents lors de la mise en œuvre de l’article constitutionnel «contre l’immigration de masse». On constate en effet que depuis l’entrée en vigueur de l’accord sur la libre circulation, en 2002, les cantons romands, en particulier Vaud, Genève et le Valais, ont bénéficié d’une augmentation plus importante de l’immigration, liée à la croissance économique, que la moyenne suisse, soit de 1,1% par an par rapport à la population résidante.

Mais surtout, les régions frontalières, Tessin, Genève, Bâle et le Jura, ont vu exploser la part des travailleurs frontaliers sur le marché du travail local. Soit 25% au Tessin, 20% à Genève et Bâle-Ville, 16% dans le Jura. Pour le Seco, cela pourrait expliquer que dans certaines régions et dans certains secteurs la concurrence sur le marché du travail s’est durcie, avec des pressions sur les salaires. Même si globalement le niveau des rémunérations et le niveau de chômage n’ont pas souffert de ce nouvel apport de main-d’œuvre. La croissance réelle des salaires a ainsi été de 0,7% en moyenne annuelle depuis 2002. Pour Daniel Lampart, secrétaire dirigeant de l’Union syndicale suisse, dans plusieurs branches, comme l’horticulture, la santé ou la vente, il y a encore trop de salaires injustifiés, trop bas par rapport aux conditions locales, malgré les contrôles.

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